Les mots m’ont brulés le bout des doigts, demain nous commencerons l’année 2023, une nouvelle fois toi et moi, et j’eu l’envie irrépressible de nous écrire.
Je veux que nous nous souvenions.
Je veux me souvenir de ce soir, de mes heures à lire ce livre, des musiques tristes sur la télévision, de l’écran de ton ordinateur qui happe ton attention, des guirlandes qui flottent devant mes iris alors que je te regarde.
Je veux me souvenir de l’amour, qui m’enveloppe de toute part, de la terreur qui me noue les intestins à l’idée que tu me laisses ici avec ton souvenir.
Avec tes yeux verts, avec tes quelques larmes, et des centaines des miennes, avec tes fossettes, avec nos ébats, nos journées a ne rien faire, nos apéritifs arrosés, nos rires, nos disputes à la con, mes espoirs, mes rêves.
Je veux me souvenir d’à quel point je désire être tienne, être ta femme, porter tes enfants.
Je veux me souvenir que je ne désire qu’être avec toi pour pousser mon dernier soupir.
Je veux me souvenir de tes mots sur cette lettre, de toutes les musiques qui me font penser Ă toi, de nos batailles contre nous mĂŞme.
Je ne veux rien oublier de ce sentiment d’être complète quand je suis auprès de toi, de celui de pouvoir respirer, de pouvoir être moi, d’être à la maison.
Parce que tu es ma maison.
Celle que je n’ai jamais eu.
Je ne veux pas oublier que c’est toi, que ce le sera toujours malgré tout, parce que ce sont nos fondations qui la tiennent debout, nos souvenirs qui la décorent, nos rêves qui lui offrent une vue imprenable sur l’horizon; parce que même si tu la quittes , tout ce que je suis se trouve entre ces murs et y restera, pour toujours.
Parce que je ne veux que toi, je ne veux que nous.