IntĂ©ressante prĂ©sentation hier Ă lâASTD que celle de Marshall Goldsmith à propos de lâengagement.
Son propos est clair et sâappuie sur une Ă©tude assez dĂ©taillĂ©e: le levier principal de lâengagement est lâindividu et non le programme mis en place dans lâentreprise.
VoilĂ qui fait grincer des dents au consultant que je suis et qui accompagne des entreprise dans cette quĂȘte.
Est-ce Ă dire quâĂ©tablir un programme de dĂ©veloppement de lâengagement dans lâentreprise ne sert Ă rien? Of course not. Mais il faut se poser les bonnes questions.
Marshall Goldsmith fait un constat amer. Beaucoup dâentreprises se sont lancĂ©es dans des programmes ambitieux et font aujourdâhui le constat que les rĂ©sultats ne sont pas toujours Ă la hauteur de ce qui avait Ă©tĂ© espĂ©rĂ©.
Il faut garder le focus sur ce que lâon peut faire grandir, dit-il.
La vraie question nâest pas de se demander ce que lâentreprise peut faire pour dĂ©velopper lâengagement de ses collaborateurs, la vraie question est de demander aux collaborateurs se quâils font pour sâengager dans le projet commun auquel ils participent ou devraient participer.
Et Marshall de citer le film âUp In The Airâ
Une entreprise est comme un avion. Tous les collaborateurs sont dans ce mĂȘme avion et participent au mĂȘme âEmployee Engagement programâ.
Soit. Mais chacun Ă sa propre histoire et participera de maniĂšre diffĂ©rente. Car la diffĂ©rence vient de lâintĂ©rieurâŠ
âItâs All About YOU â Not the coach, not the book you read or the programâ
Sâil faut donc partir de chaque individu pour dĂ©velopper lâengagement de chacun, la place du coaching individuel va devoir grandir.
Avec tous les collaborateurs donc?
Le point de vie de Marshall set sans ambiguity : âIf they donât care, do not waste your timeâ.
Au mĂȘme titre quâil faut dĂ©velopper ses forces et non pas se concentrer sur ses faiblesses, Marshall encourage les entreprises Ă travailler intensivement avec les collaborateurs qui ont envie, avec ceux qui, avec enthousiasme, ont dĂ©jĂ , au dĂ©part, lâenvie de participer au projet commun.
Câest Ă eux quâil faut sâadresser en posant des questions Actives.
Car tout le concept est ici : mettre lâaccent sur une approche positive, active, câest se demander ce que lâon peut activement faire pour crĂ©er une diffĂ©rence positive pour soi-mĂȘme et pour le monde dans lequel on vit.
Poser la question de maniĂšre passive revient a contrario Ă mettre lâaccent sur ce que le monde qui nous entoure doit faire pour faire une diffĂ©rence positive pour soi.
La question clĂ© Ă poser est donc : Quâavez-vous mis en place pour dĂ©velopper votre propre engagement?
Et cette question il faut se la poser tous les jours. Câest autour de cette question que les managers, les coaches et les collaborateurs doivent se retrouver quotidiennement.
Chaque jour⊠Suis-je heureux avec ce que je réalise? Cela a-t-il du sens pour moi? Pourquoi cela fonctionne-t-il? ⊠pour chacune de ses activités, du temps consacré.
On sâest tous plaint de rĂ©unions ennuyeuses. Moins souvent demandĂ© ce que lâon avait personnellement rĂ©alisĂ© pour rendre la rĂ©union plus intĂ©ressante. La question essentielle de sa propre contribution.
Les questions actives font la diffĂ©rence. Mais elles ne fonctionneront quâavec des volontaires.
La principale raison de dĂ©velopper lâengagement de ces collaborateurs, ce nâest pas lâentreprise, ce nâest pas le client, câest dâabord le collaborateur lui-mĂȘme. Son succĂšs personnel est sa responsabilitĂ© personnelle.
La clé est est donc de relier les succÚs professionnels et personnels à long terme.
LOVE your job!
Ce sont les personnes les plus actives, qui atteignent des succÚs, qui développent le plus leur engagement. Participer à leur développement sera donc bénéfique pour tous.
VoilĂ qui dĂ©finit bien le rĂŽle, la place, que les managers doivent prendre dans lâentreprise non?