PLEASE STAND BY (2017) La S-F et Dakota Fanning, ça ne date pas d’aujourd’hui: tournant pour Spielberg aux côtés de Tom Cruise dans WAR OF THE WORLDS (2005), la prometteuse actrice revient avec l’inattendu “Star-Trekien” PLEASE STAND BY, classé “comédie dramatique” par Wikimerdia. Traiter l’autisme à l’écran n’est pas une chose aisée, mais le réalisateur Ben Lewin s’en moque complètement, et nous offre avec ce long-métrage surprenant une histoire très touchante, loin du mielleux -et un peu exagéré- WONDER (2017), qui abordait lui aussi un sujet sensible avec la délicatesse qu’il faut pour en parler. Un pitch simple et efficace, desservi par un scénario génial: Wendy est une jeune femme atteinte du syndrome d’Asperger, placée en foyer d’adaptation, immense fan de Star Trek surdouée et forte d’un caractère en acier trempé. Comme toujours dans ce type de film, il est de bon ton -pour ne pas dire la norme- de faire naître l’empathie avec le protagoniste principal “différent” de la majorité du public: par chance, PLEASE STAND BY ne cède jamais à une facilité débile et simpliste, présentant les caractéristiques du personnage de Wendy à travers l’histoire racontée et non pas par une caméra qui s’attarde et s’apitoie longuement sur son triste sort. Au contraire, PLEASE STAND BY s’amuse à installer ses propres codes, qui brisent justement ceux qui sont établis. Le rêve-objectif de Wendy, c’est ce concours de script organisé par Paramount Pictures, avec à la clé la jolie somme de 100.000 dollars: nous vous laisseront découvrir par vous-même les véritables raisons intimes de sa motivation, mettant à profit ses talents d’écrivaine de génie. Franchissant enfin le pas de la porte de son foyer, Wendy va partir en direction des célèbres studios pour remettre son œuvre à temps, soumise à la date-ultimatum de remise du dit script: direction Los Angeles, en solo -ou presque, si on compte son fidèle micro-chien Pete à ses côtés-, face au reste du monde et de ses dangers/surprises. Un parcours atypique et émouvant, faisant de Wendy une héroïne unique en son genre, bien plus douée que ses congénères humains, et possédant un mode de pensée très original: l’interaction avec les autres durant son road-trip incongru la mènera à la joie, à la déception, mais surtout au dépassement de soi et à la victoire sur ses propres peurs. Pas convaincus? Pourtant, PLEASE STAND BY est loin des archétypes auxquels on peut se référer en termes de similitude cinématographique: jamais chiant, nullement ennuyeux, pas expérimental pour un sou, le film présente son scénario d’une autre manière que celle présumée, adoptant un angle judicieux et rafraîchissant plus que bienvenu. Brillant de mise en scène, PLEASE STAND BY est à la fois superbe, d’une part grâce aux rares séquences métaphoriques 100% S-F -utiles pour comprendre le tout, et de plus loin de singer STAR TREK (1966-20??) gratuitement-, et d’une autre avec ce moment de grâce génial, lorsqu’un officier de police tente de raisonner notre héroïne fugueuse en dialoguant Klingon -on salue d’ailleurs la performance touchante de l’acteur Patton Oswalt, tout juste incroyable de bonté aussi rare que sincère dans son interprétation-: de plus, le long-métrage ne stéréotype pas son personnage principal comme THE BIG BANG THEORY (2007-2018) le fît avec ses protagonistes geek fans de Spock & Co. Inutile d’avoir la fibre STAR TREK pour l’apprécier, au même titre que l’intérêt sur le sujet de l’autisme: PLEASE STAND BY est juste un excellent film, pas ennuyeux pour un sou, détenteur d’un climax très beau et plein de sens. Serait-on tombé amoureux de Dakota Fanning?... TREKKIE /20

















