Il y a quelques années de ça, je n'aurais jamais cru que notre relation prendrait une telle place dans ma vie. Pas au point de littéralement graviter autour.
"I'm Dorothy Gale from Kansas"

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@nessimoon
Il y a quelques années de ça, je n'aurais jamais cru que notre relation prendrait une telle place dans ma vie. Pas au point de littéralement graviter autour.

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On va essayer d’aller mieux même si on sais qu’on n’ira jamais mieux
“Elle était comme ça, en même temps, tu vois. Un peu ambivalente, un peu bancale, j’en sais rien. Dans le fond, c’est ce que j’aimais avec elle, cette idée qu’on marchait sur un fil sans savoir où on allait, quand est-ce qu’on allait tomber, parce que quand je pensais avoir de l’emprise sur elle, j’étais un beau connard parce que je me suis trompé (il rit avec sarcasme). J’étais vraiment un con, parce que je l’avais serré tellement fort dans ma main, que je lui avais fait mal, alors elle s’est échappée. Elle avait besoin de sa liberté, en fait. En fait, ouais. (il regarde à droite et fume sa cigarette). Tous les lundis, c’était le même cinéma. Elle déambulait chez moi à huit heures pétante, alors que les débris de ma nuit se faisaient entendre dans mon crâne, que je souillais encore toutes les flasques que j’avais terminé quatre heures avant ou moins, t’sais (il sourit sans lever le visage). Au bout d’un moment, j’arrêtais de me lever pour lui ouvrir la porte parce qu’entendre ses phalanges cogner contre ma porte était l’unique chose que je haïssais chez elle. Elle ne savait pas toquer, tu vois, mec, putain, c’était comme si elle voulait péter la porte avec une main (il rit). Du coup, je mettais un putain de réveil (il tape avec la paume de sa main ses cuisses), juste pour me lever assommé, lui ouvrir la porte et me rendormir pour ne pas avoir à entendre ce carnage. Ouais. (Il se relève sur sa chaise et répète). Ouais. Parfois elle arrivait presque encore en pyjama, elle enfilait juste un pantalon et gardait son vieux t-shirt souillé là, toujours un t-shirt bizarre sur les seins, elle. Sans soutient-gorge en plus, je pouvais voir ses tétons quand je relevais un seul oeil quand elle entrait dans ma chambre, juste pour vérifier que c’était bien elle, pas un connard ou je sais pas. Puis après, j’avoue, c’était juste pour ses tétons, tu vois (il rit encore). En général, quand elle venait habiller comme ça, c’était pour se foutre dans mon lit et prendre toute la place, puis elle dormait la bouche ouverte ou la face enfouie dans ma couverture, je me réveillais elle avait la tête sur mes genoux. En général c’est qu’elle s’était enfilée trop de médocs, cette gamine la veille. Alors quand elle se réveillait, elle me disait toujours le même truc, un peu le même discours, du genre elle me demandait quand est-ce qu’elle était venue, si elle était venue le matin ou le soir, puis elle me demandait à quel heure elle avait cours (il tire une tronche énervé). J’aimais pas quand elle faisait ça, je préférais quand elle venait, en pyjamas, ouais (il me regarde). Pas pour les tétons (il rit), mais parce que parfois elle venait comme ça et elle s’allongeait à côté de moi, même quand j’avais le dos tourné, elle me serrait contre elle, puis elle s’endormait. Alors je me réveillais avant elle, et je la laissais dormir, et elle était mignonne quand elle savait où elle était, tu vois. Mais moi, j’avais rien à dire, parce que j’avais tout le temps le crâne arraché, moi aussi parfois j’oubliais qu’elle était là. (Il tourne le visage). Mais parfois, tu sais, elle se faisait belle. Genre, elle sentait bon alors je lui reniflais un peu le cou juste pour parce qu’elle sentait bon, tu sais. J’aimais bien jouer avec ses cheveux quand elle me tournait le dos, elle me tournait le dos que quand je sentais le rosé du