Mon blog fête aujourd’hui son premier anniversaire, tout comme ma maman, d’ailleurs, à qui je dédie donc ce billet tant attendu…
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Comme les plus observateurs d’entre vous ont pu le remarquer, nous ne sommes toujours pas de retour… Nous avons en effet décidé d’un commun et enthousiaste accord de prolonger le voyage jusqu’à fin mai :-) Ca nous permettra notamment de mieux gérer le choc thermique en arrivant à Berne, actuellement sous la neige ! Toute excuse est bonne, je sais.
Avec un peu de retard, voici quelques photos de notre mois à Bornéo. Pour moi, c’était une destination très attendue et même si nous y avons passé de très bons moments, il faut bien dit que la saison des pluies a quelque peu tempéré nos velléités d’excursions et mon esprit d’aventure (qui se résume d’ailleurs habituellement à choisir un plat inconnu au resto)… C’est notamment pour ça que nous sommes finalement partis plus tôt que prévu en Thaïlande, d’où j’écris actuellement, sous un soleil de plomb qui réchauffe mon coeur et mes vieux os vermoulus.
Partis des Philippines, nous avons atterri à Kota Kinabalu, une ville transpirante, poussiéreuse et sans grand intérêt à mes yeux (mis à part la présence d’un Body Shop et d’un cinéma). Pas de bol, comme elle se trouve à la croisée de toutes les routes de l’île, nous y avons au total séjourné 4 fois ! Juste le temps de goûter à toute la carte du Chinois placé stratégiquement à 10 mètres de notre hôtel, et qui nous a redonné joie à la vie, après 2 mois de “gastronomie” philippine… Notre première destination a été la pointe est de Bornéo, et plus précisément le “jungle camp” de Kudat. Une fois de plus, même si j’avais été prévenue, j’avais une représentation un peu trop romantique de la vie dans la jungle… J’ai malgré tout tenu 4 nuits dans notre cabane en bois au milieu de la végétation, qui n’était pas assez haute pour qu’on puisse s’y tenir debout et dont les planches laissaient passer tous les insectes de la région qui se faisaient un malin plaisir de dévorer le moindre millimètre de peau non couvert d’anti-moustiques. Je pense que notre moral aurait été meilleur s’il n’avait pas plu toute la journée et si la mer n’avait pas été si agitée, c’est sûr. Du coup, on a passé beaucoup de temps sur nos ordis, le nez dans un bouquin ou devant un chocolat chaud… On aura quand même eu droit à quelques beaux couchers de soleil ainsi qu’à un de mes trucs préférés : la douche en plein air avec les étoiles au dessus de la tête !
Comme je voulais à tout prix éviter l’avion, nous nous sommes tapé d’interminables trajets en bus avec des kilos d’enfants entassés sur 2 sièges (en Malaisie, on paie par siège, pas par passager… alors du coup, ça empile sévère !), entre les effluves de vomi, la porte des toilettes qui ne ferme pas et le voisin qui mange de la cervelle de poulet. C’est le moment où tu te félicites d’avoir du baume du tigre dans ton sac : il suffit en effet de s’en tapisser les narines pour que les odeurs désagréables soient occultées (et que tu aies l’impression d’avoir une colonies de fourmis urticantes qui dansent la java dans ton nez mais bon, il faut savoir ce qu’on veut). Le côté positif (il faut bien en trouver un), c’est que tu es toujours super content d’arriver :-) Nous avons été particulièrement ravis de notre détour par Sepilok, où nous avons pu admirer des orang-outans et des “sun bears” (ou ours de cocotiers) dans leur habitat naturel. Les orang-outans sont vraiment extrêmement marrants et les averses diluviennes nous auront au moins permis de surprendre leur trogne renfrognée quand ils essaient tant bien que mal de se protéger de la pluie en s’entassant des petites feuilles sur la tête… Je sais que je vais en décevoir certains mais cette fois-ci, il n’y aura pas de photos d’animaux car l’appareil de Hannes a rendu l’âme au moment fatidique :-(
Après de longues discussions et hésitations, nous avons fini par nous décider à aller à Semporna, le point de départ pour la réserve maritime de Sipadan, l’un des meilleures spots de plongée du monde. Les dernières années, quelques enlèvements par des pirates philippins ont eu lieu dans le coin, ce qui a bien sûr nuit au tourisme. Les victimes de prédilection pour les kidnappings sont les Chinois car les rançons sont toujours rapidement payées, le plus souvent par leur entreprise, ce qui nous a quelque part rassurés : avec nos dégaines de clochards, c’est clair qu’on n’attire pas franchement la convoitise… A posteriori, je suis super contente que nous n’ayons pas renoncé à notre projet car notre semaine à Mabul (petit village flottant situé sur une île voisine) restera l’un des meilleures moments du voyage et je pense honnêtement que les risques existants ont été beaucoup montés en épingle, notamment à l’étranger. Question sécurité, aucun problème, des bateaux de la police patrouillent les environs et des militaires sont présents sur l’île de Sipadan, où ils assurent la protection des plongeurs en jouant au ping-pong et en matant les blondes Russes en string. Le bon côté de la défection touristique a été que d’habitude, seulement 120 permis étant délivrés chaque jour pour aller plonger à Sipadan, il faut les réserver des mois à l’avance - là , nous nous sommes pointés la bouche en coeur, avons immédiatement trouvé des permis disponibles et nous sommes même payé le luxe d’y retourner ! Nous aurons donc pu voir des requins, des escouades de tortues, des raies (pas uniquement celles des touristes citées plus haut), j’en passe et des meilleures, le tout dans une eau turquoise à 30 degrés (comme d’hab quoi)… Nous avons également fêté Noël à Mabul, même si le mot “fêté” est un peu exagéré : notre petit hôtel était complètement déserté et c’est donc sans sapin mais devant un plat de poisson grillé et de riz que nous avons passé la soirée du 24. Heureusement, le 25 a été une magnifique journée au cours de laquelle nous avons pu baptiser nos nouveaux masques de bolos, en silicone ramassée à la main par des vierges une nuit de pleine lune et tellement souple qu’elle ne te fait même plus une tête de raton laveur quand tu sors de l’eau. Le pied !
Alors que les sirènes de la Thaïlande se faisaient déjà entendre, nous avons fini notre séjour à Bornéo par quelques jours dans la jungle, le long de la rivière Kinabatangan. Une fois de plus, c’était très très humide et boueux (bonjour les sangsues et autres saloperies locale !) et l’hébergement un peu basique (douche froide quand il y avait de l’eau… et eau de la couleur d’un latte macchiato par moments) mais les balades au fil du fleuve nous ont permis de voir des crocodiles, des nasiques, des serpents, plein de martins-pêcheurs plus colorés les uns que les autres et des macaques par dizaines… On n’aura juste pas réussi à dégoter un éléphant pygmée mais bon, on s’en remettra. Une fois n’est pas coutume, nous nous sommes couchés à une heure très décente le 31 décembre (une soirée malgré tout très agréable passée avec un couple d’Autrichiens et 3 bières payées une fortune chez le dealer du coin) et avons commencé la nouvelle année par une promenade à pied à 6h du mat !
Sur ce, je vous dis à très bientôt pour des nouvelles et des photos de notre nouveau pied-à -terre thaïlandais…