18/04/2012 02:27 C'est à la suite de cette séance nocturne dans le cadre de la deuxième lecture du texte ouvrant le mariage aux personnes de même sexe que m'est donné l'occasion d'échanger sur Twitter avec un représentant de l'Eglise catholique (un prêtre en l’occurrence). Bien que ce Tumblr soit à dominante humoristique, la radicalisation de ce débat et des mouvements d'opposition qui l'accompagnent m'amène à de moins en moins prendre avec légèreté les aspects du débat parlementaire, et les dérapages (si ce n'est homophobes, ayant tendance à attiser les bas instincts de certaines personnes développants des discours et des actes homophobes) de certains députés, empiriquement situés à l'aile droite de l'échiquier politique. C'est pourquoi m'est venu la digression suivante. Je ne sais pas si à cette heure tardive elle sera beaucoup consultée, mais n'hésitez pas à la partager, et à échanger (avec esprit critique!). Cette première digression sera peut-être suivie d'autres au sein de ce Tumblr, que je considère également comme le prolongement de Twitter où peuvent s'exprimer mes réflexions, entre autres, sur ce débat. Je tiens à préciser que je ne suis ni militant, ni engagé; que je suis hétérosexuel, agnostique et avant toute chose citoyen attentif et critique.
Ce qui est fascinant avec les religions, c'est que sur les sujets sociétaux (mariage homo, enfants hors mariage, contraception, avortement etc...), aucun de leurs fondements ou textes de référence ne donnent de piste concernant ces éléments (ce qui est historiquement compréhensible). Or, les religieux s'attachent pourtant avec vigueur à lutter contre ces progrès (car nous vivons effectivement dans une société progressiste, et nous pouvons nous en satisfaire). Ces luttes n'ont aucun fondement spirituel, mais relèvent uniquement de principes moraux conservateurs, rétrogrades et archaïques. Paradoxalement, les valeurs religieuses de respect et d'amour fraternel vont à l'encontre de ces combats qui divisent les Hommes en fonction de critères parfois ségrégatifs. Ces prises de positions religieuses relèvent donc moins des religions en elles-mêmes que de ses représentants - dont l'opinion est respectable et recevable - souvent aveuglés par leur appartenance religieuse et pourfendant des principes religieux qui n'en sont pas, en lieu et place de simples valeurs morales et idéologiques dépendant de variables culturelles et sociologiques plus que spirituelles.