Steve Nash and Kobe Bryant â 2005 All-Star Game
seen from TĂŒrkiye

seen from United States

seen from United States

seen from United States

seen from United States
seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from United States
seen from United States

seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from Germany

seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from United States
Steve Nash and Kobe Bryant â 2005 All-Star Game

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch âą No registration required âą HD streaming
Kobe Bryant and Tim Duncan â 2005 All-Star Game
Kobe Bryant â 2005 All-Star Game
28-02-05 // Funeral
Putain, 15 ans (en Europe)!
« A chaque fois quâtu fermes les yeux,
Mensoooooooonnnhoooooooongeeeheeuuuuus »
Câest le genre de souvenir qui sâefface difficilement du disque dur : ouverture du festoche Rock en Seine, un groupe qui commence gentiment Ă faire parler de lui est propulsĂ© sur la grande scĂšne. Ăa tombe bien, ils sont nombreux. La prog allĂ©chante de lâĂ©dition 2005: Foo Fighters, Queens of the Stone Age, Franz Ferdinand⊠fait quâils jouent clairement dans la team des poids mouche. Avant cette rencontre avec le public français, on aura pu entendre des premiers Ă©chos du groupe sur les ondes, voire visionner un de leurs clips sur « Aime Tivi » - parce quâĂ lâĂąge quâon avait, on lisait quand mĂȘme pas TĂ©lĂ©rama). Câest dans ce contexte favorable, par une belle aprĂšs-midi de fin dâĂ©tĂ©, que les Arcade Fire ont dĂ©boulĂ© sur scĂšne, devant un parterre de curieux plus quâhonnĂȘte. Et mazette, quelle claque et leçon de rockânâroll ce fut!
Une bande dâĂ©nergumĂšnes Ă©lectrisĂ©s, au look hybride entre la famille de mormons et La petite maison dans la prairie, qui tape du pied et du triangle comme pris de transe Ă une messe occulte, percute des casques de moto avant de les jeter au sol, sans oublier de placer des accords parfaits de violon, dâaccordĂ©on ou de clavier⊠en quelques titres, câĂ©tait la frĂ©nĂ©sie dans le public. Sur un des refrains qui deviendraient peu de temps aprĂšs des hymnes de stade (probablement âRebellion (Lies)â), un jeune faune, sans doute galvanisĂ© par la ressemblance - de loin, je prĂ©cise, dâune pote avec la mĂšre RĂ©gine Chassagne, sâest empoignĂ© dâelle et lâa jetĂ©e en lâair avant de la rattraper comme une enfant. Ambiance improbable, je vous dis.
Comme beaucoup dâadmirateurs français dâArcade Fire, jâai dĂ©couvert lâalbum âFuneralâ et la vĂ©ritable Ă©nergie qui lâhabite sur le tard: lâomniprĂ©sence dâune Ă©pĂ©e de DamoclĂšs, le coronavirus la mort. What the fcuk?! Câest normalement plus le dada de groupes lĂ©gĂšrement moins dansants, dans des registres au nom imbitable comme sludge mĂ©tal ou stoner doom. Car vois-tu, fan tardif dâArcade Fire, lâenregistrement de âFuneralâ fut perturbĂ© par de nombreuses funĂ©railles â noooooooon, sans dĂ©câ? auxquelles ont dĂ» assister les membres du groupe. Et câest ce qui donne un cachet si particulier Ă ce premier album qui nâaura, selon moi, jamais Ă©tĂ© retrouvĂ© par la suite. En premiĂšre Ă©coute sur un concert, impossible de ressentir cette noirceur: on se contente de vibrer sur les passages les plus dansants, en se disant quâon a Ă faire Ă une joyeuse bande de trublions. Mais sur disque, la mĂ©lancolie nous cueille dâentrĂ©e de jeu. Les premiĂšres notes de âTunnelsâ, le refrain larmoyant de âLaikaâ, la voix sensible et lĂ©gĂšrement chevrotante de Win Butler dĂšs les premiers tracks⊠Sur le papier, ça nâa pas lâair trop joisse non plus. Lâauditeur un tant soit peu anglophone comprend que âTunnelsâ parle de lâurgence de sâextirper dâun foyer plombĂ© par le deuil, âLaikaâ dâun frĂšre Ă la personnalitĂ© fuyante, source de souffrances pour ses proches.
