Ben j'y crois pas j'ai fini une histoire qui aurait cru. Je partage le dernier chapitre d'UN PHILTRE SANS PHILTRE et du coup cela me rend un peu triste
La sĂ©curitĂ© du chĂąteau Ă©tait un vĂ©ritable dĂ©sastre, la Reine avait pu se rendre aux Ă©curies, emprunter un cheval et sortir du chĂąteau sans croiser le moindre garde. Dâhabitude elle rencontrait des difficultĂ©s dâorientation pourtant cette fois elle arriva rapidement Ă se repĂ©rer et se rendit Ă la taverne sans le moindre encombre. Dans la prĂ©cipitation elle nâavait pas pensĂ© Ă prendre avec elle une cape pour dissimuler son identitĂ©, tant pis si on la reconnaissait, elle rentra la tĂȘte haute au culot. Toutes les tĂȘtes se retournĂšrent Ă son entrĂ©e, certains hommes se permirent mĂȘme de la siffler cependant personne ne semblait la reconnaitre.
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« Ben câest pas commun ça, quâest-ce que je lui sers Ă la petite demoiselle ? »
« La petite demoiselle ? » répondit la Reine légÚrement choquée par la désinvolture du tavernier
« Pardon, la jolie petite demoiselle ! »
« Jolie ? Bah vous mâavez bien regardé ? »
« Alors ça oui je vous regarde et vous ĂȘtes sacrement jolie, ma mignonne »
«Vous allez pas bien, vous voyez pas que câest la Reine » dit le seigneur Perceval depuis la table derriĂšre GueniĂšvre « Quâest ce vous faites lĂ ma Reine ? Câest pas vraiment un lieu pour vous »
« La Reine ? Mais non câest pas possible tout le monde sait quâelle est moche comme un poux la Reine et la pâtite lĂ , elle est Ă croquer »
Le tavernier fixa GueniĂšvre, il vit son petit sourire et il comprit
« Oh mon dieu vous ĂȘtes vraiment la Reine, je suis dĂ©solĂ© votre altesse »
« Non mais laissez tomber câest pas grave » dit-elle tout en sâinstallant Ă la table des deux chevaliers « Je veux bien un lait de chĂšvre sâil vous plait »
« Oui, oui tout de suite ma Reine, je suis navrĂ©, je âŠÂ »
Le tavernier apporta rapidement la boisson Ă la table tout en continuant Ă sâexcuser platement.
« Seigneur Perceval, jâaimerais mâentretenir avec vous. Pourrait-on sâisoler afin que je puisse vous exposer ma problĂ©matique »
A la vue du regard hébété du chevalier, la Reine reformula.
« Je voudrais vous parler seul Ă seul, allons sur une table Ă part. Si cela ne vous gĂȘne pas seigneur Karadoc ? »
« Non, moi tant que je mange tranquille mais vous allez lui faire le coup de la cuisine ? Parce que moi je suis dispo pour un autre baiser si vous voulez »
« Non câest bon ! NON MERCI »
Arthur cherchait désespérément sa femme dans tout le chùteau, il était arrivé à se débarrasser de sa tante et de sa mÚre, les laissant à la charge de ses beaux-parents. Il retourna au laboratoire ou il trouvùt les deux enchanteurs encore en pleine dispute.
« Je vous dis quâil fallait mettre plus de camomille dedans ! »
« Mais jâen ai mis ! et ça câest quoi ? »
« Ce nâest pas de la camomille, bon sang vous ĂȘtes sensĂ© ĂȘtre un druide non et vous ne savez pas reconnaitre une plante »
Les deux enchanteurs nâavaient pas entendu le Roi rentrait dans le laboratoire. Arthur Ă©tait agacĂ©, il nâavait pas trouvĂ© GueniĂšvre et avait espĂ©rĂ© quâelle Ă©tait retournĂ©e auprĂšs des deux imbĂ©ciles.
« Avez-vous vu ma femme ? »
Les deux hommes sursautĂšrent, surpris de voir le Roi Ă cĂŽtĂ© dâeux et surtout par le ton rude quâil avait employĂ©.
