Tout était là .
4, 5 ans plus tard, quel douceur de redĂ©couvrir ce qui m’animait alors. Dans un moment de vide, non, d’égarement au milieu du trop plein. Quel apaisement de dĂ©couvrir qu’au fond, rien n’a changĂ©, et pourtant. J’étais dĂ©jĂ qui je suis. Je n’ai rien inventĂ©. Quel apaisement d’avoir les rĂ©ponses aux questions d’alors, alors que perdue aujourd’hui au milieu de questions auxquelles j’avais peut-ĂŞtre la rĂ©ponse en ces temps oĂą tout Ă©tait plus compliquĂ© pourtant. Le recul. Le sourire au coin de voir ce qui Ă©tait prĂ©sent, mais que je noyais au milieu du reste, l’air de rien. La beautĂ© sur laquelle mes yeux s’attardait. Tant que je dissĂ©minais des banalitĂ©s, me perdant au milieu de la normalitĂ©. Le sourire en coin de savoir que ce que les autres voyaient, et voient toujours, est ce qui a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© lĂ , comme un paravent, et qui n’a pas de valeur dans mon univers. Un univers fermĂ© Ă double-tour, et dont pourtant toutes les clĂ©s sont lĂ . 4, 5 ans plus tard. J’ai vu de mes yeux pĂ©tillants ces lieux qui me faisaient rĂŞver. J’ai vĂ©cu, aussi, un peu. J’ai aimĂ©, et appris Ă ne pas ĂŞtre Ă©goĂŻste. J’ai compris surtout, ce qui je suis. MĂŞme si tout est toujours instable. MĂŞme s’il y a toujours l’incapacitĂ© de faire des choix. Les mĂŞmes mots me touchent, me bouleversent. Je comprends mieux mes chamboulements et je sourie. Je vois aussi mes mensonges, et je sourie. Le paravent de bĂ©ton armĂ© . Je l’effritĂ© jours après jours, terrifiĂ©e mais je sourie.Â










