James Henkel, Bouquet #2, 2013
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James Henkel, Bouquet #2, 2013

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Throwing Muses in Chicago, 1989. Photograph: Paul Natkin/WireImage
Hideo Tanaka, ‘Balance’, acrylic on canvas, 2021
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From Clearcuts
Garrett Grove
LÉGENDES DU JAZZ
DR. JOHN, ''THE NIGHT TRIPPER''
“Music was the only thing I was interested in. I left school very early to travel with road bands, and I guess I’d already made up my mind to make my living from music. To tell you the truth, it was one of those unusual incidents that decided me quite suddenly: I saw snow one day in New Orleans and resolved to quit school and go on the road and see the world, ’cos I never saw snow before.”
- Dr. John
Né le 20 novembre 1941 à La Nouvelle-Orléans, Malcolm John Rebennack Jr. était le fils du commerçant Malcolm John Rebennack et du modèle Dorothy Cronon. La date de naissance de Rebennack avait été corrigée en 2018 lorsqu'un journal de La Nouvelle-Orléans, le Times-Picayune, avait découvert dans ses archives qu'il était né le 20 novembre 1941 plutôt que le 21 novembre 1940. Rebennack avait ajouté un an à son âge afin de pouvoir jouer dans les clubs de La Nouvelle-Orléans. D'origine multiculturelle, Rebennack descendait d'ancêtres d'origine allemande, irlandaise, espagnole, anglaise et française. Le père de Rebennack opérait un magasin d'électronique dans le quartier West End de la Nouvelle-Orléans où il réparait des appareils de radio et de télévision en plus de vendre des disques. Se remémorant cette période de sa vie au cours d'une entrevue accordée au magazine Melody Maker, Rebennack avait commenté: “Pop’s store catered to a lot of youngsters from Dillard University, which was a very hip black school. The kids were listening to bebop and other modern jazz, also very much to gut-bucket blues; stuff by Memphis Minnie, Champion Jack Dupree, Big Bill and people like that.”
Rebennack ayant grandi dans le 3e district de La Nouvelle-Orléans, il avait rapidement été inspiré par les airs de ''minstrel shows'' que chantaient son grand-père ainsi que plusieurs tantes, oncles, sa sœur et les cousins qui s'accompagnaient au piano. Rebennack n'avait pas vraiment suivi de cours de musique avant son adolescence et avait brièvement fait partie d'une chorale avant d'être mis à la porte. Durant son enfance, son père lui avait fait connaître des musiciens de jazz comme King Oliver etLouis Armstrong.
Durant son adolescence, grâce aux relations de son père, Rebennack avait obtenu l'accès aux studios d'enregistrement d'artistes de rock n' roll comme Little Richard et Guitar Slim. Plus tard, il avait commencé à se produire dans les clubs de La Nouvelle-Orléans, principalement à la guitare. Il était aussi monté sur scène avec différents artistes locaux.
DÉBUTS DE CARRIÈRE
À l'âge d'environ treize ans, Rebennack avait rencontré le Professeur Longhair. Impressionné par les vêtements flamboyants et par le style musical spectaculaire de Longhair, Rebennack avait commencé à l'accompagner sur scène. C'est ainsi qu'il avait inauguré sa carrière professionnelle. Rebennack avait quatorze ans lorsqu'il avait décroché son premier emploi régulier avec le groupe de Leonard James. Comme il l'avait rappelé plus tard lors d'une entrevue accordée au magazine Down Beat: “We used to work a lot of clubs and backed up about five or six local singers, like Jerry Byrne and Frankie Ford. At that time we had the only band in town that could read [music], and we picked up a lot of work backing up touring acts. The rhythm section couldn’t read, but all the horn players could read good, so we could cut the shows.” Rebennack avait également raconté ses débuts dans les studios d'enregistrement, vers 1955 ou 1956, lorsqu'il avait signé son premier contrat comme auteur-compositeur-interprète avec Eddie Mesner des disques Alladin. Rebennack avait rejoint les rangs de l'Union des musiciens à la fin de 1957, avec l'aide de Danny Kessler. À ses débuts, Rebennack avait également fréquenté le studio de Cosimo Matassa, qui était alors le seul studio d'enregistrement de La Nouvelle-Orléans.