« On lâa vu plusieurs fois aujourdâhui »
« Mais non espĂšce de grande courgette, il veut savoir si on sait oĂč elle est maintenant. DĂ©solĂ© sire, elle nous a dit quâelle partait se reposer aprĂšs avoir pris la tisane »
« Ce nâest pas ce quâelle a fait puisquâelle est venue nous rejoindre dans la salle Ă manger pour le repas mais depuis je ne la trouve plus »
 « HoulĂ comment sâest passĂ© votre dĂ©jeuner » demanda Elias refrĂ©nant un fou rire.
« Disons que cela restera dans les mĂ©moires de certaines » rĂ©pondit le Roi avec un sourire quâil ne pĂ»t cacher.
« Si elle revient, prévenez-moi »
En se dirigeant vers leur chambre, le Roi croisa des dames de la cour, elles étaient toutes en chemises de nuit, dans tout le chùteau les bourgeoises étaient en tenue de nuit. Ils sont tous devenus fou dans ce chùteau pensa le Roi. Arrivé dans sa chambre, Arthur tomba sur une servante figer au milieu de la piÚce avec un plateau dans les mains.
« QuâĂȘtes-vous fichez ici vous ! »
« Jâattends Monsieur ! »
« Quoi ! Mais quâest-ce que vous racontez ! Vous attendez quel Monsieur ! »
« Vous mâattendiez ? »
Le roi trĂ©pignait sur place, il nâavait pas le temps avec les imbĂ©ciles aujourdâhui, pourtant le sort sâacharnait sur lui.
« Ah oui ! Câest vous Monsieur. Bonjour ! Petit dĂ©jeuner ! »
Elle posa le plateau sur le lit puis se dirigea vers la porte.
« Machine attendez ! Vous nâauriez pas vu ma femme ? »
« Comment ça laquelle ? Ma femme bon sang ! »
« Vous avez plein des femmes, non ? »
« Ma femme ! La reine GueniÚvre ! »
« Ah Madame du coup ! »
« Oui si vous voulez. Alors vous lâavez vu ma femme ? »
« Alors, oĂč est-elle ? »
La servante tourna sur elle-mĂȘme tout en scrutant la piĂšce.
« Elle nâest pas ici ! »
« Non mais ça je le vois ! Vous avez dit que vous aviez vu ma femme et je vous demande oĂč est ce quâelle se trouve maintenant »
« Ah mais ça je sais pas. Je lâai vu ce matin »
« Ok laissez tomber, dégagez »
« Angharad doit savoir »
« Oui vous avez surement raison. Et oĂč se trouve Angharad ? »
Nessa se tourna Ă nouveau sur elle-mĂȘme, allant regarder jusque sous le lit
« Elle nâest pas ici, non plus ! »
Furieux le Roi repartit en grommelant quâil Ă©tait entourĂ© dâune bande de tarĂ© plus stupide les uns que les autres.
Par chance il ne mit pas longtemps a retrouvé la suivante de la Reine.
« Vous tombez bien vous ! OĂč est ma femme ! »
La suivante encore Ă©mue fĂ»t surprise par lâarrivĂ© du Roi, elle ne lui rĂ©pondit pas immĂ©diatement ce qui agaça encore plus le Roi.
« Ne me dites pas une connerie du genre que vous nâĂȘtes pas tombĂ©. OĂč est ma femme ? »
« Veuillez mâexcuser Sire, jâavais parfaitement compris votre question, la Reine est partie rejoindre mon fiancé »
« Votre fiancé ! Quâest ce vous me baragouinez encore ! Vous ĂȘtes fiancĂ©, maintenant ! Câest qui votre fiancĂ© et pourquoi MA femme irait voir votre fiancé »
Arthur eut un coup de chaud, la jalousie lui tordit le ventre, pourquoi SA femme irait voir un autre homme.
« Câest le seigneur Perceval »
Arthur se dĂ©tendit lĂ©gĂšrement, ce nâĂ©tait que le seigneur Perceval, il savait quâil ne risquait rien, son chevalier lui Ă©tait fidĂšle mais en y repensant le seigneur Lancelot avait Ă©tĂ© le plus fidĂšle fĂ»t un temps.
