Celui qui âconstateâ un peu blĂȘme quâun homme aspire Ă possĂ©der une femme, mais quâil y aura toujours quelque chose qui ne se laissera pas possĂ©der chez elleâŠme fait penser Ă un chasseur qui se plaindrait que son gibier ne se livre pas de lui-mĂȘme Ă son fusil ! Câest le plus souvent par une culpabilitĂ© mal placĂ©e et malveillante, misogyne et misandre (ces faux opposĂ©s, ultimement) Ă la fois, quâon voit ainsi les choses.
Lâamour espĂšre ĂȘtre aimĂ©, pas âpossĂ©derâ, de mĂȘme le dĂ©sir espĂšre ĂȘtre dĂ©sirĂ©. Ce nâest ni bien ni mal, mais câest autre chose tout de mĂȘme quâune simple histoire dâavoir. Il va de soi que celui qui est possĂ©dĂ© (sens figurĂ©) par quelquâun espĂšre forcĂ©ment - un peu jalousement - que lâautre le soit (possĂ©dĂ© pas possession), ou le devienne, aussi, mais il ne sâagit alors pas du mĂȘme sens de âpossessionâ.
Je me souviens dâun type, fort sympathique et jovial au demeurant, dans ma jeunesse, qui mâavait avouĂ© quâil avait une certaine prĂ©dilection pour les femmes qui lui rĂ©sistaient. Mais la question qui vient alors est justement de savoir lâenjeu rĂ©el de tout ça, rĂ©sistaient Ă quoi ?












