Oasis performing at Botanique, November 1994
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Oasis performing at Botanique, November 1994
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source : @cheminer-poesie-cressant
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les platanes au premier printemps imite le frêne ou bien le charme pour former ses futures feuilles ; prendre appui sur une autre forme est un moyen pour lui d’atteindre sa forme spécifique ; imiter les autres l’aide à mûrir
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at early spring, the plane tree imitates the ash or perhaps the hornbeam to shape its future leaves; leaning on another form is a way for it to reach its own specific form; imitating others helps it to mature
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all’inizio della primavera, il platano imita il frassino o forse il carpino per formare le sue future foglie; appoggiarsi a un’altra forma è un modo per raggiungere la propria forma specifica; imitare gli altri lo aiuta a maturare
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© Pierre Cressant
(dimanche 6 avril 2025)
Pinus canariensis
IL Y A 304 ANS | Mort du médecin et botaniste Sébastien Vaillant ➽ http://bit.ly/Sebastien-Vaillant Le 20 mai 1722 s'éclipse celui qui fit fleurir la botanique savante. Enfant herboriste aux poches pleines de mousses, Sébastien Vaillant passa du pansement des malades aux plates-bandes savantes du Jardin royal. Protégé par Fagon, remarqué par Tournefort, ce chirurgien-botaniste classa, enrichit, démontra les simples et pressentit Linné. Pauvre mais illustre, il laissa un herbier-maître et une science en pleine floraison, au seuil des Lumières
Gustaf Wernersson Cronquist (Sverige, 1878 - 1967), 1920

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🎨 Sortir du monde, de temps en temps, pour mieux respirer.
Le carnet botanique & entomologie de terrain, c'est l'idéal pour ça. On observe, on prend des notes, on dessine à l'arrache. 💚
Clématite Integrifolia Alba.
Magnifiques buissons luxuriants, couverts de boutons et déjà en fleurs. À maturité, ils atteignent jusqu'à 60 cm de hauteur.
Conrad Kirouac, connu sous le nom du Frère Marie-Victorin, est décédé dans un accident de voiture, le 15 juillet 1944, à l'âge de 59 ans, sur la route reliant Saint-Hyacinthe à Sainte-Rosalie. Il revenait d'une excursion botanique au lac Noir.
Auteur de la monumentale "Flore laurentienne", publiée en 1935 et rééditée à de nombreuses reprises, il s'apprêtait également à faire paraître une vaste étude consacrée à la flore de Cuba, un pays qu'il avait appris à connaître et qu'il affectionnait particulièrement. Il est le fondateur de la Société canadienne d’histoire naturelle et de l’Institut botanique de l’Université de Montréal. En 1925, il a annoncé son intention de créer à Montréal un jardin botanique devenu réalité en 1931.
Né en 1885 à Kingsey Falls, Conrad Kirouac occupe une place fondatrice dans l’histoire intellectuelle du Québec. Il n’est pas simplement l’un de ses premiers grands scientifiques francophones, mais l’architecte d’une véritable culture scientifique dans une société encore dominée, au début du XXᵉ siècle, par une vision du savoir étouffée. On y découvre un homme infiniment plus complexe que l'image du religieux herborisant. Bâtisseur infatigable, fondateur d'institutions, remarquable épistolier, pédagogue passionné, Marie-Victorin voulait donner aux Canadiens français les moyens de produire leur propre savoir plutôt que de dépendre éternellement de celui des autres. Au-delà de la science proprement dite, Marie-Victorin laisse une empreinte durable sur le monde de l’éducation. Pédagogue remarquable, vulgarisateur talentueux, il défend une approche qui relie la patience du regard à la liberté de penser, comme si chaque plante observée constituait un passage possible vers un monde moins étroit, moins soumis aux dogmes.
Nous devons beaucoup à Marie-Victorin. Et revenir à Marie-Victorin, c’est toujours un peu affirmer la vitalité de la pensée. Ne serait-ce que parce qu’il incarne, sur les rives du Saint-Laurent, une conception vivante, riche et active du savoir en société. Cet homme valorise l’observation du réel, la curiosité, l’expérience en laboratoire. Il refuse la simple transmission passive de connaissances. Ses idées anticipent plusieurs des grands principes des réformes éducatives des années 1960 : le laboratoire comme lieu de formation, la pratique expérimentale comme fondement de l’apprentissage des sciences, et la conviction que la culture scientifique appartient à tous. En ce sens, l’éducation chez nous lui doit non seulement des institutions et des contenus, mais un certain esprit : celui d’une culture où la science est partie prenante de la formation générale et de l’émancipation intellectuelle. Il nous a appris que comprendre le monde commence par le regarder avec patience, précision et honnêteté. Ce qui n’est pas exactement le type de regard en force dans le monde actuel, en une époque saturée d'opinions instantanées.
«La nature est un grand livre d’images où le cœur, plus que l’intelligence, doit apprendre à lire. Une fleur, une roche, un nuage sont des mots d’un langage très ancien.»
— Marie-Victorin, "Récits laurentiens"