Regarder le vide
T’imagines, voir sans jamais regarder…
C’est comme ça que je traverse mes journées. Je vois les corps qui passent, la lumière qui s’éteint lentement, les heures qui glissent.
Mais mon regard ne s’arrête nulle part.
Il n’y a rien à voir devant moi. Alors je fixe le vide. Et ce vide devient un sentiment. Un sentiment qui s’installe, qui s’étend, qui grandit sans bruit.
Je vois tout; parler n’a jamais été mon fort. Cependant, il n’y a rien à regarder.














