Il y a le charme du vide et l'ivresse des vertiges Comme les mémoires et le temps qui se figent Dans le prompt du silence les coeurs se soulèvent Dans les amas de cendres les illusions surviennent D'une note dramatique à l'autre les mélodies s'égrènent Les amours s'entre-choquent, s'entrelassent et se souviennent Du soudain imparfait des "je t'aime" en peine d'exister Des regards se fuyant par crainte de s'étioler Les mains liées dans les fourneaux de la déséspérance Décomposent nos mines tournoyant dans les ciels de l'indifférence La brume à nos tristes visages, les violons s'affolent Chantent sous les pluies, les gouttes brillent au semblant des lucioles À nos amours éperdus, égarés dans l'ombre solitaire et amer Se lieront nos âmes muettes pour abattre nos vers aux lyriques mortifères













