Aimer en péril
Ils s’aiment, bien qu’ils risquent leur liberté
Sous l’œil froid d’une société, et la peur des gens
Leurs cœurs battent, et leurs battements
N’ont pas peur de devenir frauduleux
Quelle justice peut les empêcher de périr à deux ?
Puisqu’ils ont choisi de brûler la vie à grand feu
Partir avant l’âge de dépérir vieux
De la rosée de l’aube au crépuscule duveteux
Rêvant d’un dernier souffle doucereux
Durant la fleur du printemps amoureux
Elle, tremble Ă son ombre mais rĂŞve de ses bras,
Lui n’a peur de rien, bravant les appâts
Qui donc peut de les arrĂŞter
Si pour cela il faudra condamner leur passion qui s’embrase
Séparer leurs âmes qui s’embrassent
L’oisiveté qui les berce mais que l’on blâme
L’oisiveté est un loisir élevé pour les oiseaux
Les mots qu’ils ne s’échangent plus que clandestinement,
Amour en sursis, condamné à périr
Sûr, qu’ils s’en relèveront, sûr qu’ils en reconnaîtront
Dans le mal qu’ils se font ils gardent un souvenir tendre
Bien qu’on voudrait les ligoter, les capturer, les juger
Les empĂŞcher de vivre Ă leur guise
Quand l’heure de la sentence arrive,
Les jours viennent comme une eau trouble, et le temps les menace
On ne soignera jamais l’autodestruction
Car c’est dans l’autodestruction que certains se soignent
Si se séparer doit être une finitude
Ce qui est impossible peut être aussi une plénitude.