« Elle mâa dit quâelle devait absolument lui parler aprĂšs que je lui ai annoncĂ© que nous nous Ă©tions fiancĂ©s »
« Et oĂč se trouve votre fiancé ? »
« Il est parti en mission avec le seigneur Karadoc »
« Dâaccord Ă la Taverne du coup. QUOI !!ATTENDEZ ELLE EST QUAND MEME PAS PARTIE A LA TAVERNE TOUTE SEULE !! Oh mais câest pas possible elle va me rendre chĂšvre celle-lĂ . Elle va mâentendre !!! »
Et sans plus dâexplication, Arthur planta la suivante dans le couloir partant comme une furie.
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« Vous avez raison ma Reine, je ne peux pas laisser le Roi comme ça, je suis un chevalier »
Le seigneur Perceval laissa la Reine seule Ă sa table, il devait discuter avec son acolyte. La Reine observait de loin les deux chevaliers discutaient, discussion qui semblait houleuse. La premiĂšre Ă©tape de son plan se mettait en marche en espĂ©rant que la suite tournerait Ă son avantage. Elle nâavait pas lâhabitude de faire des plans, elle nâaimait surtout pas manipuler les gens, dâhabitude elle laissait les choses arrivait mais lĂ câĂ©tait trop important pour quâelle ne puisse pas intervenir.
La porte sâouvrit dans un grand fracas, toute lâassemblĂ©e sursauta. GueniĂšvre fĂ»t choquĂ©e en voyant son mari dĂ©bouler dans la taverne, les joues rouges et surtout avec son air renfrognĂ© qui ne prĂ©sageait rien de bon. Elle comprit tout de suite quâelle avait des ennuis, elle se glissa discrĂštement sous la table espĂ©rant quâil ne la verrait pas.  Arthur avait repĂ©rĂ© immĂ©diatement sa femme, en quelques enjambĂ©s il la rejoignit.
« Vous vous foutez de ma gueule ! Sortez de moi de là  ! Ne me prenez pas pour un idiot !»
 Elle sortit toute penaude, et se plaça devant son mari avec un petit sourire mutin
« Quâest ce vous faite ici ? »
« Non mais carrĂ©ment ! Câest plutĂŽt Ă moi de vous demander ce que vous fichez ici ! Dans une taverne pleine de soulard ! Mais vous avez tournĂ© totalement de la carte ! Vous allez pas bien ma pauvre fille ! »
« Ne criez pas ! Je suis juste venu voir le seigneur Perceval »
« Et vous ĂȘtes dit tiens si jâallais Ă la taverne ! Et comment vous avez pu sortir du chĂąteau sans que personne ne vous voit ? »
La Reine se rapprocha de son mari, sâarrĂȘtant Ă quelque centimĂštre de lui. Ils Ă©taient tellement proche que le roi sentait le souffle de sa femme sur son visage, la colĂšre redescendit immĂ©diatement laissant le trouble sâinstaurer entre eux. Elle se rapprocha de son oreille et lui murmura :
« Je veux pas dire mais votre chĂąteau câest un moulin. Vous ĂȘtes ici parce que vous ĂȘtes inquiet pour moi. Câest trop mignon »
Elle lui sourit tendrement, Arthur rougit.
« NON, non pas du tout âŠÂ »
GueniÚvre parut déçue.
« Bon dâaccord ! OUI jâĂ©tais inquiet »
Elle lui sourit posant sa main sur son bras, il lui rendit son sourire. Le cĆur de GueniĂšvre rata un battement, que le sourire de son mari Ă©tait beau, quâelle Ă©tait heureuse de voir ce sourire. Il ne souriait pas beaucoup et câĂ©tait vraiment du gĂąchis.
