Je n'ai rien pour moi. Juste mon idéalisme... et tu sais ce qui leur arrive aux idéalistes ? Ils meurent jeunes ! C'est bien la seule chose qui me console…
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Je n'ai rien pour moi. Juste mon idéalisme... et tu sais ce qui leur arrive aux idéalistes ? Ils meurent jeunes ! C'est bien la seule chose qui me console…

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Selfie
Avant mes vingt ans, j'étais un ange.
Pour une histoire de beauté,
mes ailes, on m'les a ôtées.
Mon orgueil m'arrime à la fange.
La grâce ne vient pas de la face,
Mais plutôt de l'attitude.
Ma vanité pleure l'altitude,
Mon assurance titube, perd ma place.
Une place qu'en jouant à la marelle,
J'avais en ce temps mérité.
Maintenant, je veux plus jouer
J'ai juste peur de plus être belle.
Pour ne pas perdre le petit trône,
Celui que j'ai gagné en bas,
Qui me met au dessus du tas,
Parce que soi-disant je suis bonne.
Il reste, pour ne pas toucher la boue,
Qu'à boudeusement faire la moue.
Le flash slash et confirme
Ma place de borgne au milieu d'infirmes.
Et je perds mon temps devant mon miroir.
Je ne suis plus une môme,
J'ai croqué la pomme,
mais pas celle qu'on m'a laissé croire.
Je dois avouer que j'ai bien la rage,
Ange déchu, un peu déçu,
D'avoir innocemment voulu,
Comme les grands, jouer de mon image.
En les voyant du haut du mirador,
S'agiter sans les entendre,
Les aimant, sans comprendre
Ce mal qui les ronge et qu'ils adorent.
Normal qu'ayant beaucoup trop de hauteur
la vérité, des mains, te glisse.
C'est le noir lac de ces narcisse,
Reflet de leur pupille, qu'ils pleurent.
légère
Tu dis que tu veux rester fidèle
Mais ne te moques-tu pas d'elle
Si fidèle à toi-même tu n'es.
Aime-moi. Aller BG,
Baise-moi à ton aise.
C'est pas parce que je suis une fille
que je ne peux jouer les don juan de pacotille.
Ta bouche cause
pour dire que je fais partie d'une maison close
mais ma génération
viens d'une nouvelle maison.
Aller viens Casanova de mes fesses
Je vais te montrer ce qu'est une vrai déesse.
Ti ballio nello chichiridu
Tu me disait « sang de mon coeur »
sans que mon cœur, ne soit écœuré
et je sens que mon cœur
à un autre moment, t'aurait peut-être offert
Autre chose que de l'amitié.
Unis vers
T'as accroché un hameçon à mon cœur,
et je flotte, entre deux-eaux, à mi-hauteur.
Et moi qui me riais de leur cris
inutiles. Me voilà qui supplie.
Sans un bruit je pleure un océan
dont tu me retiens d'un fil transparent.

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GRAVE MAT’
Envie de dormir à n'en plus sortir
De rêver jusqu'à en crever.
Prémonition
J'ai eu un flash, sensation de tête coupée
Si je meurs étêtée qu'on sache que mes flashs étaient réalité.
Je suis fendue,
à coup de hache
La douleur me brouille la vue
La sang fait une tache
Au bord de mon cou,
Mon cœur palpite à la fois fort et lentement.
RAP/rip
Y'a mon blaze sur ma blouse,
On essayera d'le traîner dans la bouse.
On me dit poétesse
Quand tout ce qu'on veut c'est me prendre par les fesses.
Mes mots se perdent dans tes yeux pas dans tes oreilles
Je pourrais te réciter des tables de multiplication ça serait pareil.
Écoute c'que je dis pas c'que je fais
Parce que je vais faire c'que je dis
tu vas le regretter.
Je viens juste pour démontrer
Que l'art n'est pas genré.
Alors fais plutôt gaffe à mes mots
Ils pourraient venir comme un coup de marteau..piqueur
Un sonné qui vient tout droit du cœur.
Cesse de vouloir me baiser
Et prends moi... comme un adversaire à ta hauteur.
Blablabla II
Silence vociférant des pages noircies,
Une voix sans ton raisonne quand je les lis.
J’ai une bonne raison
Je rentre de chez une amie.
Nous avons bu, nous avons mangé aussi.
Mais aussi bu.
Tout cela pour rentrer
Alors que l'alcool n'est pas consommé.
Addiction sociale cachée,
Alcoolisme justifié.
Je rentre et je suis sereine
Que Morphée me fasse enfin sa reine.
Je tangue, je flotte, je suis saoule.
Enfin heureuse de ne plus avoir de moule.
Mais aussi joyeuse d'être seule
Et silencieusement je prône et je gueule
L'alcoolisme soulagé
D'une addiction sociale justifiée.

