« Ceux qui restent » est un roman de Marie Laberge.
Résumé
Combien de personnes sont affectĂ©s, frappĂ©s de chagrin, quand quelqu'un se suicide ? Combien de blessures sont infligĂ©es Ă ceux qui restent ? Personne nâen sort indemne.
CharlĂšne, Vincent, MĂ©lanie, StĂ©phane, Muguette, Blanche, ⊠tous brisĂ©s, suite Ă la mort soudaine de Sylvain. Chacun rĂ©agit Ă sa maniĂšre. Chacun bataille du mieux quâil peut avec ce quâil a.  La violence de l'acte suicidaire marquera pour toujours leurs vies. Mais la vie est forte, trĂšs forte.
 âJe mâen veux quand mĂȘme, parce que je voudrais tant que lâamour que jâĂ©prouvais ait fait une diffĂ©rence.â
 Mon avis
Je commence par le cĂŽtĂ© nĂ©gatif de ma lecture. Ce qui mâa dĂ©rangĂ© dans ce livre est le changement de point de vue des caractĂšres. Je mâexplique : lâhistoire est racontĂ©e en français quĂ©bĂ©cois, lâauteur lâĂ©tant elle-mĂȘme. Cependant, la complexitĂ© du langage, du vocabulaire et des expressions locales variait Ă©normĂ©ment en fonction des chapitres et des personnages. Ce petit dĂ©tail mâa fait tiquer plus dâune fois car certains passages ont Ă©tĂ© plus difficiles Ă comprendre que dâautres. Â
Le sujet principal de « Ceux qui restent » est le suicide. A lâinverse des livres de ce genre, on ne se concentre pas rĂ©ellement sur Sylvain, la victime, mais plutĂŽt sur son entourage et la maniĂšre dont ils ont gĂ©rĂ© leur deuil puis leur vie suite Ă cela. Les personnages nous transportent dans un ouragan dâĂ©motions. Au fil des pages, nous sommes les tĂ©moins de leur peine, leur colĂšre, leur culpabilitĂ©, leur espoir, âŠ
Jâai adorĂ© dĂ©couvrir Vincent, le pĂšre de Sylvain. Son point de vue Ă©tait intense car câest celui qui a Ă©tĂ© le plus affectĂ© par la perte de son fils. Tout au long du roman, il est en quĂȘte de vĂ©ritĂ© sur le suicide de Sylvain, mais Ă©galement sur lui-mĂȘme et le sens de la vie.
A travers ces personnages, Marie Laberge explore et dĂ©peint la complexitĂ© de lâĂąme humaine, en plus dâaborder subtilement des sujets tels que la prostitution chez lâhomme, la maladie et les relations humaines.
LâoriginalitĂ© de cette histoire est Ă©galement la façon dont sont approchĂ©s les questions survenant aprĂšs le suicide dâun proche. Pourquoi lâa-t-il fait ? Cette question hante pendant trĂšs longtemps. Ici, cette rĂ©ponse, personne ne la connaĂźt. Ni le lecteur, ni les narrateurs eux-mĂȘmes. Le message de ce roman est quâil est nĂ©cessaire de vivre avec. Le chemin est sombre et plus ou moins long en fonction de chacun mais Marie Laberge apprend quâil y a toujours une porte de sortie, peu importe le temps quâon prend Ă la trouver.







