Fights & Fires + Still Looking 4 + Bad Flat, mercredi 2 octobre, 21 h, L’Antidote, Bordeaux.
As They Burn + Guests, 15 septembre, 21 h, Heretic Club, Bordeaux.
L’épilepsie rythmique, ça existe ? Sous l’écoute hardie du dernier album de Fights & Fires, soyez sûrs que vous y laisserez vos déhanchés les plus timides. Ni punk, ni hardcore, mais surtout rock’n’roll. Ces quatre nerds-là (oui, osons la comparaison) auraient pu jouer dans la version bad boys de The Big Bang Theory. Qu’importe leurs chemises hawaïennes, les Anglais ont toujours un accent à couper de la salade à la machette et ne lâchent pas leurs chaussettes de leurs sandales, mais envoient tout ce qu’ils peuvent dans une énergie dantesque. Point trop n’en faut ? Que nenni, on pousse le vice à les comparer, dans une version plus hardcore, aux furieux Hives. Il faut dire qu’ils ont aussi l’humour, la sympathie et le don de jouer avec leur public jusqu’à tant qu’il se déchaîne comme une hyène. Si vous pensiez les Anglais coincés, méfiez-vous de ceux-là , ils arrivent à réconcilier tous les bords, horizons et furieux du son ! Impulsion et pulsion s’entrelacent étrangement en ce début de rentrée. Alors, que dire des Frenchies aux riffs d’acier d’As They Burn. Le groupe de metal hardcore tranche des rythmiques à la fois cathartiques et de tempo doom. Avec leur dernier album Will, Love, Life, sorti cette année, il sera temps de se remettre à la page. Car les Parisiens sont en passe de devenir les prochains furieux de tout l’Hexagone ! Ils ont récemment signé chez Victory Records après un seul album en 2009. Leur talent continue de submerger la scène. Le groupe a tourné avec Emmure, Betraying The Martyrs ou encore August Burns Red et Walls of Jericho. Dans ce dernier album, à la production des plus chiadées par l’éminent Jason Succof, on retrouve des rythmiques syncopées et des riffs ciselés comme on aime, mais surtout un gros son bien plus frontal. Le tout est dû à l’émergence d’une voix claire alternée avec le rustique growlement qui n’est pas pour nous déplaire non plus ! Les phrasés prennent de l’intensité et le tout prend plus d’impact. Leur son mêle imagination et ambiances atmosphériques, étranges aussi. Les As They Burn s’apparentent à des freaks des temps modernes, composant avec énergie et envie une musique pleine d’homogénéité. Brut, étoffé, le son est lourd et avisé. Même s’ils étendent leur aura par-delà les frontières, ils repasseront à Bordeaux, un soir, où le deathcore va faire remuer les corps !