matin, de fin de soirée, tu vois. Souvent c’était elle qui ne dormait pas, alors elle restait assise à côté de moi, en attendant que je me réveille, en buvant son café, pendant que le mien refroidissait, elle en faisait toujours deux même si je dormais, tu vois (il sourit), et elle fumait sa clope en lisant un bouquin à deux francs acheter à la librairie du coin. Puis, parfois c’était moi, alors je jouais avec ses cheveux ou je regardais le plafond, ou je faisais le tour de ma propre baraque comme si je ne connaissais pas l’endroit (il sourit à nouveau). Quand elle dormait un peu trop longtemps, je fouillais dans son sac, puis, j’essayais de lire les bouquins qu’elle lisait, j’aimais bien les feuilleter pour trouver toutes les phrases qu’elle avait souligné. Parfois je tombais sur ses poèmes froissés, barrés. Je crois qu’elle se détestait d’écrire. Puis, je fumais ses clopes et je commençais à faire du bruit pour qu’elle se réveille (il lève les yeux au ciel et s’étire). Puis, il y a eu un lundi où j’étais trop pété, trop arraché, trop con. J’avais oublié de lui laisser un message pour lui dire de venir dans l’après-midi plutôt parce qu’il y avait une nana dans mon lit. Le genre de truc qui l’irritait constamment, puis, cette nana, elle ne l’aimait pas. Puis j’ai oublié, alors la nana avant qu’elle ne s’endorme à sept heures, je lui ai dis que quelqu’un venait, elle n’a pas trop réagi, elle s’est rhabillée tu vois, gentiment puis, quand je lui ai ouvert la porte pour qu’elle se tire, ben, elle, elle était là. Devant la porte, avec ses foutus phalanges prêtes à taper, tu sais. Elles se sont regardées comme si elles allaient mutuellement s’éclater le crâne contre le mur, sauf qu’elle, elle a juste dit putain, puis elle a barbouillé dans son écharpe qu’elle allait se tromper de porte, puis elle rigole et je la regarde ébahi et je la vois, elle monte au premier étage, alors j’attends que l’autre se tire pour pouvoir la suivre, puis j’allais monter et je l’entends sangloter, contre la porte d’un voisin. Je monte, je lui dis, arrête, arrête, on en a déjà parlé. Alors elle se lève, me regarde et se casse (il croise les bras). On n’était pas amoureux, on s’aimait, pas avec amour, mais je n’en sais rien, y avait un truc. Peut-être au-delà de tous les sentiments qu’on pouvait connaître dans la vie, tu vois, c’était au-delà de tout ça, il n’y avait aucun mot pour décrire ce qu’il y avait entre elle et moi. C’était elle et moi, c’est tout. On se coupait un peu du monde, parce que quand on se voyait c’était jamais avec les autres, on n’avait pas besoin des autres, juste de nous deux. Puis, dans le cas où y avait les autres, on n’était plus rien. (Il se rallume une clope). Tu vois, c’était ça le problème, c’est que tout était bancale. Parce qu’elle, elle m’aimait. Elle m’aimait alors elle me détestait. Elle me détestait tout le temps et elle, elle me menaçait de partir tout le temps aussi. J’avais pas envie qu’elle parte, mais elle s’était cassée là. Je l’ai rattrapé, je lui répète alors arrête, alors elle me dit d’accord. Je lui répète, s’il te plaît, arrête, elle me dit d’accord et elle rentre chez moi. Elle regarde le lit et s’assoie plutôt sur la chaise. Elle commençait à m’irriter, tu vois. J’aimais pas quand elle faisait ça, la moue comme ça. Elle a posé ses jambes sur le bureau ce matin-là et s’est allumée une cigarette. Je lui demande si elle veut parler, elle me sourit et elle me dit qu’elle s’en fout qu’il y ait eu une fille dans mon lit. Je lui dis pourquoi t’as pleuré au premier alors. Elle hausse les épaules, écrase sa clope à peine fumée, et me dit, je suis à bout, je dois me quitter, je vais imploser de ma peine. Puis elle se touchait le coeur, et elle faisait un geste comme si elle voulait se l’arracher et c’était violent (Il imite le geste). Elle a parlé longtemps jusqu’à que je m’endorme pas parce qu’elle