J’ai beaucoup appris cette année.
J’ai appris qu’on pouvait mentir et se mentir pour son seul intérêt : gagner plus d’argent, de considération, d’estime de soi, de temps ou d’image(s) qu’on (se) renvoie dans le miroir, je suis un type bien, valeureux, estimable.
J’ai appris qu’on peut faire croire aux gens qu’on les aime alors qu’on a juste besoin d’eux ; j’ai aussi appris que oui, ça marche mais que cet amour-là ne dure qu’un temps.
J’ai appris qu’on pouvait faire mal exprès aux gens qu’on aime, en plus de leur faire mal sans le vouloir, juste parce qu’on a besoin de reprendre le pouvoir, de décider, d’essayer de maîtriser quelque chose. La douleur en conscience infligée en sceptre, quand tout fout le camp. Et tout fout toujours le camp.
J’ai appris à essayer de faire avec : c’est comme ça, on n’est pas Dieu mais on fait semblant. On est seul aussi, c’est peut-être ça qui fait qu’on confond.
J’ai appris que les mots ne sont que des mots, mais que c’est parfois tout ce qu’on a.
J’ai appris qu’il est possible d’offrir un secret en cadeau d’amour, avec les seuls mots qu’on a justement, que la confiance se gagne, à force de preuves, d’épreuves, de temps passé et de cris du cœur. Qu’on peut revenir dessus ou se souvenir, pour la vie.
J’ai appris que tout s’excuse quand on le comprend, qu’on peut dire je t’aime aussi souvent qu’on le ressent, revenir après être parti tant que l’amour dure et que la moussaka, ça rend moins d’eau quand on rajoute des pommes de terre.
2017, encore 3 mois et beaucoup de choses à apprendre.