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Lire un best-seller d'Emily Henry en plein été, en plein soleil ? Oh oui, j'adore être exactement comme les autres filles ! J'ai adoré l'adaptation ciné sortie sur Netflix en début d'année, et comme j’en ai entendu des tas jacasser sur le fait que le livre était encore meilleur, j'ai voulu voir par moi-même.
Perso, je n'ai pas d'opinion à ce sujet : la comparaison film/livre est un sujet qui m'a toujours ennuyée au plus haut point. Dans ma tête, ce sont deux médias diamétralement opposés. Si je peux être enjouée à l'idée de voir à l'écran un livre que j'ai adoré, je m'en fiche complètement de la fameuse fidélité qui fait hurler les foules. Jamais vous ne m'entendrez dire : « Ça a gâché le livre ». Gâché quoi ? Retourne lire ton livre et tais-toi, promis, les mots sur la page n'ont pas bougé.
(Après, ne venez pas me saouler avec Wuthering Heights : j'ai dit fidélité, je n'ai pas dit refonte complète des thèmes abordés et du message en se permettant de garder le titre pour attiser la curiosité du public… Bref, bref, Brejnev.)
Donc, People We Meet on Vacation, c'est mims, c'est très parlé. J'ai exactement le même genre de plaisir en lisant ça que quand je lisais des fanfictions dans mon lit à deux heures du matin dans les années 2010 (oui c'est un plaisir précis). Tu te sens investie dans le récit parce que tu as l'impression que Poppy est ta pote, et tu veux que son histoire d'amour avec Alex fonctionne. J'ai bien aimé me promener autour du monde avec eux deux.
Je disais il y a peu que j'aimais bien lire un livre d'Ali Hazelwood et un de Serena Giuliano par an, pendant l'été. Comme j'ai déjà lu Beach Read l'été dernier, et que je trouve que son style se prête super bien à la saison, je vais rajouter Emily Henry à ma liste de bonbons estivaux annuels. Emmenez ce bouquin sur le sable, vous allez passer un bon moment, promis. Bisous.
Daenerys Stormborn with her dragons Drogon, Rhaegal, and Viserion by Tyler Jacobson for the 2027 ASOIAF Calendar
source
Fukiage Poppy Field, Japan by Cheerfulness

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WHOSE BLOND BABY IS THAT
Le Dernier Conte - Tome 1 : Pomme d'Or, d'Alexiane Thill
En ce début de mois de juillet, j'avais envie de me plonger dans une fantasy, quelque chose pour s'évader, de moderne et de léger. Le Dernier Conte semblait cocher toutes les cases : un résumé sympa, la promesse de passer un bon moment. Et franchement ? Je m'attendais pas à autant apprécier ! C'est drôle et ça fait du bien de lire quelque chose de drôle de temps en temps. (Je sais pas vous mais j'ai une appétence toute particulière pour les histoires qui tendent à me déprimer.) Donc. Notre protagoniste, Ariane, est aigrie, susceptible, acariâtre et butée. Un vrai bonheur. L'univers mêle magie, ogres et trolls dans un monde des contes version steampunk, gangrené par la corruption et à l'aube de son déclin. Au milieu de tout ça, on suit Warren, un pauvre type qui n'a rien demandé, entraîné là -dedans pour devenir un héros malgré lui. Il est marrant, il a de bonnes valeurs, et son ratio courage/panique est exactement celui qu'on attendrait d'une personne normale dans sa situation.
Je dois l'avouer, avec la mention "Romantasy" apposée sur la 4e de couv, j'ai eu peur qu'une romance clichée sorte du chapeau au milieu du bouquin, du genre : "Je te déteste de m'avoir entraîné là -dedans, mais je ne peux contrôler mon attirance pour toi" (🤮). Mais que l'autrice soit louée, ce n'est pas du tout le cas. Évidemment, la romance finira par arriver dans les prochains tomes, et je vais sûrement sourire bêtement le moment venu, parce que dans ce tome 1 la chantilly est montée avec grâce.
C'est une réécriture de conte qui a une vraie originalité à proposer, portée par un style que j'ai bien apprécié. C'est frais, et, cocorico, c'est frnaçais ! Concernant la suite, j'espère que Blanche n'est pas une exception et que tous les Monarques sont des petites enflures au service de leurs propres intérêts. Ah, et la fan de Peter Pan que je suis est très curieuse de voir comment ce personnage va être traité.