me faisait chier, je l’écoutais mais j’avais pas dormi, t’sais. Alors elle n’a plus rien dit, je l’ai entendu se lever, elle m’a embrassé le front et s’est tiré. Il pleuvait beaucoup ce jour-là, puis j’avais regardé la pluie toute l’après-midi avec un sentiment dégueulasse qui me pétrifiait (il écrase sa cigarette dans le cendrier et relève la tête après un long silence). C’est là qu’elle a commencé à s’en aller. Elle s’était tirée, puis, je n’avais pas entendu parler d’elle pendant un mois. Pendant une semaine, je me foutais de son silence, j’sais pas, je m’inquiétais pas trop, jusqu’au lundi, tu vois, parce que j’avais ouvert la porte, et quand je me suis réveillé à neuf heures, elle était toujours pas là. Alors j’ai refermé la porte. J’ai essayé de l’appeler, je lui ai écrit, je l’ai cherché sur les réseaux sociaux, puis, je sais pas, tu vois, elle avait ce don de disparaître avec une telle transparence que tout le monde finissait par croire qu’elle n’avait jamais existé (il plisse les lèvres). Je l’ai détesté d’être partie. La première fois, c’était trop dur. Je ne comprenais pas, j’avais l’impression qu’elle ne reviendrait pas. Puis, je voulais même pas savoir au final ce qu’elle foutait, je voulais juste qu’elle soit en sécurité, qu’elle ne fasse pas la conne. Parce que je savais qu’elle avait besoin un peu d’être seule. Elle était revenue le premier lundi du mois, en me couchant j’avais prié d’entendre ses putain de phalanges contre la porte, tu vois, alors j’avais ouvert la porte ce matin-là, au cas où, puis de toute façon je la connaissais trop bien pour ça. Elle avait besoin de calcul dans toutes ses démarches, c’était un mois pile, pas plus, pas moins (il rit). J’avais levé l’oeil, juste pour la voir. Pour voir son visage, ses hanches, je sais pas, elle m’avait manqué. Puis, quand j’ai levé l’oeil, j’ai peiné à la reconnaître, j’ai eu peur, tu vois. Son corps avait changé, elle avait perdu du poids, sa crinière était teinte en blonde, elle avait de nouveaux fringues, elle s’est allongée à côté de moi, et je me souviens, elle m’a juste dit, je suis désolée. J’ai rien dit, je l’ai juste serré contre moi. Puis elle s’était tirée encore avant que je ne me réveille. Puis, elle ne répondait pas, ou parfois elle revenait deux lundis de suite, mais ce n’était plus pareil. Quand je dormais et qu’elle ne dormait pas, elle écrivait sur son carnet. J’ai lu une fois, ça ne m’aidait pas, elle ne parlait de rien, en fait. Elle parlait du bruit, du silence. Parfois de rien. On ne buvait plus de cafés ensemble, on ne parlait plus, je sais pas, elle ne voulait jamais me dire pourquoi elle avait disparu, elle n’en parlait pas. Parfois je lui criais fort dessus, parce qu’elle était devenue bizarre. J’arrivais pas à la cerner, elle me regardait avec les yeux d’une môme et une voix de madame. Je crois qu’elle essayait de grandir mais qu’y avait sa gamine en elle qui l’en empêchait. Alors elle partait, et revenait, mais parfois je ne lui ouvrais même plus la porte quand elle tapait contre la porte. Alors elle restait dormir contre la porte, jusqu’à que je doive sortir de chez moi, puis elle se relevait en me voyant et me crachait à la figure ou me giflait, ou parfois elle pleurait, puis elle disait je suis désolée, je veux retourner en arrière, s’il te plaît. Alors tout devenait mieux, elle réussissait même à me rendre dingue. Dingue, tu vois. Je devenais dingue. On sortait, on se baladait, on buvait n’importe quoi, on mangeait n’importe quoi, et elle aimait crier, parler vite et rire beaucoup d’un coup comme s’il lui manquait du temps, elle courrait dans tous les sens puis elle me frappait toujours pour rigoler. On regardait les arbres, on regardait le ciel, on regardait le monde puis la terre elle avait beau tourner, j’avais l’impression qu’elle arrivait à tout figer sur son passage. Puis, un jour, quand on se disait