« Pourquoi vous vouliez absolument parler avec lâautre idiot, cela ne pouvait pas attendre quâil rentre au chĂąteau ? »Â
« DĂ©solĂ© je me suis laissĂ© emporter, je nâai pas pu attendre, mais le seigneur Perceval a quelle que chose Ă vous dire. Nâest-ce pas Seigneur Perceval ? »
« Hein ! Ah ouais je reste chevalier, Sire, avec tout le truc de la destinée, je peux pas vous laisser tomber »
« Oui mais moi je prĂ©fĂ©rais que lâon fasse notre clan autonome ! »
«Mais câest pas vrai vous ne comprenez rien câest important de servir le Roi Arthur »
« Je suis pas trop chaud pour rester chevalier »
« Faite comme vous voulez mais moi je continu la quĂȘte du Graal ! »
« Justement câest chiant ! Je crois que je vais quand mĂȘme laisser tomber. Oh ça va ! Ne faites pas cette tĂȘte ! »
« Quand on est chevalier, on est chevalier ! »
Le seigneur Karadoc boudait, les deux hommes se toisaient du regard.
« Vous pouvez faire ce quâil vous plait seigneur Karadoc » dit la Reine « Vous nâĂȘtes pas chevalier »
« Ben si quand mĂȘme ! »
Le Roi ne comprenait pas la conversation Ă laquelle il assistait mais il Ă©tait touchĂ© que le seigneur Perceval reste Ă la table ronde. Il ne lâavouerait Ă personne mais il avait beaucoup de tendresse pour son chevalier mĂȘme si parfois il Ă©tait la raison principale de ses plus grosses migraines.
« Non vous nâĂȘtes pas chevalier, Karadoc » dit la Reine en insistant sur son nom et ne le nommant pas volontairement Seigneur. « Vous nâĂȘtes pas adoubĂ©, vous nâĂȘtes pas dans le registre »
« Hein comment ça adoubé ? »
« Oui câest le nom de la chevalierisation ! » rĂ©pondit son compĂšre
« Comment ça il nâest pas adoubé ? Vous ĂȘtes sĂ»re GueniĂšvre ? Vous avez pu louper son nom. »
« Je suis parfaitement sûre. Karadoc, Avez-vous eu une cérémonie avec mon mari ou un autre Roi du royaume de Bretagne ? »
« Le truc avec lâĂ©pĂ©e ? Ah ben non. Du coup je ne suis pas chevalier câest ça ? »
« Donc vous pouvez rester à la taverne si vous voulez » insista GueniÚvre.
Lâhomme parut rĂ©flĂ©chir intensĂ©ment, laissant un suspense si intense que toute lâassemblĂ©e se figea. En effet, toute la taverne avait suivi lâĂ©change avec grand intĂ©rĂȘt.
« Ok. Moi ça me va. En plus on pourra toujours se revoir ici »
« Attendez ! Si vous nâĂȘtes pas chevalier, pourquoi on a fait lâĂ©change dâĂ©pouse »
« Parce que vous vouliez épouser Dame Mevanwi » dit la Reine
« Mais NON ! Je ne voulais juste pas le tuer lâautre tĂąche » rĂ©pondit le Roi en sâagitant et en pointant du doigt le non chevalier.
« Mais vous lâaimez ! »
« NON, enfin jâai cru mais non je ne lâaimais pas vraiment »
« Ah donc elle peut donc quitter le chùteau sans que cela vous peine »
« Mais bien sĂ»r ! Je mâen contrefiche, elle peut aller oĂč elle veut ! »
Sa femme se rapprocha Ă nouveau dâArthur, elle passa une main dans ses cheveux le faisant soupirer.
« Plus problÚme alors ? »
« Non plus problÚme »
GueniÚvre passa son bras sous celui de son mari, qui rougit immédiatement.
De retour au chĂąteau, Arthur prit la main de sa femme pour rentrer dans lâĂ©difice.
« Que faite vous ? » demanda-t-elle surprise
« Je vous prend la main. Pourquoi je nâai pas le droit ? »
« Si, si mais câest que âŠÂ »
« Câest que quoi ? ça vous gĂȘne ? »
Il allait retirer sa main quand sa femme la lui rattrapa plus fermement.
« Non, non surtout pas »
Elle lui souriait, et quel sourire, il pourrait se damner pour son sourire. Ils se regardaient tendrement, perdu dans le regard de lâautre, ils nâentendirent pas la femme de Karadoc arrivait prĂšs dâeux.