Globalement, la gamine fan de Once Upon A Time en moi est comblée. C'est un premier tome qui me donne envie d'en découvrir plus sur l'univers, son fonctionnement et ses différents royaumes, tout en caractérisant suffisamment bien ses personnages pour qu'on ait envie de continuer à les suivre. J'ai hâte de lire le tome 2 !
À quoi songent-ils, ceux que le sommeil fuit ?, de Gaëlle Josse
"On rencontrera ici des femmes, des hommes, des couples, des enfants, portraits intenses de vies ordinaires, tous reflets de notre humanité et de nos vacillements."
Une intrusion dans la vie — ou plutôt dans la nuit — des gens. Des hommes, des femmes, des enfants. Un musicien, un chirurgien, des amants, des parents, des voyageurs… Pendant deux pages. Quatre ou cinq tout au plus. Le temps de s'arrêter devant leur fenêtre, les mains en visière contre la vitre, parce que pourquoi pas. Gaëlle Josse nous offre un aperçu de la vulnérabilité des individus, celle qu'on ravale pendant la journée et qui transpire à minuit. J'ai chopé ce livre à la bibliothèque uniquement parce que son titre m'intriguait. C'était une belle lecture. Une prose simple, descriptive, une narration tout en délicatesse. C'est à lire pendant ses propres insomnies pour se sentir accompagné.
La Bonne Mère, de Mathilda Di Matteo
J'ai adoré m'attacher à ces deux femmes, Clara et Véro. À qui elles sont, d'où elles viennent, à leurs contradictions et à ce qui les rassemble : cet amour increvable qui les lie.
J'aime beaucoup les récits qui racontent comment l'endroit d'où l'on vient influence qui l'on est. C'est un schéma qui revient souvent dans mes lectures : je crois que je place une belle rencontre au-dessus d'une bonne intrigue.
Et, allez, il faut bien que je fasse une note sur Raphaël. Principalement pour dire : va crever, Raphaël.
Quelle angoisse, ces connards de petits bobos trentenaires, cadres, issus de « bonnes » familles, persuadés d'être intrinsèquement supérieurs aux femmes qui ne possèdent pas leurs codes sociaux.
Ce que Raphaël ne comprendra jamais, c'est que dix types comme lui n'arrivent pas à la cheville de Véro. De son authenticité. De l'amour qu'elle porte à sa fille. Du courage qu'il lui a fallu pour tenir un foyer à bout de bras. De sa solidarité. Des amitiés sincères qu'elle entretient depuis des années.
Juger un quartier, une manière de parler ou de s'habiller pour nourrir un sentiment de supériorité aussi pauvrement acquis, c'est faire la démonstration de sa propre petitesse. Lisez ce livre et commencez à entrevoir que la dignité parle rarement avec le "bon" accent.
Et après avoir lu le dernier chapitre — qui conclut le récit en montrant l'exposition de Clara — presque les larmes aux yeux (que voulez-vous, je chiale tout le temps, c'est un hobby), je n'ai qu'une chose à dire : bravo les femmes, merci la sororité. Toujours.
Lectures du 1er semestre 2026
Évidemment, ce n'est pas un classement selon les qualités littéraires des bouquins. C'est une question d'affect personnel. D'ailleurs, c'est toujours comme ça si vous lisez les revues de lecture que je griffonne. Je les écris pour garder une trace de mes lectures, qui puisse survivre à ma mémoire parfois défaillante, et pas pour me prétendre critique littéraire rigoureuse et objective.
Jim est tout en haut parce que l'hommage de l'illustrateur à son compagnon m'a beaucoup touchée. L'essai de Meurice est tout en bas parce que sa lecture ne m'a personnellement rien apporté (je lui reconnais ses qualités pour les personnes qu'il vise, cependant). Ernaux, Hazelwood, Giuliano et les autres, ils sont ensemble parce qu'ils m'ont fait passer un très bon moment en me donnant exactement ce que j'attendais d'eux en les ouvrant, pas moins, mais pas plus. Le message est rentré (s'il y en a un, ce n'est pas toujours le cas), mais il ne me restera pas collé aux méninges comme Les Années, dont le travail m'a fascinée, ou comme L'Homme qui plantait des arbres, qui réussit en une soixantaine de pages à transmettre magnifiquement l'idée que l'action individuelle pour l'environnement n'est peut-être pas vaine. (Et on a besoin de l'entendre en ce moment, non ?)