À l'âge de seulement seize ans, Rebennack avait été engagé par Johnny Vincent pour devenir producteur de Ace Records. Grâce à ce poste, Rebennack avait travaillé avec de nombreux artistes, dont James Booker, Earl King et Jimmy Clanton. Peu après avoir remporté un certain succès avec la chanson "Storm Warning'' en 1958, Rebennack avait formé le groupe Morgus and the Three Ghouls avec Frankie Ford et Jerry Byrne.
Rebennack était toujours étudiant au Jesuit High School lorsqu'il avait commencé à se produire dans les clubs de nuit, au grand mécontentent des Pères Jésuites qui lui enseignaient. Il avait même formé un premier groupe, The Dominoes. Les Pères Jésuites avaient alors soumis un ultimatum à Rebennack: ou il cessait de fréquenter les clubs ou alors il devrait quitter l'école. Rebennack avait finalement été expulsé du high school en 1954. À partir de cette date, il avait commencé à se consacrer exclusivement à sa carrière. Il expliquait: “Music was the only thing I was interested in. I left school very early to travel with road bands, and I guess I’d already made up my mind to make my living from music. To tell you the truth, it was one of those unusual incidents that decided me quite suddenly: I saw snow one day in New Orleans and resolved to quit school and go on the road and see the world, ’cos I never saw snow before.”
À partir de la fin des années 1950, Rebennack avait dirigé un autre groupe, Mac Rebennack and the Skyliners. Le groupe était composé de Charlie Miller à la trompette, de Charlie Maduell au saxophone, de Earl Stanley à la basse, de Roland "Stone" LeBlanc au chant et de Paul Staehle et Dennis "Bootsie" Cuquet à la batterie. Parallèlement, Rebennack avait accompagné d'autres groupes, dont Frankie Ford and the Thunderbirds et Jerry Byrne and the Loafers. La première chanson de rock n' roll de Rebennack, "Lights Out" (1957), qui avait été co-écrite et interprétée par Byrne, avait remporté un succès régional. Rebennack avait aussi connu un certain succès avec une chanson intitulée "Storm Warning" en 1959. Rebennack avait également enregistré avec Charlie Miller des simples mono sur 45-tours pour Johnny Vincent et Joe Ruffino. Dans le cadre de l'enregstrement, Rebennack avait dirigé la section rythmique tandis que Miller avait écrit les arrangements et supervisé les cuivres. Cette collaboration s'était poursuivie jusqu'à ce Miller parte à New York pour étudier la musique sérieusement.
La carrière de Rebennack comme guitariste avait connu une fin abrupte vers 1960 lorsque le majeur de sa main gauche (celle qui lui servait à faire les notes sur le manche) avait été arraché par une balle lors d’un incident survenu durant un concert à Jacksonville, en Floride. Après sa blessure, Rebennack s'était concentré sur la basse électrique avant de faire du piano son principal instrument, avec lequel il avait développé un style très influencé par celui du professeur Longhair.
À peu près à la même époque, Rebennack avait commencé à être impliqué dans des activités illégales à La Nouvelle-Orléans, que ce soit en consommant et en vendant des narcotiques ou en opérant une maison close. Arrêté pour trafic de drogues, il avait été condamné à deux ans d'emprisonnement dans le pénitencier fédéral de Fort Worth. Après avoir été libéré en 1965, Rebennack s'était installé à Los Angeles où il avait rejoint son ami et mentor Harold Battiste.
