CâĂ©tait une nuit dâĂ©toiles filantes, jâĂ©tais seul dans mon appartement et jâavais besoin de prendre un peu lâair et cet Ă©vĂ©nement Ă©tait parfait. Je suis donc sorti faire un tour avant de trouver un endroit oĂč m'installer pas trĂšs loin de lĂ oĂč j'habite.
InstallĂ©, je regarde le ciel, prĂ©occupĂ© et anxieux. Lâair est frais, lâherbe est haute. Je mây enfouis, toujours la tĂȘte lourde, et mon regard plongea dans le ciel Ă©toilĂ©.
Les mauvaises pensĂ©es revenaient, mĂȘme en me concentrant sur cette belle pluie dâĂ©toiles.
Et puis, quelque chose dans le ciel me fit revenir dans lâinstant prĂ©sent, heureusement, car un point lumineux plus intense que les autres, se mis Ă grossir, comme ci il s'approchait.
Je me redressais. Des sueurs froides me firent frissonner de peur, quand je me rendis compte que jâavais vu juste. Une grosse boule de feu, accompagnĂ©e de plusieurs autres petites, se dirigeaient vers moi.
Je commence à courir jusqu'à chez moi, je prends quelques affaires, dont mon téléphone.
Tout en courant hors de lâimmeuble, je vois beaucoup de mes voisins affolĂ©s, certains sont dĂ©jĂ partis en voiture.
Je regarde mon tĂ©lĂ©phone et cherche des informations concernant lâĂ©vĂ©nement.
Une page dâun journal territorial en parle, il y a que quelque minute de ça, je regarde le ciel, lâastre se rapproche, jâai peut-ĂȘtre encore le temps.
Je cours pour ma vie. Une peur immense me submerge, mĂ©langĂ©e Ă l'adrĂ©naline. Ce cocktail dĂ©sagrĂ©able me remonte dans la gorge, ce qui la fait se serrer. Jâai le souffle lourd, tout est trouble autour de moi, les larmes me montent aux yeux. Autour de moi, la panique envahit les rues.
Puis, le silence. Je jette un regard par dessus mon épaule, vers le ciel et⊠Plus rien.
Je me rĂ©veille, les yeux lourd et avec mal Ă la tĂȘte. Je regarde autour de moi, je suis dans un lit d'hĂŽpital, je touche mon front et remarque un pansement.
Je me redresse, jâai les jambes engourdies, je retire le drap et mâassoit sur le rebord du lit, toujours un peu sonnĂ©, je tente de sortir du lit, avec succĂšs. Je prends les deux bĂ©quilles proches du lit et je pousse le rideau qui occulte la vue.
D'autres patients sont parqués dans des espaces dédiés.
Pas beaucoup de bruit à l'extérieur de la salle. J'aperçois un infirmier et me dirige vers celui- ci.
Je lui pose quelques questions, perturbĂ© dâĂȘtre ici, sans savoir ce quâil sâest passĂ©. Il me rĂ©pond plusieurs mĂ©tĂ©orites ont dĂ©vastĂ© une grande partie de la ville, il ya de ça, quatre semaines, et quâil y a eu beaucoup de victimes et quelques morts.
Abasourdi, je ne répond pas.
Je mâassois sur le sol, dĂ©vastĂ©. Lâinfirmier me soutient et me propose de lâeau. Jâaccepte volontiers.
Je repars le lendemain, les jambes frĂȘles. Je regarde autour de moi. La vie semble avoir repris son cours. Je soupire, toujours sous le choc. Ma maison est dĂ©vastĂ©e.
Je sors mon tĂ©lĂ©phone, celui-ci a pris un choc mais reste utilisable. Jâappelle un ami pour trouver ou me loger. Il me propose de venir chez lui.
Je sais que plus rien ne sera comme avant.
It was a night of shooting stars, I was alone in my flat and needed some fresh air and this event was perfect. So I went out for a walk before finding a place to settle down not too far from where I live.
As I settled in, I looked up at the sky, concerned and anxious. The air is cool, the grass is high. I sank into it, still with a heavy head, and my gaze plunged into the starry sky.
The bad thoughts came back, even as I concentrated on the beautiful rain of stars.
Then something in the sky brought me back to the present moment, fortunately, because a point of light, more intense than the others, began to grow, as if it were approaching.
I sat up. Cold sweat made me shiver with fear, when I realized that I had seen right. A large fireball, accompanied by several smaller ones, was heading towards me.
I started to run back to my house, grabbing a few things, including my phone.
As I run out of the building, I see many of my neighbours in a panic, some of whom have already left in their cars.
I look at my phone and search for information about the event.
I look up at the sky, the star is getting closer, maybe I still have time.
I run for my life. An immense fear overwhelms me, mixed with adrenaline. This unpleasant cocktail rises in my throat, making it tighten. My breath is heavy, everything around me is blurred, tears are welling up in my eyes. Around me, panic invades the streets.
Then, silence. I look over my shoulder, to the sky and... nothing.
I wake up, my eyes heavy and my head hurts. I look around, I am in a hospital bed, I touch my forehead and notice a bandage.
I sit up, my legs are numb, I take off the sheet and sit on the edge of the bed, still a bit stunned, I try to get out of bed, with success. I take the two crutches close to the bed and push the curtain that obscures the view.
Other patients are parked in dedicated spaces.
Not much noise outside the room. I see a nurse and go towards him.
I ask him some questions, disturbed to be here, without knowing what happened. He tells me that several meteorites have devastated a large part of the city, four weeks ago, and that there have been many victims and some deaths.
I sit on the floor, devastated. The nurse supports me and offers me some water. I accept willingly.
I leave the next day, my legs weak. I look around me. Life seems to have resumed its course. I sigh, still in shock. My house is devastated.
I take out my phone, it has taken a shock but is still usable. I call a friend to find somewhere to stay. He offers me to come to his house.
I know that nothing will ever be the same again.