Le jeu mobile “Tiny Wings” a accompagné mes derniers moments de sommeil
A la base ce papier devait être une interview passionnante du concepteur - mais comme je suis un gros no name, il ne m’a jamais répondu
Il y a maintenant quelques années, au début des années 2010, je rendais visite à un cher ami qui venait de s’installer à Paris pour vivre la grande aventure de l’embourgeoisement à la française (que je connaîtrai quelques temps plus tard à mon tour). Il m’hébergeait bien chaleureusement dans son petit meublé du 10ème, drôlement agencé avec ses murs pas droits et son accès au lit en mezzanine via une échelle de pompier.
Je crois que c’est durant cette faste période que j’ai commencé à développer de petites insomnies chroniques, bien alimentées par le smartphone greffé à ma main droite. C’est aussi à ce moment-là qu’une app allait m’aider à retrouver le chemin des verts pâturages peuplés de trop nombreux moutons.
Le principe du jeu Tiny Wings est tout bête : un petit oiseau se réveille un beau matin et, ne disposant que de très modestes appendices lui ayant en théorie permis de voler, saute et plane en se servant du creux des nombreuses vallées sur sa route. Le but étant, comme 90% des jeux gratuits sur iPhone, d’aller le plus loin possible. Au-delà de l’aspect hypnotique des graphismes du jeu, aux tons très pastel, sa grande réussite réside dans sa B.O., conçue (comme le reste du jeu) par le développer allemand Andreas Illiger, douce comme une brise d’été, accompagnant parfaitement la rythmique toute en souplesse du jeu, oscillant entre la frénésie de la plongée et moments de voltige plus tranquilles.
Tiny Wings, c’était un peu comme ma tisane. Depuis, je l’ai bien entendu supprimé histoire de m’injecter des TikTok dans les yeux jusqu’à 4 heures du matin.