Lorsque le Battiste et le trompettiste Melvin Lastie avaient fondé All For One (AFO) Records, un collectif de musiciens, Rebennack avait décidé de se joindre au groupe. Rebennack avait continué de travailler comme musicien de studio jusqu'en 1962, lorsque l'Union des musiciens avaient commencé à réglementer les séances d'enregistrement illégales. Rebennack précisait: “They had a union stoppage of all the sessions in [1963], and when that happened, AFO Records pulled out of New Orleans and went to [Los Angeles].'' Il avait ajouté: “That’s when we really got in a lot of trouble, because we kept on doing sessions, and the union had already told me I couldn’t do any recordings for the people I worked for. I kept getting caught, then I’d lie to them and get in more trouble because I lied. One good thing came of it, though—a lot of new studios opened. But the union would find out the addresses and they’d come in and bust them all. You’d think it was a police bust the way they would operate.”
Devenu un musicien de studio incontournable à Los Angeles dans les années 1960 et 1970, Rebennack avait accompagné Sonny & Cher (il avait aussi collaboré à la bande sonore du premier film de Cher, Chastity) sur les albums Living the Blues (1968) et Future Blues (1970). Il avait également participé à l'enregistrement de l'album Mothers of Invention de Frank Zappa et travaillé avec les Allman Brothers.
NAISSANCE DE DR. JOHN
Durant sa jeunesse, Rebennack s'était intéressé au vaudou de La Nouvelle-Orléans. C'est pendant son séjour à Los Angeles que Rebennack avait développé le personnage de Dr. John pour son vieil ami Ronnie Barron, le leader du groupe Ronnie & Delinquents.
Le personnage était basé sur la vie de Dr. John, un prince sénégalais qui était aussi sorcier, guérisseur et soigneur spirituel et qui serait arrivé à La Nouvelle-Orléans à partir d'Haīti. Dr. John, qui vivait sur Bayou Road, prétendait avoir quinze femmes et plus de cinquante enfants. En plus de vivre avec toute une ménagerie de serpents et de lézards, John avait une collection de scorpions empaillés et de crânes d'animaux et d'humains. Il vendait aussi des gris-gris, une sorte d'amulette réputée pour protéger celui qui les portait de toute blessure.
Utilisant le personnage de Dr. John comme emblème de l'héritage de La Nouvelle-Orléans, Rebennack avait décidé de publier un album et un spectacle basé sur ce concept. Même si à l'origine, c'est Barron qui devait incarner le personnage de Dr. John et Rebennack servir de scénariste, de musicien et de producteur, les choses ne s'étaient passées comme prévu. Lorsque Barron avait décidé de tirer sa révérence, Rebennack avait décidé d'assumer lui-même le rôle de Dr. John. Le premier album de Dr. John a finalement été publié en janvier 1968 sous le titre de Gris-Gris. L'album comprenait plusieurs succès, dont “Gris-Gris Gumbo Ya Ya” et “Mama Roux.” Décrivant les circonstances de l'enregistrement, Rebennack avait commenté: “All these cats were really fluent, creative players, and we had a lot of vocalists too. I think we had as many people from New Orleans in the [Los Angeles] area at that time as you could have picked up in the studio in New Orleans.” Malheureusement, les disques Atco, une filiale des disques Atlantic, avaient décidé de retarder la publication de l'album à une date ultérieure.
À partir de la fin des années 1960, Rebennack était devenu célèbre comme artiste solo sous le nom de "Dr. John Creaux, The Night Tripper" (bientôt abrégé en Dr. John). Les spectacles de Dr. John combinaient le rhythm & blues de La Nouvelle-Orléans avec le rock psychédélique. Le concept comprenait également des mises en scènes élaborées qui rappelaient les cérémonies et les vêtements vaudou. En 1970, lorsque Howard Smith avait demandé à Rebennack ce qui lui avait donné l'idée de créer le personnage de "Dr. John Creaux the Night Tripper", il avait simplement répondu: "Before that I was Professor Bizarre. Cats used to call me things like "Bishop" or "Governor" or somethin' but they started callin' me "Doctor" for a while, so I just hung it on myself for keeps." Dressant le compte rendu du specyacle dans le magazine Down Beat, Larry Birnbaumb avait décrit la scène comme “a heavylidded, gravel-throated chanter… Costumed in sequined robe, strings of beads, and a plumed snakeskin hat, the hulking, bearded Dr. John, also known as the Night Tripper, was the self-styled voodoo shaman of the psychedelic generation, a spell-casting, snakedancing, patois-sprouting mystery man whose cajun conceptualism was concocted, seemingly, of two parts Creole gumbo, one part medicinal herbs, and one part Hollywood snake oil.”
