Chats-sis de fenêtres
Chats assis, aux châssis
Nez feutrés, aux fenêtres
Aux carreaux urbains, confinés
Les matins, pas devant l’autre
Cartons, tapis, coussins
À chaque demeure son théâtre
Chats assis, aux châssis,
Parfois joueurs, souvent peinards
De leur pelage, de leur douceur
Reflètent les briques, les ciels,
Et dans leurs yeux,
Toujours heureux
Chats assis, aux châssis
Eux dedans, nous dehors
À leurs loges, spectateurs
De nos allers, de nos retours
Des non retours de nos détours
Et ces regards, à tous hasards
Chats assis, aux châssis,
Caresses vitrées, sons étouffés,
Le temps d’un passage
Puissent vite s’envoler
Nos soucis, nos routines
Devant ces êtres à leurs fenêtres