« Sire vous ĂȘtes là  » dit-elle presque affolĂ©e, elle fit semblant de fondre en larme
« Quâest-ce quâil vous arrive ? » dit Arthur en lĂąchant la main de sa femme
Elle lui tendit le mot que GueniĂšvre lui avait Ă©crit, le Roi ne put rĂ©primer un sourire en lisant le contenu de cette lettre, elle Ă©tait dĂ©finitivement trĂšs drĂŽle sa femme. Il reprit la main de sa femme qui avait dĂ©jĂ reculait prĂȘte Ă partir. Il se tourna vers cette derniĂšre.
« Quâest ce quâelle doit se mettre⊠hum enfin, quâest-ce que vous lui avait rendu pour reprendre vos termes »
« Le jasmin jaune du jardin » répondit toute penaude sa femme
« Il a Ă©tĂ© dĂ©versĂ© dans mes appartements, il y a des fleurs partout câest un vĂ©ritable cauchemar »
Le Roi comprit tout de suite pourquoi sa femme avait fait enlever tout le jasmin, il Ă©tait dâailleurs un peu honteux de repenser Ă la pĂ©riode oĂč il avait fait planter ces fleurs. Il resserra la main de sa femme et rĂ©pondit de façon dĂ©sinvolte Ă la femme de lâex-chevalier.
« Demander de lâaide auprĂšs des serviteurs pour tout ranger. De toute façon, il faut que vous fassiez vos bagages pour rejoindre votre mari Ă la taverne »
« Votre mari nâest plus chevalier, il ne lâa jamais Ă©tĂ© dâailleurs, sur ce, bonne journĂ©e et avec ma femme on vous dit aurevoir »
Sur ces mots Arthur entraina sa femme avec lui dans les couloirs, sans un regard envers son ex-amante. Laissé seule, Dame Mevanwi fulminait, elle aurait sa vengeance, elle ne laisserait jamais un tel affront sans conséquence.
Arthur avançait rapidement, toujours la main de sa femme dans la sienne, la trainant un peu. Il voulait sâĂ©loigner au plus vite car il essayait tant bien que mal de retenir le fou rire qui Ă©tait pratiquement impossible Ă rĂ©frĂ©ner.
« Vous marchez trop vite, jâai dĂ» mal Ă suivre »
Il lâentraina dans une alcĂŽve, se retourna vivement et spontanĂ©ment la prit dans ses bras. ChoquĂ© par leur proximitĂ©, GueniĂšvre vira au rouge. Son mari lui caressa doucement la joue.
« Vous ĂȘtes dĂ©cidĂ©ment bien impertinente aujourdâhui, vous lui avait carrĂ©ment dit de se mettre ses fleurs oĂč vous pensiez » dit-il en lui souriant franchement « Dâailleurs je serais trĂšs curieux de savoir Ă quel lieu vous pensiez »
« Ah mais vous savez parfaitement oĂč ! âŠdans un vase voyons » rĂ©pondit elle avec sourire coquin.
« Ah mais oui ! Suis-je bĂȘte. Câest comme mon Ă©ventuel complexeâŠÂ »
Elle leva les yeux vers lui, un regard plein de dĂ©sir, Ă©tait-ce lâeffet de la potion qui la troublait, non bien sĂ»r que non câĂ©tait son mari. Elle nâavait pas attendu de prendre une potion pour rĂ©aliser que son mari Ă©tait beau, dĂ©sirable, au-delĂ de lâĂ©poux quâelle aimait secrĂštement, elle le dĂ©sirait mais avait bien conscience depuis longtemps quâelle nâavait aucune chance avec lui. Pourtant son amour perdurait et se renforçait avec le temps.
« Finalement vous en avez un de complexe ou pas » lui murmura-t-elle de peur de gĂącher la magie qui sâĂ©tait installĂ© entre eux.
Il la rapprocha de son corps jusquâĂ ĂȘtre collĂ© lâun Ă lâautre, se pencha pour humer le parfum de ses cheveux et tout doucement lui murmura Ă lâoreille.
« Vous voulez vraiment connaitre la réponse à votre question ? »
Elle trembla lĂ©gĂšrement contre lui, posant sa tĂȘte sur son Ă©paule.