Après la parution de Gris-Gris, Dr. John avait joué avec les Grateful Dead et avait collaboré avec de nombreux artistes comme les Rolling Stones, Van Morrison et James Booker. On retrouve aussi son nom au générique de La dernière valse (The Last Waltz), le documentaire réalisé par Martin Scorsese sur le dernier concert du groupe The Band.
Si les premiers albums de Dr. John étaient attribués au nom de scène "Dr. John, The Night Tripper", les chansons étaient attribuées à "Dr. John Creaux". Il n'avait fallu que quelques années pour que le sous-titre "Night Tripper" soit abandonné. Quant aux crédits, ils avaient été attribués à Rebennack lui-même. Gris-Gris, le premier album de John qui combinait les rythmes vaudou aux chants traditionnels de La Nouvelle-Orléans, avait atteint la 143e position de la liste des 500 meilleurs albums de tous les temps du magazine Rolling Stone. Trois autres albums, Babylon (1969), Remedies (1970) et The Sun, Moon & Herbs (1971) avaient été publiés sous le nom de Gris-Gris.
Du début au milieu de l'année 1969, Dr. John avait fait de nombreuses tournées, entouré par des musiciens comme Richard "Didymus" Washington aux congas, David L. Johnson à la basse, Gary Carino à la guitare, Richard Crooks à la batterie et les chanteuses Eleanor Barooshian, Jeanette Jacobs (du groupe The Cake) et Sherry Graddie. Un second groupe avait été formé plus tard pour une tournée sur la Côte est dans lequel Crooks et Johnson avaient été rejoints par Doug Hastings et Don McAllister à la mandoline. La même année, John avait collaboré à Music from Free Creek et avait joué sur trois pièces avec Eric Clapton. Washington et Crooks avaient également participé au projet.
À l'époque où The Sun, Moon & Herbs avait été publié, Dr. John avait déjà attiré un noyau de partisans fidèles, qui comprenait des artistes comme Eric Clapton et Mick Jagger, qui avaient tous deux participé à l'enregistrement de l'album. L'enregistrement avait servi de transition entre le personnage du Night Tripper — imprégné de vaudou et de psychédélisme — et une identité plus étroitement associée au R&B et au funk traditionnels de La Nouvelle-Orléans. L'album suivant de Rebennack, Dr. John’s Gumbo, enregistré avec le batteur Fred Staehle qui était devenu une sorte de colonne vertébrale pour le groupe, s'était révélé un des albums les plus marquants et les plus populaires de la carrière de Dr. John.
En dehors de Gris-Gris, Dr. John est peut-être mieux connu pour ses enregistrements de la période 1972-74. Gumbo (1972), un album qui comprend des versions de succès R & B de La Nouvelle-Orléans et une seule composition originale, est considéré comme un chef-d'oeuvre de la musique de La Nouvelle-Orléans. Dans son autobiographie Under a Hoodoo Moon: The Life of Dr. John the Night Tripper, publiée en 1994, Dr. John écrivait: "In 1972, I recorded Gumbo, an album that was both a tribute to and my interpretation of the music I had grown up with in New Orleans in the late 1940s and 1950s. I tried to keep a lot of little changes that were characteristic of New Orleans, while working my own funknology on piano and guitar." Le grand succès de l'album, "Iko Iko", s'était classé au 71e rang du palmarès Billboard. En 2003, l'album avait été classé à la 404e position sur la liste des 500 meilleurs albums de tous les temps du magazine Rolling Stone.