[Interlude]: bon je fais le malin mais jâai mis une plombe Ă capter â malgrĂ© le titre- que le plus gros de âUne annĂ©e sans lumiĂšreâ Ă©tait chantĂ© dans la langue de MoliĂšre- redis nous « ĆillĂšre » une fois pour voir, Win?
DĂšs leur premier album, on peut dire quâArcade Fire, au-delĂ Â de leur talent de compositeurs, est venu occuper une niche : partir de thĂšmes dark voire funestes, pour en faire des hymnes de piste de danse gĂ©ante. Autre spĂ©cialitĂ© de leur cru, quâon peut attribuer Ă peu dâautres formations pop-rock: les faux slows. âFuneralâ en est truffĂ©. âUne annĂ©e sans lumiĂšreâ ou âCrown of loveâ qui commencent tout mielleux, avant dâamorcer une mutation sur le break, pour finir en cavalcade rythmĂ©e par un orchestre dĂ©chainĂ©. Câest une signature du premier album qui sera, lĂ aussi, un peu abandonnĂ©e par la suite dans leur carriĂšre.
Les critiques furent dithyrambiques Ă propos du 1er album des canadiens, et câest indĂ©niable que âFuneralâ comporte rĂ©trospectivement bien peu de fausses notes. En titillant, on pourrait reprocher Ă Â âHaitiâ et son cĂŽtĂ© âzouk des famillesâ dâĂȘtre peu raccord avec le reste du disque. Mais le morceau ajoute une touche dâexotisme et un supplĂ©ment dâĂąme Ă une Ćuvre dĂ©jĂ pleine de personnalitĂ©. Depuis la mĂšre Chassagne a eu le temps de mâagacer avec sa voix de crĂ©celle, mais cet hommage musical Ă son Ăźle de cĆur reste aussi touchant aprĂšs toutes ces annĂ©es.
Est-ce que la folie dâAF reste palpable aprĂšs tant de lives et de tournĂ©es? Il est vrai quâon assiste aujourdâhui Ă des shows plus policĂ©s, pour ne pas dire millimĂ©trĂ©s. Win remue beaucoup moins sa tĂȘte et son popotin de gauche Ă droite quand il agite sa guitare sur scĂšne. Le petit frĂšre William âWillâ Butler, sans doute Ă grand renfort de speed, semble nâavoir rien perdu de son cĂŽtĂ© zĂ©bulon des premiĂšres annĂ©es. Mais sa prestation Ă la limite du risible tant le reste de la bande sâest assagi.
le ring des Arcade Fire sur la tournĂ©e dââEverything nowâ
Still, des morceaux de âFuneralâ comme âWake upâ et âRebellion (Lies)â restent des indĂ©boulonnables des setlists des Arcade, et ils ont conservĂ© ce cĂŽtĂ© hymne repris en cĆur par la foule. Sans compter que les canadiens ont explorĂ© bien dâautres registres qui justifient â bon, pas entiĂšrement, Ă voir comme des rangĂ©es de places se vaporisent le jour des concerts, faute dâĂȘtre complets - le prix du billet autour du ring le plus chantant du monde. Ce ne sera pas la communion explosive de lâĂ©poque âFuneralâ ou âNeon Bibleâ. En bon fan, on le sait pertinemment. Et on y va quand mĂȘme.
Francis Skeud B-)
La note complĂštement arbitraire de HBD pour âFuneralâ: 8.99999/10Â
-> Suggestion de procrastination du vendredi #TGIF: revoir la prestation des AF au Rock en Seine 2005