Le vigilant antiraciste, ce scrupuleux algĂ©briste prĂ©cĂ©dĂ© en tous lieux d'un bras droit horizontal au poing fermĂ© tenant la balance Ă©gale de l'Ă©galitĂ© des races, devient soudain tout Ă fait oblique et rĂ©ticent placĂ© devant la hagra sur les babtous, et s'il trĂ©pigne d'indignation Ă l'audition d'un N word, il s'accommode trĂšs en silence de la disparition âannoncĂ©eâ, confirmĂ©e chaque jour, de la blondeur. Certes chaque citoyen instruit sait bien que âbah Hitler y voulait que des blonds auzieubleuâ et que l'affligeant marron d'oie obtenu par mĂ©lange des couleurs figure en fait, si l'on sait le voir avec les yeux de lâamoĂ»r, un lumineux arc-en-ciel chamarrĂ©.Il s'accomode trĂšs bien, le vigilant, de la comparaison du Blanc avec le cochon mais sursaute aux mĂ©taphores animaliĂšres Ă l'endroit d'autres races, dans un monde oĂč croĂźt beaucoup plus nombreux que le cochon, le rat, le chameau, le singe et la hyĂšne. Les planches de physiognomonie de Charles le Brun illustraient dĂšs 1671 quelques thĂšses avancĂ©es.
La blondeur est l'enfance de l'humanitĂ©, c'est la marque de prime jeunesse la plus visible mais aussi la plus fragile, la plus volatile. Comme l'enfance elle-mĂȘme, son caractĂšre transitoire, rĂ©cessif, fragile, s'enfuit pour toujours de l'Histoire Ă la premiĂšre contrariĂ©tĂ© biologique.
Et si la transmigration des Ăąmes reste l'hypothĂšse de tous les mystiques agnostiques (Pythagore, Schopenhauer, CĂ©line le laissent entendre), la blondeur semble chez certains sujets trĂšs rares, surtout fĂ©minins, procĂ©der d'une lumiĂšre originelle, comme si certains ĂȘtres avaient dans une autre vie vĂ©cu âĂ proximitĂ© immĂ©diate de la lumiĂšreâ (incipit de Particules Ă©lĂ©mentaires), d'une source dont la chevelure dâAnnabelle âd'un extraordinaire blond vĂ©nitienâ et le teint incorrompu seraient les survivances prĂ©-adamiques du dĂ©pĂŽt divin, seule voix dissidente d'un irrĂ©mĂ©diable ocĂ©an monochrome de pigmentations rĂ©fractaires (car âle diable entraĂźna avec lui un certain nombre d'angesâ), marques opaques d'une Nature blessĂ©e, dont le hĂąle procĂšde d'une rĂ©action hostile Ă la lumiĂšre. Vaste sujet mais l'heure tourne. Nous somme Ă l'Ă©poque de la hagra sur les Babtous, de Nick Conrad, de Blacked et de l'homme transgĂ©nique, et si les grosses farces frivoles cachent parfois des enjeux mĂ©taphysiques sĂ©rieux dont le diable a le secret, certains phĂ©nomĂšnes rĂ©cents comme le meurtre raciste, la pornographie gĂ©nĂ©ralisĂ©e, le mĂ©tissage de masse et la fabrication industrielle d'enfants en tubes pour remplacer les enfants tuĂ©s dans leur placenta, ces phĂ©nomĂšnes, semblent former les passerelles d'une circulation maccabre qui voient chaque jour depuis 60 ans le trafic d'usagers sââaccroĂźtre. Â
Le rembrunissement annonce la vieillesse qui bientÎt tourne à la noirceur, non pas le noir de jais aux reflets bleus cléopùtrales, mais l'oxydation sénile, le cul-de-plomb signe de l'emprise de Saturne. Sa marque est le radotage, la redite. Lorsque l'on ne peut plus rien inventer, on tourne en rond (sampling, tam-tam). Tout finit dans la nuit, tout finit par la canaille disait Nietzsche, tout finit par le n**** disait Céline. Si les anciens Grecs viennent de l'Inde c'est que la population locale jadis brillante a subi un noircissement mystérieux qui a coïncidé avec son déclin.
Inhibition du clair, fanatisme du marron. Scrupule du civilisĂ©, assurance du barbare. Expliquer ces antinomies par le caractĂšre rĂ©cessif de certains gĂšnes c'est enfermer les Blonds dans un temps de l'inĂ©luctable oĂč le soleil du politique ne se lĂšverait jamais, c'est chercher des excuses Ă l'avancĂ©e des barbares, postures qui sont en elles-mĂȘmes dĂ©jĂ l'expression d'une inhibition.
Que JĂ©sus fut blond et point crĂ©pu ni levantin comme aiment l'imaginer les anti-chrĂ©tien, est fort probable puisqu'il fut soupçonnĂ© par ses coreligionnaires d'ĂȘtre un Ă©tranger, un samaritain, un fils de romain. Mais par oĂč pouvait procĂ©der une pareille accusation, sinon par l'apparence physique de l'accusĂ©? NettetĂ© des traits, franchise du regard, clartĂ© du teint, tout cela faisait horreur Ă une culture du double langage, de la barbe bifide et du raisonnement oblique. L'apparence physique a parfois un sens, et certains morphotypes caucasiens trĂšs purs, de dessin âligne claireâ, sont l'expression de la clartĂ© laconique d'une morale exacte, le contrepoint des bourrages de crĂąne de yeshiva, des rabĂąchages de madrassa, et de tous les tam-tam sous l'arbre Ă palabre. Si tu n'es pas xĂ©nophobe nique ta mĂšre.Â
XĂ©nĂ©lasie câest sauver les Blancs envahis colonisĂ©s, la plus petite race, la plus rare, la plus abusĂ©e, la plus volĂ©e, la plus chassĂ©e (pour sa fourrure), la plus traquĂ©e, la plus dĂ©vastĂ©e, la plus isolĂ©e. XĂ©nĂ©lasie câest Ă©cologie, Ă©cologie câest prĂ©server, favoriser, avantager les espĂšces rares. Ecologie câest compter, surveiller, chasser les nuisibles. Ecologie câest rĂ©introduire en masse les espĂšces rares en danger. Couvrir le monde dâun blanc manteau dâexquises.Â