Où sont mes clopes ? Ma « so sweet » dose de nicotine indispensable à mes sens pour rejoindre le monde éveillé. L’ascension vers la réalité se fera sous intra veineuse de caféine. Le frigo est vide. M. elle ne cesse de se ravitailler. Son garde manger déborde bientôt plus que celui enchanteur de Barjavel. Certainement une peur de manquer, symptôme de la seconde guerre, ou celle d’alimenter son peu d’activité. En tout état de cause chaque matin, Son Boucher et Son Boulanger l’achètent de leur bonjour fabriqué. 11h du mat, vais rejoindre Jo au Louvre. Le département égyptien m’a toujours perturbament fasciné et le Classique séduite surtout lorsque la Victoire me tend les bras. Chaque jour de fragiles personnes s’y recueillent persuadées de leurs obsessionnelles croyances. Et ces vagues de touristes ! Aucun d’entres eux ne détournent le Palais ! La virée pyramidale est obligatoire pour un speudo savoir collectif ! Une ingurgitation abusive d’œuvre d’art ! Une surdose d’huile, de marbre et de pierres. De génération en génération, le rituel s’obstine ! Resurgit une vague littéraire : l’étrange cortège du mariage de Gervaise déboule à travers « Des siècles d’art passaient devant leur ignorance ahurie, la sécheresse fine des primitifs, les splendeurs des Vénitiens, la vie grasse et belle de lumière des Hollandais. (L’assommoir » Emile Zola) Je quitte le monstre saturateur des caprices d’antan. Appelle mon ami V. Il est pour moi le seul à pouvoir m’accompagner ce soir au 5éme étage de Beaubourg : Cocteau y sommeille. « Tête vide, fragile, luminescente. Immorale ? N'est-elle pas faite au moyen des instruments qui assurent l'efficacité pour "perdre la tête", outil pour faire fonctionner l'oubli grâce à la pipe à opium." (Man ray). Impossible, le centre pourrait se revêtir d’un son et lumière façon Chambord, que V.ne manquerait pour rien sa réunion N. A. Depuis son brusque séjour au château des camés anonymes, il ne manque pas un seul vendredi. Qu’importe. Je me dirige vers Gambetta rejoindre mon amie L. pour un tragique café. Elle est anéanti son amant a décroché. Elle ne peut évoquer, elle n’arrive à évacuer. Seule solution : lui offrir les scènes nocturnes impatient