Avec Gumbo, Rebennack avait élargi sa sphère d'influence au-delà de l'horizon limité de la musique psychédéiique et de la musique vaudou qu'il avait donné à sa carrière depuis qu'il avait adopté le personnage de Dr. John, même si ce genre musical avait toujours fait partie intégrante de son identité. Il avait fallu attendre la parution de Anutha Zone en 1998 pour que Dr. John consacre un album complet à cet aspect de sa musique. Comme il l'avait écrit dans ses mémoires: "After we cut the new record, I decided I'd had enough of the mighty-coo-de-fiyo hoodoo show, so I dumped the Gris-Gris routine we had been touring with since 1967 and worked up a new act—a Mardi Gras revue featuring the New Orleans standards we had covered in Gumbo."
Au début de 1973, Thomas Jefferson Kaye avait produit Triumvirate, un album enregistré avec la collaboration de Dr. John et Mike Bloomfield. L'album avait été enregistré aux studios de Columbia à San Francisco, ainsi qu'à ceux de Village Recorders, à Los Angeles. La même année, Dr. John avait publié In the Right Place, un album de funk qui combinait le R & B avec le rock psychédélique et qui l'avait établi comme le principal ambassadeur du funk de La Nouvelle-Orléans. L'album comprenait de nombreuses chansons à succès, dont “Such a Night” et “Right Place Wrong Time.”
Dans sa description de l'album, Dr. John expliquait: "The album had more of a straight-ahead dance feel than ones I had done in the past, although it was still anchored solid in R&B." L'album, qui avait remporté un énorme succès, s'était classé à la 24e position du palmarès Billboard. En juillet 1973, le simple avait atteint la 9e position du Top 100 de Billboard, ainsi que la 19e position du palmarès Hot Soul Singles. Un second simple, "Such a Night", s'était hissé à la 42e position. Toujours en rotation sur la plupart des stations de rock classique, la chanson "Right Place Wrong Time", continue toujours d'être considérée comme le plus grand succès de Dr. John. Des artistes comme Bob Dylan, Bette Midler et Doug Sahm avaient même participé à l'écriture des paroles.
Tentant de capitaliser sur le succès de "Right Place Wrong Time", Dr. John avait de nouveau collaboré avec Allen Toussaint et le groupe The Meters pour son album suivant, Desitively Bonnaroo, publié en 1974. Même si l'album avait adopté la même approche que "Right Place Wrong Time", il n'avait pu atteindre le même succès auprès du public ''mainstream.'' Le simple "(Everybody Wanna Get Rich) Rite Away" avait quand même atteint la 92e position du Hot 100 du palmarès Billboard. C'était la dernière fois de sa carrière que Dr. John atteignait les 100 premières positions du palmarès. Il s'agissait aussi du dernier véritable album de funk de Dr. John jusqu'à la parution de Television en 1994, même si à l'instar de ses influences vaudou et R & B, le funk avait continué de faire partie des influences du musicien, plus particulièrement dans le cadre de ses concerts.
Au milieu des années 1970, Dr. John avait amorcé une collaboration de près de vingt ans avec le membre du R&R Hall of Fame/Songwriters Hall of Fame Doc Pomus, qui lui avait écrit des chansons pour ses albums City Lights (1978) et Tango Palace (1979),
ainsi que pour l'album There Must Be a Better World Somewhere de B.B. King, qui s'était mérité un prix Grammy dans la catégorie du meilleur enregistrement ethnique ou traditionnel en 1982. De la fin des années 1970 jusqu'en 1991, Dr. John avait co-écrit plus de 115 chansons avec Pomus. Certaines des chansons que Dr. John a écrites avec Pomus ont été enregistrées par Marianne Faithfull, B.B. King, Irma Thomas, Johnny Adams et plusieurs autres.
Dr. John avait également enregistré "I'm On a Roll" – la dernière chanson écrite avec Pomus avant son décès en 1991 – pour l'album en hommage à Pomus intitulé Til the Night Is Gone: A Tribute to Doc Pomus. L'hommage comprenait des versions de chansons de Bob Dylan, John Hiatt, Shawn Colvin, Brian Wilson, The Band, Los Lobos, Dion, Rosanne Cash, Solomon Burke et Lou Reed. Selon la fille de Pomus, Dr. John et son père étaient des amis proches en plus d'être des partenaires d'écriture. Dr. John avait d'ailleurs fait l'éloge funèbre et chanté avec le chanteur Jimmy Scott lors des funérailles de Pomus à New York, le 17 mars 1991.
