The Gospel at Colonus
This is the Oedipus story retold in the form of a Black worship service. The themes of suffering, death and redemption are very much akin to Christic beliefs. Enjoy!

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culture : « Bagdad Café sans saveur »
📸 Márcio Padilha ©
La comédie musicale de Percy Adlon est reprise au Théâtre Mogador à Paris.
Par Renaud Machart Publié le 08 novembre 2006 à 17h02
La transposition d'une comédie musicale de la scène au grand écran est une constante dans l'univers du divertissement américain : Cabaret (1966), en ce moment à l'affiche des Folies Bergère, à Paris (Le Monde du 31 octobre), devenu film en 1972, est un exemple de ce phénomène. L'inverse est beaucoup plus rare. On peut citer Victor Victoria (1982), de Blake Edwards, qui fut d'abord un film à succès, avant d'être porté à la scène, en 1995, ou Bagdad Café, adapté, en 2004, par Percy Adlon lui-même, de son film à succès éponyme de 1987.
Ce que le public a retenu de Bagdad Café, c'est le tube Calling You plutôt que l'histoire politiquement très correcte de deux femmes que tout oppose, la Bavaroise échouée en plein désert californien, sur la Route 66, et la patronne noire d'un motel-station-service miteux, sinon qu'elles ont chacune congédié leur cochon de mari.
Pour les besoins de la comédie musicale, le compositeur Bob Telson a repris l'autre air connu du film, Brenda Brenda, et composé une douzaine d'autres titres, des "ballades populaires, du funk, du zydeco", selon ses termes. Une musique qui prouve que l'inspiration d'un auteur de tubes peut connaître de rares hauts et beaucoup de bas. Créé à Barcelone en 2004, repris en Allemagne, Bagdad Café avait été programmé la saison dernière au Palais des sports. En dépit d'une vaste campagne de publicité, le spectacle avait été retiré de l'affiche en raison de faibles réservations. Selon nos informations, de sérieuses coupes budgétaires auraient appauvri le spectacle au cours de ses reprises, ce que semblent confirmer, à Paris, les lumières rudimentaires ainsi que le décor "cheap" et sans magie.
DEUX COMÉDIENNES
Le jeu des seconds rôles est pesant et le rythme général très plat (l'entracte intervient alors que l'action vient tout juste de commencer). Le sens de l'ennui, de la lenteur, qui pourrait être un moteur dramatique, n'est pas non plus exploité. Blanca Li a réalisé une chorégraphie hip-hop qui ferait ricaner les gamins des rues par sa ringardise - à vouloir se mettre au goût du jour, Bagdad Café a raté quelques trains passés trop vite entre-temps...
Restent les deux comédiennes principales, Jevetta Steele, l'interprète de la chanson dans le film, qui reprend le rôle de Brenda, et Sissy Staudinger, qui rappellera la composition truculente de Marianne Sägebrecht en Jasmin Münchgstettner. Elles sauvent le spectacle. On ne s'ennuie pas (la sonorisation très agressive devrait d'ailleurs prévenir le moindre ronflement dans la salle), mais on sort de Bagdad Café en se disant que ce produit dérivé a décidément la saveur d'un café trop délayé.
Bagdad Café, de Percy et Eleonore Adlon (livret et mise en scène), Bob Telson (musique et direction), Lee Breuer, Percy Adlon, Bob Telson (paroles). Tournée : Saint-Etienne, jusqu'au 9 novembre ; Mérignac, les 11 et 12 ; Le Cannet, du 14 au 16 ; Narbonne, les 18 et 19 ; Voiron, les 21 et 22, Lyon, du 24 au 26...
Renaud Machart
archives : « Bagdad Café » , de Percy Adlon Les lois de l'hospitalité
Couronné par le Toucan d'or au IVe Festival international de Rio, le troisième film de l'Allemand Percy Adlon sort mercredi en France. Quatre vingt onze minutes de bonheur.
Le Monde Publié le 20 avril 1988 à 00h00
C'est une belle plante, Mme Jasmin, un joli brin de Bavaroise, d'environ 120 kilos à vue de nez, une grosse dame aux gestes délicats, sidérante avec son chapeau à plumes en plein désert californien, où elle s'engueule ferme avec son mari, M. Munchgstettner, pour Dieu sait quelle raison. Il conduit comme un pied mais finit quand même par démarrer en laissant Jasmin sur le bord de la route, sa valise à roulettes au bout du bras. Le ciel se couvre, vire au sombre, au sépia, on le dirait peint à la main, un azur trafiqué, tandis qu'éclate une superbe chanson triste et que Jasmin se dirige vers un motel miteux, le " Bagdad Café ", où règne, derrière la pompe à essence, une Noire exaspérée, Brenda.
Elle est tout le contraire de Jasmin, Brenda. Mince, braillarde, survoltée et de très mauvais poil. Son paresseux de mari l'a quittée, elle aussi, et ça lui fait monter la température. Tout juste si elle n'envoie pas promener Jasmin, qui ose lui demander une chambre. Une chambre. Dans ce bled. Il y a vraiment des gens qui ne savent pas où aller. C'est louche. Et quand Brenda, en passant l'aspirateur, s'aperçoit que la valise de Jasmin est bourrée de loden et de culottes de peau tyroliennes, elle appelle le shérif, aussi sec.
C'est une belle plante, Mme Jasmin, un joli brin de Bavaroise, d'environ 120 kilos à vue de nez, une grosse dame aux gestes délicats, sidérante avec son chapeau à plumes en plein désert californien, où elle s'engueule ferme avec son mari, M. Munchgstettner, pour Dieu sait quelle raison. Il conduit comme un pied mais finit quand même par démarrer en laissant Jasmin sur le bord de la route, sa valise à roulettes au bout du bras. Le ciel se couvre, vire au sombre, au sépia, on le dirait peint à la main, un azur trafiqué, tandis qu'éclate une superbe chanson triste et que Jasmin se dirige vers un motel miteux, le " Bagdad Café ", où règne, derrière la pompe à essence, une Noire exaspérée, Brenda.
Jasmin baisse les yeux, encaisse les rebuffades, les orages. Qui lui donne cette patience sinon le désespoir de la solitude, l'envie d'être aimée, d'aimer surtout ? Elle est si désarmante que Brenda en oublie de crier, tout à coup, baisse la garde. Et les voilà copines, du jour au lendemain. Jasmin est un soleil, se fait accepter de tous, des enfants de Brenda : Phyllis, exquis petit pétard coiffé d'un walkman, et Salomo, un gamin dont l'idole, l'idée fixe, est Jean-Sébastien Bach. Un drôle de peintre, Rudi Cox (Jack Palance), la prend pour modèle, et les routiers viennent par dizaines assister aux spectacles de magie
Lift Him Up
Welcome to Me

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Jevetta Steele and Lara Fabian performing “Calling You”, a song from the film Baghdad Cafe. _______________________________ Calling You Songwriter: Bob Telson
A desert road from Vegas to nowhere, Some place better than where you've been A coffee machine that needs some fixing In a little cafe just around the bend
I am calling you Can't you hear me? I am calling you
A hot dry wind blows right through me The baby's crying and I can't sleep, But we both know a change is coming, Coming closer sweet release
I am calling you I know you hear me I am calling you Oh
I am calling you I know you hear me I am calling you
Bob Telson & Lee Breuer — ‘The Gospel at Colonus’ (1985)
Live at the American Musical Theatre Festival, Philadelphia
How Shall I See You Through My Tears?