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Haiku Grecque
Le soleil s'est aplati sur la mer
délimitant d'un persistant éclair
Le Ciel Ouranos de Gaia la Terre.
La richesse contre une monnaie.
Elle marchait simplement dans les allées,
sous son pas pressé, les feuilles volaient.
C'était l'automne et ça se sentait,
Par la brise légère et le vent frais.
Les yeux perdus au ciel, elle pensait
à ce monde où tout doit être beauté,
Ne sachant si en rire ou en pleurer.
« Contre une rose, Z'auriez la monnaie ? »
Dit le sourire d'un crado édenté.
Du crâne de celui qui la tenait,
la rose paraissait avoir poussé.
Noire au centre, des pétales envolés,
Flétris, mais un rouge persistait,
Vif, vivant, comme le point noir qui brillait
dans le bleu éteint des yeux délavés.
La jeune, dans un élan de bonté
Bourgeoise, marraine la bonne de fée,
ses poches commença à retourner.
Fantasmant sa générosité,
Toute l'aide qu'elle allait apporter.
Après tout pour elle qu'est-ce que c'était ?
Alors que pour cette brebis égarée,
Peut-être qu'un sou allait tout changer.
Hélas ! pas une pièce ne fut trouvée.
Adieu, veau, vache, cochon, couvée.
Les larmes remplirent ses yeux gonflées
de bon sentiments. Princesse fauchée.
Son regard, d'intention avortée,
Portant le fardeau de l'humanité.
La grâce de son incapacité,
Afficha un sourire attristé.
La voyant réellement désolée,
Ne voyant que l'humain dénudé,
Un être égal à celui qu'il était,
et comme pour dire qu'elle était pardonnée,
il dit « t'es jolie,va, faut pas pleurer ».
Se sentant du regard interrogé,
il afficha sa gencive ajourée.
La jeunette, voyant alors éclater
La brusque superficialité
De son monde, le fit enfin s'écrouler.
La surprise de la sincérité,
fit que plus honnête la vérité :
Perdus rue Ozenne, il n'y avait,
dans le vent frais, que deux êtres paumés.
Dans le grand aquarium de ton mental,
Les pensées se tournent dans leur bocal.
Le poison émerge sur ta face
quand tu le nourris à la surface.
Ou l’inverse
Lorsqu'il baise mes yeux
Je baisse son corps.
La fin du siège
J'ai comme une envie de te raconter des histoires.
Pour calmer, en toi, l'enfant qui à peur du noir.
Pour rassurer le gamin au fond harassé
qui s'est réfugié derrière son cuirassé.
Depuis ta naissance, contre la vie enragé,
Un combat sans fin dans lequel tu t'es engagé.
Pas attendu d'être âgé pour être suspicieux,
Filtre cachant de la réalité tes yeux.

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La collection (à Eoline)
La sensation du vide,
Les fromages,
Des images,
La brûlure des liquides,
Les feuilles crépitant,
Flash du tonnerre,
lumière éclairs,
La pluie s'agite au vent,
Le soleil qui se couche,
Toujours égal,
Jamais banal,
Des lèvres sur sa bouche,
Attendre à l'abribus,
Les chocolats,
Le cinémas,
Détourer les nimbus,
La mélodie des voix,
Le froid qui mort,
chaud qui endort,
Boire ce que l'on voit,
Sensations sous les pieds,
Douce mousse,
Fourmis rousses,
La piqûre des galets,
La moiteur du sommeil,
L'air sur la peau,
Frissons du dos,
La torpeur du réveil,
Jouer d'être soi-même,
Incarnation,
Adaptation,
La douceur d'une crème,
Le chant du critérium,
Couver la peur,
Gonfler son cœur,
Marcher sur le podium,
Éventail de sensations
De la vie, la collection.
Au conteur de mensonges.
Que rien ne soit vrai, le plaisir du fantasmé,
J'assumais ma fiction du monde enthousiasmée,
Mais fatiguée de lutter pour ma réalité.
Pour « grandir » je partis en quête de la vérité.
Mon cerveau s'en est retourné dans sa conque,
C'est con que mon crâne ait un format quelconque.
La musique s'est faite incolore et aphone.
Je ne suis plus l'aiguille d'un gramophone,
fou pantin désarticulé par le tempo.
Je suis, à présent, un pendu à l'échafaud.
Le monde tourne sous moi, je reste immobile,
Un diamant qui ne toucherait pas le vinyle.
Le septième art ne m'emporte plus dans son flux.
Les Flashs d'images de sons à mon cerveau affluent.
Mais qu'importe à ce légume, il reste amorphe,
Blanc et vide, blindé, qu'il est fort dans son coffre.
Le faisceau bleuit mon visage sans porter
Aucune lumière à la nuit qui m'a heurtée.
Mes yeux suivent, les lignes, les courbes, les traits,
A moi, insignifiantes sur le blanc papier.
Les seules images qui me viennent sont celles
du noir de la fonte fade bien que belle.
Les livres ne m'entourent plus d'univers,
Les récits ont tari dans mes veines leur rivière.
A présent, les histoires m'agacent et m'agressent.
Et toi, frais, tu débarques avec tes promesses...
Tu romances les faits que tu me racontes,
les répétant pour qu'ils deviennent des contes.
Taisant par des cris le moindre de mes doutes,
si tu crois que jouer la naïve me coûte...
Outrage-toi à outrance, nie et dément,
Berce-moi de ton chant, tes gestes et ton roman.
Pour un cinéma, je pardonne tes mensonges,
Tu es mon Morphée, mon conteur de songes.