Lors de la Thanksgiving de 1976, Dr. John avait également interprété la chanson "Such a Night" lors du concert d'adieu du groupe The Band, qui avait été immortalisé sur pellicule par Martin Scorsese et publié dans le film The Last Waltz. En 1979, Dr. John avait aussi collaboré avec le légendaire professeur Longhair lors de son dernier enregistrement en carrière, Crawfish Fiesta, comme guitariste et producteur. L'album, qui s'était mérité le premier W.C. Handy Blues Album of the Year Award en 1980, avit été publié peu après la mort de Longhair en janvier 1980.
DERNIERES ANNÉES
Au milieu des années 1970, Dr. John avait commencé à se concentrer sur le blues, le R & B de La Nouvelle-Orléans et les standards de Tin Pan Alley. En 1975, le gérant de Dr. John, Richard Flanzer, avait recruté le producteur Bob Ezrin pour publier l'album Hollywood Be Thy Name. Pour cet album qui avait été enregistré en direct aux Cherokee Studios de Los Angeles, les studios avaient été transformés en un club de nuit de la La Nouvelle-Orléans. En 1981 et 1983, Dr. John avait également enregistré deux albums de piano solo, Dr. John Plays Mac Rebennack et The Brightest Smile in Town, pour la compagnie de Baltimore Clean Cuts. Dans le cadre de ces enregistrements, Dr. John avait interprété plusieurs de ses propres compositions de boogie woogie.
Très apprécié comme musicien de studio, Dr. John avait notamment chanté comme choriste sur la chanson des Rolling Stones "Let It Loose" (1972) et sur le duo de Carly Simon et James Taylor "Mockingbird" (1974). Il avait aussi accompagné Neil Diamond sur l'album Beautiful Noise en 1976. Il avait également collaboré à la chanson "More and More" sur l'album Playing Possum de Simon. Dr. John avait également interprété trois chansons sur le premier album solo de Maria Muldaur, dont sa propre composition "Three Dollar Bill". Il avait aussi chanté quatre chansons et joué du piano sur deux chansons de l'album Louisiana Love (1992) de Muldaur.
Véritable force de la nature, Dr. John avait également co-produit et joué de la guitare et des claviers sur l'album A Period of Transition (1977) de Van Morrison. Il avait aussi écrit ou co-écrit trois chansons ("Washer Woman", "The Ties That Bind" et "That's My Home") et joué de la guitare et des claviers sur l'album de Levon Helm, Levon Helm & the RCO All-Stars (1977). Dr. John avait également fait une apparition dans l'épisode du 19 mars 1977 de Saturday Night Live. Il avait aussi joué des claviers sur le premier album solo de Rickie Lee Jones (1979). Il avait également participé à une tournée avec Willy DeVille et collaboré aux albums Return to Magenta (1978), Victory Mixture (1990). Backstreets of Desire (1992) et Big Easy Fantasy (1995). En 1997, Dr. John avait également joué du piano et chanté sur la chanson "Cop Shoot Cop" du groupe Spiritualized.
De juillet à septembre 1989, Dr. John avait participé à une tournée avec Ringo Starr & His All-Starr Band, aux côtés de Levon Heln, Rick Danko, Nils Lofgren, Jim Keltner, Joe Walsh, Billy Preston et Clarence Clemons. Au cours de la tournée, Dr. John avait joué du piano et de la basse en plus de chanter. La tournée avait éventuellement donné lieu à la publication en 1990 de l'album live Ringo Starr and His All-Starr Band. En 1989, Dr. John avait publié In a Sentimental Mood, un album qui comprenait plusieurs standards du jazz en plus de mettre en vedette de grands noms du jazz comme Marcus Miller et David “Fathead” Newman. L'album avait été suivi la même année de Bluesiana Triangle, un autre album à connotation jazz mettant en vedette des vétérans somme Art Blakey et de nouveau, David “Fathead” Newman. Acclamé par la critique, l'album s'était attiré les éloges de Larry Birnbaum du magazine Down Beat qui l'avait qualifié d'''extraordinary meeting of musical minds—a loose, spontaneous interaction among three mature masters … that showcases each of their strengths in an unaccustomed context.”
