Antoinette d'Harcourt (1909-1958)
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Antoinette d'Harcourt (1909-1958)

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Left: Actress Henriette Roggers on the first September issue of Le théâtre, 1908.
Villanova Digital Library, Villanova University
Right: Natalie Clifford Barney and Henriette Roggers, 1904, ph. Pierre Scenitas, Paris.
Smithsonian Institution Archives, Accession 96-153, Alice Pike Barney Papers
Identifying Henriette Roggers:
The photo on the top right has sometimes been identified as Natalie Barney and Lucie Delarue-Mardrus—or, the woman on the right has simply been "unidentified".
I recently stumbled upon the name Henriette Roggers because she was mentioned in a letter from Renée Vivien to Natalie Clifford Barney in Je suis tienne irrévocablement (ed. Chantal Bigot and Francesco Rapazzini). Curious, I searched for some images of Roggers, who was a French actress involved with Natalie Barney.
At first, I thought: "Wow, she looks like Lucie Delarue-Mardrus!" And this had me wondering...could she be the unidentified woman in the 1904 photo?
Before I examined the Le théâtre magazine cover from 1908 more closely, I noticed that overall, Roggers seemed to have a keen preference for pearls and wore them often in portraits. Well, the woman in the 1904 photo is wearing two strands! Obviously, pearls were generally pretty popular, but it was significant enough to take notice.
Finally, when I took a look at the 1908 cover again, I realized that the hairstyle was very similar. Looking at the magazine cover and 1904 photo side by side, those two pearl strands matched perfectly. I tried to look at the lace of the dress to see if the pattern was the same, but this proved to be difficult. I did notice, however, the ribbon trailing down on the left side of Roggers' dress, and the distinct bow on the left sleeve. Mystery solved! It looks like the later cover of the Le théâtre magazine used a portrait from this very same 1904 photo session.
L'arte della gioia E5
« Et pourtant, au fond de ma tristesse, je suis heureuse. Tu m'as réconciliée avec tant de choses ! Et, parce que tu l'aimes aujourd'hui, j'aime mon corps ainsi qu'un jardin où tu te serais plue à errer. »
–Renée Vivien dans une lettre à Natalie Clifford Barney, Hôtel des Pays-Bas, Utrecht, circa 1904, citée dans Le papillon de l'âme de Marc Bonvalot
« Je me souviens du verger du Mytilène où nous retournerons un jour, et des jasmins de Smyrne, et du Parthénon dans la nuit...
Je me souviens du joueur errant de petites flûtes asiatiques et de la lune sur la mer et de l'île fantastique... de l'île du Passé, et pâle dans le crépuscule. Et de tout et de tout...
Mais surtout je me souviens de cette merveilleuse et première nuit à Mytilène, la nuit où nous nous sommes rejointes et retrouvées.
Ah ! ne me brise pas une seconde fois ! Ne me rejette plus aux hasards... Veux-tu ? »
–Renée Vivien dans une lettre à Natalie Clifford Barney, Hôtel des Pays-Bas, Utrecht, circa 1904, citée dans Le papillon de l'âme de Marc Bonvalot

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May 16, 1928 Tatler Magazine
Vera Kholodnaya photographed by Alexander Grinberg, 1914
It’s kinda funny to watch people rave about “mean lesbians” knowing that half of them can’t even handle an honest lesbian who doesn’t hide her homosexuality for their comfort, nevermind a mean lesbian.
Flaming June, by Frederic Lord Leighton (1830-1896)
Natalie Barney, "Le pape de Lesbos" (dessin de Mac Avoy), page tirée de La Main Heureuse d'Henri Gentien, 1980.

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Brigitte Helm in L'Argent (1928) Dir. Marcel L'Herbier
A young woman and an old woman in a bath tub. Reproduction of a woodcut, 1495.
Are they, you know? 🫳
“A rare television interview with author Natalie Clifford Barney. Filmed in 1966 at her home in the Latin Quarter of Paris, she talks about her life and the great writers and personalities she met and entertained in her salon.”
– Sourced from the Library of Congress Research Guide on French Women & Feminists in History
Jules Joseph Lefebvre (1836-1911) "Fatima" (1883) Oil on canvas Currently in a private collection
Verdens undergang (August Blom, 1916)

