FRAYEUR GARANTIE Quoi de mieux qu’Halloween : trouver le meilleur costume possible, s’empiffrer de bonbons, sortir avec vos amis mais aussi, et surtout, se faire peur en regardant des films d’horreur. Voici une petite liste de recommandations pour vous guider dans votre choix de frayeur sur écran.
FANTOMES :
Le Numéro 1 : Un des sous-genres les plus prolifiques du cinéma d’horreur, les films de fantôme, qui illustrent la peur viscérale de l’homme face à la mort, mais aussi face au retour de nos pulsions et actions les plus terribles que l’on avait tenté d’enfouir au plus profond de nous. Dans cette catégorie, le film **L’Orphelinat** (Juan Antonio Bayona, 2006) est un modèle très convaincant. Ce film teinté de fantastique raconte l’histoire de Laura qui décide de racheter l’orphelinat où elle a grandit afin de le restaurer et le transformer en maison d’accueil. Le jour de l’inauguration, son fils Simon, disparaît. Laura part alors à sa quête, convaincue qu'un mystère longtemps refoulé est tapi dans l'orphelinat…Le film parvient à commettre l’exploit de mêler poésie et horreur au service d’un scénario plein de suspense dont la conclusion est à couper le souffle.
Le reste du podium: **Silent Hill** (Christopher Gans, 2006) et son atmosphère poisseuse, **Les Autres** (Alejandro Amenàbar, 2001) et son ambiance gothique.
SATANISME ET POSSESSION :
Le Numéro 1 : Un autre favori des amateurs d’horreur, le thème du satanisme et des possessions maléfiques. Car si les fantômes sont inquiétants, quoi de plus effroyables qu’un être humain possédé ? Mi- humains, mi- démons, fous sans que l’on ne comprenne vraiment pourquoi, associés à la notion de mal absolu, on a du mal à classifier les personnages possédés, ce qui les rend purement terrifiants. Ici, c’est **Shinning** (Stanley Kubrick, 1980) qui s’impose dans les esprits. Le bâtiment mystérieux perdu en haut d’une montagne, les mystères un peu glauques que son passé recèle, ses couloirs (presque) vides et glaçants, l’auteur en manque d’inspiration qui devient fou (superbement campé par Jack Nicholson qui ancre cette performance comme l’une des plus impressionnantes, non seulement au sein de sa carrière, mais aussi du cinéma lui même), tout est réuni pour vous traumatiser.
Le reste du podium : **Rosemary’s Baby** (Roman Polansky, 1968) qui balance entre paranoïa et pire des horreurs,
**L’Exorciste** (William Friedkin, 1973), la plus culte des possessions.
PSYCHOPATHE ET HOME INVASION :
Le Numéro 1 : Probablement le genre le plus terrifiant car le plus réaliste, celui qui met en scène des psychopathes. Souvent frappés de la bannière « basé sur des faits réels », les films de Home Invasion sont particulièrement glaçants puise qu’ils présentent des scénarios susceptibles d’arriver à n’importe qui. **The Strangers** (Bryan Bertino, 2008) met en scène un de ces couples normaux à qui, alors qu’ils espéraient passer un paisible week-end à leur maison de famille, se retrouvent harcelés par un terrifiant trio masqué. La mise en scène haletante et la bande son pétrifiante permettent aux spectateurs de prendre la place des personnages principaux et d’expérimenter la terreur à l’état pur. La puissance de l’angoisse malheureusement s’essouffle au bout d’une heure ; mais le film reste néanmoins l’un des plus effrayants du genre.
Le reste du podium : **Hush** (Mike Flanagan, 2016) qui place une jeune femme sourde et muette dans une situation similaire à celle de **The Strangers**- qui peut venir vous sauver quand vous ne pouvez pas appeler à l’aide ?
**Les Yeux de Julia** (Guillem Morales, 2010) comment lutter contre un psychopathe quand on est privé de la vue?
MONSTRES ET ZOMBIES :
Le Numéro 1 : Un peu moins réel mais cependant très intéressant, le sous-genre du monstre qui, en plus de donner des frissons, fournit de belles métaphores sur les traumatismes humains qui réapparaissent sous forme de monstres afin de rappeler aux personnages leurs peurs et regrets les plus profonds. ** Mister Babadook** (Jennifer Kent, 2014) est l’un des exemples les plus probants : l’histoire est celle d’une jeune veuve qui découvre que son fils hyperactif dit la vérité à propos d’un monstre qui envahit leur maison à travers les pages d’un livre pour enfant. L’ambiance très sombre du film reflète l’état mental de l’héroïne qui se dégrade au fur et à mesure que l’intrigue progresse. Le film arrive à mêler à la fois poésie et ambiance pesante avec brio et offre une variante originale du genre.
Le reste du podium : **Massacre à la Tronçonneuse** (Tobe Hooper, 1974) un classique à ne pas manquer,
** 28 Jours Plus Tard** (Danny Boyle, 2002) un film trash à la fois très moderne et un peu kitsch qui rénove le genre.