au revoir, elle s’est arrêtée pour me regarder, et je lui ai dis quoi, elle a haussé les épaules, puis j’ai dit ben alors, et elle a haussé les épaules encore. Je lui ai tourné le dos et elle est restée. (Il soupire). Puis, elle est repartie, encore. Mais je peux pas en parler, trop longtemps. Je comprenais pas, je n’ai jamais compris, tu vois. Personne ne voulait me dire où, ni pourquoi. Je sais pas (il soupire encore). Alors elle est revenue, trois mois plus tard, encore, puis c’est pas moi qui lui ait ouvert la porte, je n’en avais même pas la force, tu sais (ses yeux sont mouillés). Elle s’est allongée à côté de moi, j’ai failli l’étrangler, je voulais juste lui sauter dessus et lui crier dessus jusqu’à faire éclater ses tympans. Mais au lieu de ça, j’ai attendu qu’elle s’allonge et je crois que j’ai failli pleurer comme un gamin, je lui ai juste dit un truc, genre, arrête de t’en aller s’il te plaît. Puis j’ai dit putain, je crois, elle s’est mise à pleurer comme une malade, genre je n’avais pas les yeux ouverts, mais elle a pleuré comme une putain. J’ai ouvert les yeux et elle avait le dos tourné, tu vois. Et, puis, elle n’avait plus de cheveux. Elle avait le crâne chauve. Plus rien. Rien. La peau sur les os et le crâne chauve. J’ai failli me crisper, hurler encore plus fort, je voulais cogner les murs avec mes poings, puis moi, tout ce que j’étais fichu de faire, c’était de me rendre compte que c’était vrai, alors j’ai prit ses poignets, puis j’ai vu le bracelet, alors je me suis levé, je crois que là j’ai un peu tout foutu en l’air, j’ai tout cassé. J’étais énervé, pas contre elle, contre le monde, contre la vie, tu vois. Alors elle s’est approchée de moi, toute tremblante, toute pleurante et elle m’a juste dit, arrête, toi arrête s’il te plaît. Je l’ai prit dans mes bras, je l’ai serré tellement fort, que l’on n’a formé qu’un. On ne formait qu’un. Un. (il essuie ses yeux avec sa manche). Je ne l’ai jamais revu.”
—
Ewelina Spiewak, http://prpzivt.tumblr.com
(via prpzivt)
by Mansi Jikadara B
N'ayez pas peur de perdre les gens. Ayez peur des vous perdre vous-même à force d'essayer de satisfaire tout le monde.
Twitter : @smayabirh_

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“Toute passion amoureuse, aussi sincère soit-elle, induit deux risques majeurs : celui d’une grande déception, et donc, celui d’une grande douleur…”
—
V. H. SCORP
“Je pensais que tu étais différent, qu’on serait différents ensembles. Puis tu as fais comme les autres, t’es parti et moi j’ai pleuré ton absence pendant des heures.”
— @viensdansmatete
pourquoi ce silence quand tout le monde se sent à bout ?
« Je ne suis pas partie parce que j’ai cessé de t’aimer
je suis partie parce que plus je restais moins je m’aimais »
“Le chagrin d'amour est un chagrin tout aussi douloureux que particulier puisque la seule personne qui pourrait vraiment vous apaiser est justement celle qui vous fait tant pleurer…”
—
V. H. SCORP

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j’ai besoin de quelqu’un qui reste même quand je lui hurle de partir, j’ai besoin de quelqu’un qui me rattrape quand je suis prête à m’enfuir…
quand sait-on que c’est terminé ?
quand sait-on qu’on a bouclé la boucle ?
devons nous nous acharner ? devons nous nous battre ?
pour redevenir ce qu’on était
ou simplement se dire au revoir d’un signe de tête
sometimes i want to died
“Il faut se sentir mal pour écrire, quand on va bien, on ne pense pas à écrire, peut-être que le bonheur ne s'écrit pas.”
—
Photo by Benoit Courti

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et si je doute rappelle moi tout ce qu’on a vaincu
ce qu’on avait tant redouté arrive, sans le vouloir on fait tout pour que nos peurs se réalisent
ma psy m’avait toujours dit de devenir égoïste, que grâce à cela je serai enfin heureuse, mais peut être qu’elle avait tord, dans un certain sens...