« Disons que si cela vous intĂ©resse je suis tout Ă fait dispo Ă vous montrer que je nâai pas âŠÂ »
« Ah mais vous ĂȘtes lĂ , quâest-ce que vous fichez tous les deux, trois plombes que je vous cherche ! Va falloir penser Ă rĂ©cupĂ©rer votre charmante famille parce que les deux sĆurs tape dure jâen ai plein le casque »
Surpris par lâarrivĂ©e de Dame SĂ©li, ils avaient reculĂ© vivement, les joues aussi rouges lâun que lâautre.
« Bon vous venez ou je vous fais envoyer une invitation par pigeon ! »
Arthur se ressaisit, se redressant prĂȘt Ă suivre sa belle-mĂšre.
« Et vous câest quoi ce cirque aujourdâhui, alors le coup de la bouffe sur lâautre tartignolle je dis pas, mais alors que vous vous dĂ©guisiez et que vous mâenvoyer bouler câest moyen moyen. Et Ah oui câest quoi cette histoire que sur ordre de la Reine les femmes du chĂąteau ne sont autorisĂ©es Ă ne porter que des tenues de nuit !!! »
« Ah parce que câest vous ça aussi ?» demanda son mari en souriantÂ
La Reine leur fit un sourire Ă Ă©clairer une piĂšce dans le noir, leur passant devant la tĂȘte haute et tout en partant.
« Et alors, je lance une nouvelle mode, je fais donc participer tout le chĂąteau, dâailleurs mĂšre vous nâavez pas respectĂ© le dress code et nâoubliez pas câest un ORDRE de la REINE »
Cette fois Arthur ne put se retenir, il Ă©clata de rire. Depuis quelques temps il Ă©tait plus dĂ©primĂ© que dâhabitude, aujourdâhui toute cette pression lui paraissait si futile. La potion avait eu un effet rĂ©vĂ©lateur sur sa femme mĂȘme si elle Ă©tait totalement dĂ©sinhibĂ©e, incontrĂŽlable, elle montrait sa vraie personnalitĂ©, ce quâelle avait toujours voulu faire ou dire. Ce quâil voyait lui plaisait beaucoup, sa femme en plus dâĂȘtre sacrement jolie, Ă©tait drĂŽle, spontanĂ© et surtout elle restait gentille, adorable mĂȘme. Plus de doute, il dĂ©cida de tourner dĂ©finitivement la page de sa vie Ă Rome et de ce fait il renonçait dĂ©finitivement au serment quâil avait pu faire. Le poids lourd quâil portait sur ses Ă©paules sâenvola Ă lâinstant mĂȘme oĂč il avait formulĂ© dans sa tĂȘte sa prise de sa dĂ©cision.
« Et en plus cela vous fait rire, elle est incontrĂŽlable ! Alors je dis pas, quâelle sâaffirme un peu la gamine câest pas plus mal mais vous auriez dĂ» voir la tĂȘte de votre mĂšre quand elle a dĂ©couvert les dames en chemises de nuit et surtout par ordre de la Reine. Je pense mĂȘme quâelles ont eu peur quâon les oblige aussi Ă porter ce genre de tenue »
« Oh Belle maman vous venez de me donner la solution pour les renvoyer gentiment à Tintagel »
« Ah ! Vous devenez intĂ©ressant ! Je ne peux pas rater ça ! Monsieur Pendragon qui dĂ©fi ENFIN sa mĂšre, je ne sais pas quâelle mouche vous a piquĂ© Ă tous les deux mais câest la journĂ©e des surprises »
« Allons-y rapidement ! AprÚs je dois retrouver ma femme avant la prochaine catastrophe »
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GueniĂšvre avait rejoint Angharad, elle lui avait racontĂ© toute sa journĂ©e, la prise de la potion et toutes les actions qui en avait dĂ©coulĂ©. Â
« TrĂšs honnĂȘtement, Madame, sans vouloir vous vexer mais vous devriez prendre cette potion plus souvent si elle vous libĂšre Ă ce point »
« Je vais quand mĂȘme Ă©viter, je pense que le cĆur dâArthur nây survivrait pas »
Les deux femmes partagĂšrent un fou rire en imaginant le Roi sâaffairait Ă rĂ©parer les bĂȘtises de sa femme.