En 1992, Dr. John avait publié Goin' Back to New Orleans, un album qui comprenait plusieurs classiques de La Nouvelle-Orléans. Plusieurs grands musiciens de La Nouvelle-Orléans avaient participé à l'album, dont Aaron Neville, les Neville Brothers, Al Hirt et Pete Fountain. Dr. John était aussi devenu le premier artiste américain à se produire aux Franco Follies en 1992. Dr. John a également prêté sa voix pour des publicités (TicTac, Wendy) et composé la musique-thème de la série de télévision du début des années 1990 Blossom.
En 1997, Dr. John avait fait une apparition sur le simple ''Perfect Day'' de Lou Reed. La même année, il avait joué du piano dans la chanson "Cop Shoot Cop'' du groupe britannique Spiritualized, tiré de leur album à succès Ladies and Gentlemen We Are Floating in Space. Le leader du groupe Jason Pierce, un partisan fidèle de Dr. John, lui avait retourné la politesse en l'invitant à participer à l'album Anutha Zone aux côtés du guitariste Thighpaulsa et du batteur Damon Reece. Dr. John avait également enregistré l'album live Trippin' Live avec le bassiste David Barard, le guitariste Tommy Moran, le trompettiste Charlie Miller, le saxophoniste ténor Red Tyler, le saxophoniste baryton Ronnie Cuber et le batteur Herman V. Ernest III.
En septembre 2005, Dr. John avait interprété la chanson "Walkin' to New Orleans" de Bobby Charles dans le téléthon Shelter from the Storm: A Concert for the Gulf Coast. Le téléthon avait été organisé pour venir en aide aux victimes de l'ouragan Katrina. Deux mois plus tard, Dr. John avait publié un EP de quatre chansonds intitulé Sippiana Hericane pour contribuer financièrement à la clinique de la New Orleans Musicians, à la section locale de l'Armée du Salut et à la Jazz Foundation of America. Très marqué par la catastrophe, Dr. John avait commenté: "I'm very angry. I've had my phones busy all day with nothing but tragic and worse news. I'm angry at politicians from top to bottom. I feel devastated by a lack of concern for people." Mais l'implication sociale de Dr. John ne se limitait pas aux victimes de l'ouragan Katrina. Incidemment, Dr. John avait toujours été horrifié par certains épisodes de l'histoire du 20e siècle. Dans un commentaire qui n'était pas sans annoncer l'époque actuelle, il avait déclaré: “This country could turn into Nazi Germany or something. Everything is prepostulous […]. I understand some things are off the hook, but I don’t have to worry about all this crap. I ain’t worryin’ about nuttin’ and that’s the one thing keeps my spirit up.”
Le 12 mai 2006, Dr. John avait participé à une séance d'enregistrement en direct aux Studios Abbey Road de Londres. Intitulée Live from Abbey Road, la séance, qui mettait également en vedete LeAnn Rimes et Massive Attack, avait été télédiffusée sur Sundance Channel aux États-Unis et sur Channel 4 au Royaume-Uni. Dr. John avait aussi interprété le thème d'ouverture de l'émission pour enfants Curious George, diffusée sur le réseau PBS depuis 2006. Le 30 juilet 2006, Dr. John avait présenté un concert de piano solo en hommage au compositeur et arrangeur de La Nouvelle-Orléans Wardell Quezergue au profit du New Orleans Musicians Relief Fund. Présenté au Black Orchid Theatre de Chicago, le concert comptait comme invités spéciaux Mike Mills du groupe R.E.M. ainsi qu'un groupe de funk tout-étoile. Toujours en 2006, Dr. John était retourné vers un style plus un jazz avec deux albums: Mercernary, un album de chansons du compositeur Johnny Mercer et avec Blues Biography.