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La fée aux étoiles (1902)
Extraits du journal de Nelly Mousset-Vos, chanteuse d'opéra, lors de sa détention dans les camps de Ravensbrück et Mauthausen, déportée pour avoir été résistante, évoquant sa rencontre et son début d'histoire d'amour avec Nadine Hwang, fille de diplomate chinois s'étant engagée dans l'armée chinoise et ayant travaillé à Paris pour Natalie Barney, de qui elle était, évidemment, aussi l'amante:
“22 avril 1943, Paris. J'étais arrêtée devant le buste de Molière. ‘Halt, Polizei!’ J'étais ravie au monde.”
“Ravensbrück, 1944. Je vais chanter avec les Françaises, comme autrefois les troubadours dans les châteaux. [...] Soudain, une voix appelle dans le brouhaha: ‘Chantez-nous donc Butterfly!’ [...] L’émotion coule sur ma peau...une joie dionysiaque [m'envahit]. Battements de mains. Deux bras me serrent, deux baisers sur ma joue. Butterfly est devant moi. Ses cheveux noirs, sa peau d’ivoire, ses yeux obliques. Nadine. Elle dit: ‘Le bon Dieu a été chic pour nous ce soir!’”
“10 janvier 1945, Ravensbrück. Je rentre de la corvée de charbon, épuisée, mes jambes molles. Je verrai Nadine tout à l’heure. Je me suis attachée à elle. J’ai pris l’habitude de chercher du regard ses cheveux noirs sous le foulard blanc, et ses yeux qui s’éclairent à ma vue...Je monte à ton lit du troisième étage. Tu y es heureusement seule, ce qui est rare dans ce camp. Mi-couchées, mi-accoudées, nous parlons. Moi de mon enfance, du jardin de ma grand-mère…de musique, de mes concerts. Toi de la Chine. Du Grand Hôtel de Pékin et des ses fastes, ou de ta vie chez Natalie Barney dans son salon de la rue Jacob. Tu fais de singuliers projets où il est question de caviar et de champagne que nous attendons au retour d’une soirée parfaitement brillante. Cela me fait rire. Plus tard, si je reviens dans la vie, je reverrais cette nuit. Je te reverrai, Nadine, au bras de qui je m’appuyais. Ce bras que je sens chaque jour plus maigre sous le vêtement rayé. Nadine, y aura-t-il jamais une vie pour nous?”
“Là-haut, couronnant la montagne, le camp. Mauthausen, antichambre de l’enfer. Nous descendons un escalier géant de 186 marches taillées dans la roche. C’est la carrière, notre tombeau. L'air sent le typhus et le cadavre. [...] Où es-tu? Toi, qui m’a aidée à vivre?”
“18 avril 1945. La mort règne...Je cours après ton souvenir, de toutes mes forces. Je revois ta silhouette si familière, ton visage aux traits fins. Je revois ton regard sérieux, dont tu tournais vers moi seule l’intense expression mystérieuse. Attends-moi. Je dois te revoir.”
Ayant perdu Nadine de vue à Ravensbrück lors de sa mutation au camp de déportation le plus strict et violent (Mauthausen), Nelly ajoute à sa libération:
“Juillet 1945. Seule sur le balcon où j’attendais ton retour. Je rêve qu’un jour peut-être, tu viendras frapper à ma porte. J’aurais une longue robe de cretonne claire. La chambre sera toute baignée de clarté. J’ouvrirai ma porte et je te verrai debout dans la pénombre.”
Par une chance incroyable, Nadine, elle aussi, survit, est libérée et la retrouve. Nadine envoie une carte postale à Claire (nom de guerre de Nelly) en février 1946:
“Mon amour, où es-tu? Sache seulement que je ne cesse de penser à toi. Tu es dans mon cœur, et dans mon âme. Je donnerais ma vie pour te revoir ne fut-ce que 24 heures. Claire, à genoux je te demande de m’écrire. Puisse Dieu, qui nous a donné la chance de franchir déjà cette étape, nous accorder la faveur de la poursuivre encore longtemps. Je t'aime comme jamais.”
Elle se retrouvent et s'empressent de déménager à Caracas, d'où Nadine filme et photographie leur vie commune. Elles ne se quittent plus jusqu'à la mort de Nadine en 1972.
“Octobre 1972. Oh ma chère camériste, ta pierre est placée. Cela tu le sais, si tu peux encore savoir quelque chose. Pourquoi l’envie me reprend-elle d’écrire un journal? Je sais que c’est morbide. Car il ne faut pas se dissimuler que c’est là ce que je fais, t’écrire. Mais est-ce ma faute si chaque geste que je fais, chaque objet que je touche, évoque tes mains, ta silhouette. Personne pour juger de ma nouvelle robe, personne pour me la fermer. Je t’attends, comme si tu étais en voyage.”