« Cela a eu du bon cette histoire. Je suis fiancĂ©e, lâautre morue dĂ©gage du chĂąteau et Ă priori dâaprĂšs ce que vous me racontez, vous vous ĂȘtes rapprochĂ© de votre Ă©poux »
« Je me suis amusĂ©e comme une petite folle, mais nous devons nous concentrer sur lâorganisation de votre mariage et surtout votre remplacement »
« Mon remplacement, que cela me semble Ă©trange. Vous mâavez dit voir dĂ©jĂ une idĂ©e sur la question »
« Oui je pense que Nessa fera parfaitement lâaffaire »
« Nessa ! Vous voulez vraiment dire Nessa, celle qui attendez bĂȘtement dans votre chambre. Votre mari va sâarracher les cheveux »
« Oui je sais ! Disons que câest un petit bonus »
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La journĂ©e sâachevait, enfin diraient certaines personnes. Mais pour Elias, quant Ă lui, il aurait voulu quâelle dure Ă©ternellement, cette journĂ©e avait Ă©tĂ© magique jamais il nâavait autant ri. La Reine avait chamboulĂ© tout le chĂąteau, pourtant ce qui lâavait plus marquĂ© câĂ©tait la rĂ©action du Roi. Il avait quand mĂȘme foutu dehors sa mĂšre, en fin de journĂ©e il avait lâair de sâamuser de la situation. Il fallait absolument quâil demande Ă Merlin sa « recette ».
« Dites ! Vous sauriez , comment vous lâavez faite votre potion »
« Ben voyons celle pour se changer en pigeon ! »
« Ah mais je ne sais pas la faire celle là  »
« Mais non gros Dindon, la potion que la Reine à prise »
« Parce que ça intéresse Mooossieur Elias maintenant »
« Disons que cela pourrait ĂȘtre intĂ©ressant !!»
« Non mais, câest que moi, jâai rien noté »
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« Je suis vraiment dĂ©solĂ© pour aujourdâhui, je crois que je me suis un peu laché »
« Un peu câest un euphĂ©misme ! »
« Rho..ça vas !Il y a pas mort dâhomme quand mĂȘme »
« Non mais vous ĂȘtes passez à ça de lâincident diplomatique »
MalgrĂ© son ton, le Roi ne pouvait rĂ©primer un sourire. Elle lui rendit tendrement. Il pris sa main dans la sienne, le geste la fit immĂ©diatement rougir. Il avait retrouvĂ© sa femme, si timide, mais il sentait bien que la journĂ©e avait changĂ© sa femme malgrĂ© tout. Dâailleurs cela avait clairement changĂ© leur relation, il avait pris une dĂ©cision quâil Ă©tait prĂȘt Ă assumer.
« Vous avez vraiment mis votre mÚre dehors ? »
« Ouais ..mais ça aussi cela risque dâavoir certaines rĂ©percussions »
« Oh vous savez depuis le temps quâelles sont mĂ©chantes avec vous, je pense que cela ne peut que leur faire du bien. Et de toute façon finalement quâest-ce quâelles voulaient ? »
« Comme dâhabitude me faire des reproches mais je vais accĂ©der Ă une de leur demande et cela vous concerne aussi »
«Moi ! Et en quoi je peux leur ĂȘtre utile ? »
« Disons que nous pourrions continuer ce que vous avez commencé dans le laboratoire »
« Comment ça dans le laboratoireâŠâŠ.Ah oui dans le laboratoire, je vois mais vous savez je connais pas vraiment la suite »
« Cela tombe bien, moi je la connais »
Il se pencha vers elle doucement, posant sa main sur joue tendrement, encore un peu rougissante GueniĂšvre se laissa guider par son mari, elle ferma les yeux. Alors que leurs lĂšvres allaient se toucher, il lui murmura.
« Vous me faites confiance ? »
Et câest avec un sourire quâil fondit sur ses lĂšvres avec lâintention de briser son serment Ă tout jamais.