La balle perdue pour Nickelback, elle est plus ironique qu'autre chose : jamais vous n'arracherez de mon cœur les groupes que j'écoutais sur mon MP3 en allant au collège ! Mais ça dit ce que ça dit : je les ai terminés de manière laborieuse (mais je les ai terminés quand même, ce qui leur laisse sans doute quelques qualités vu mon manque de scrupules à dnf un tiers de ce que je commence). C'était au choix : on essaie de me gaver du message comme une oie à Noël et j'ai l'impression que l'auteur me prend pour une imbécile, soit le message est passé haut au-dessus de ma tête, soit le récit et les révélations étaient très mal gérés, soit c'était chiant à mourir, soit spécialement calibré pour être un page turner mais avec une intrigue franchement nulle (devinez lequel).
Premier constat : j'ai lu plus de bandes dessinées cette année que ces cinq dernières années réunies (merci la bibliothèque). C'est probablement ce dont je suis le plus contente, ça m'a permis de me détromper : je ne sais plus quand ni pourquoi, mais je m'étais convaincue que la bande dessinée n'était pas un médium qui pouvait me toucher. Ou plutôt : je la considérais comme un médium presque exclusivement tourné vers la distraction, jamais comme un moyen crédible de porter des récits ou des idées importantes. Maintenant c'est bon, j'ai vu la lumière.
Deuxième constat : je n'ai rien lu de vraiment exigeant, j'ai l'impression d'avoir choisi mes titres avec la flemme cérébrale en ligne de mire (ce qui est totalement OK, je constate juste, pour le plaisir d'être pédante envers moi-même).
Pour ceux qui se demanderaient ce que les HP fichent ici en 2026, c'est l'immense travail qui a été fait par les éditions Audible pour les mettre en son que j'ai découvert cette année et que je classe. Je ne suis plus là pour donner un avis éclairé sur le texte, tout a été dit et redit. Je ne serai pas cette adulte de 30 ans qui vient pleurer sur les incohérences d'un bouquin qu'elle a lu quand elle avait 10 ans, merci bien. La mise en son est extraordinaire. Si vous avez l'occasion de les écouter (comprenez bien : de les PIRATER, pour d'évidentes raisons (abb est votre ami)), je vous les recommande vraiment. Même en connaissant déjà les romans par cœur, ça vaut le coup, c'est super immersif.
Voilà , on se retrouve en décembre, des bisous.

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Luna, de Serena Giuliano
Luna revient à Naples pour veiller sur son père hospitalisé. Elle qui a grandi ici mais qui a renié ses racines pour devenir une vraie Milanaise et laisser derrière elle un passé qui l’a fait souffrir. L’intrigue n’est pas particulièrement originale. Une femme qui retourne dans son village d’origine pour y trouver des réponses aux questions existentielles de sa vie : c’est le pitch de trois quarts des films de Noël. La plume, elle non plus, n’a rien de révolutionnaire. Mais c'est pas ce que je viens chercher ici. Les romans de Serena Giuliano sont mes petits bonbons de l’été. Ça me fait passer un doux moment. Ça me donne envie d’être en Italie, de me remplir la panse et de siroter un Spritz au soleil devant un paysage à se damner. Parce qu’au fond, le personnage principal de ce roman n’est pas tant Luna que la ville de Naples. Naples que l'autrice nous fait aimer à travers sa gastronomie, son patrimoine, mais surtout ses habitants. Une ville vivante, bruyante, terriblement humaine, pleine de contradictions.
Et bientôt, j’espère, je reverrai l’Italie.
May God bless this stone walls and tile floors house.
Sheepstealer bringing Rhaena a sheep and barbecuing it for her: I am your parent now, I will feed you and care for you, and keep you safe, fret not little one who is unused to the wilds
Sheepstealer going into battle: actually time to fret, I'm gonna make myself everyone's problem

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HOUSE OF THE DRAGON 3.01 — Salt and Sea, Fire and Blood
You know how people say it’s harder to bond as adults? Spend six hours trapped on a train in a tunnel with no water, no toilets, no Wi-Fi, no ventilation, and no phone signal. I can guarantee everyone in your carriage will be thick as thieves in no time!