Le 5 février 2006, Dr. John s'était joint à son compatriote de a Nouvelle-Orléans Aaron Neville, à Aretha Franklin et à une chorale de 150 personnes pour interpréter l'hymne national au Super Bowl XL dans le cadre d'un hommage d'avant-match à La Nouvelle-Orléans. Trois jours plus tard, il s'était joint à Allen Toussaint, Bonnie Raitt, The Edge et à Irma Thomas pour interpréter "We Can Can" dans le cadre de la performance de clôture du gala des Grammy Awards.
En 2007, Dr. John avait interprété la chanson "Don't Leave Me This Way". La chanson faisait partie d'un hommage à Fats Domino intitulé Goin' Home: A Tribute to Fats Domino. En février 2008. il s'était également produit dans le cadre du All-Star Saturday Night, qui faisait partie du weekend du match des étoiles de la NBA. La même année, Dr. John avait publié City That Care Forgot, un album en hommage au victimes de l'ouragan Katrina. L'album s'était mérité un prix Grammy.
En 2014, Dr. John s'était également produit au match des étoiles de la NBA aux côtés de Pharrell Williams et Janelle Monáe.
Dr. John avait aussi tenu le rôle de roi du Krewe pour la saison du Mardi Gras 2010 à La Nouvelle-Orléans. Le 13 mai 2010, il avait joué aux côtés du groupe The Roots dans l'épisode 246 de Late Night with Jimmy Fallon dans lequel il avait été accueilli chaleureusement par Keith Richards. En juin 2010, Dr. John s'est aussi produit festival de Glastonbury, à Shepton Mallet, au Royaume-Uni. Dr. John avait également joué des claviers dans l'album de Gregg Allman Low Country Blues (2011) qui était produit par T-Bone Burnett. La même année, il avait collaboré avec Hugh Laurie sur la chanson "After You've Gone" sur l'album de Laurie Let Them Talk. Toujours en 2011, Dr. John, Allen Toussaint et le groupe The Meters avaient interprété ''Desitively Bonnaroo'' dans le cadre du 10e Bonnaroo Music and Arts Festival de Manchester, au Tennessee. Le nom du festival était inspiré de l'album de Dr. John, Desitively Bonnaroo (1974).
En 2012, Dr. John avait publié Locked Down, un album réalisé en collaboration avec Dan Auerbach des Black Keys, qui avait agi comme producteur de l'album. Auerbach avait également joué de la guitare sur l'album qui avait récolté des critiques plutôt positives pour son style très influencé par l'Afrobeat. Constatant une certaine renaissance dans le son de Dr. James, le Los Angeles Times avait déclaré que l'album mettant fin à une période ''of relative creative stagnation by creating something magical, the embodiment of everything he's done but pushed in a clear new direction". L'album avait remporté deux prix Grammy.
En 2014, Dr. John avait publié un album en hommage à Louis Armstrong intitulé Ske-Dat-De-Dat: The Spirit of Satch. Dr. John avait rencontré Armstrong à quelques reprises au bureau du gérant Joe Glaser. Une photographie figurant sur le mur de Glaser avait toujours intrigué Dr. John. Ce dernier expliquait: “I remember Louis was sittin’ on a rock in [New Orleans ’hood] Bucktown, facin’ Ralph Shultz’ Fresh Hardware Store. Across the street was where my pa’s shop was. Ralph could fix your brakes, get you brake tags and he could marry you. He had like 25 things he could do [rires]. That made me feel better. That was a world Louis Armstrong could understand.”
Dr. John avait déclaré qu'il avait eu l'idée de l'album après avoir vu Armstrong lui apparaître dans un rêve avant de lui dire: "Do my music your way". Commentant la publication de l'album, le Los Angeles Times avait déclaré: "Tribute albums come and go, but it's a real rarity that can snap a listener to attention like Dr. John's new salute to jazz founding father Louis Armstrong."
Le même printemps, Brian Williams avait animé un concert en hommage à Dr. John intitulé "The Musical Mojo of Mac". C'est Bruce Springsteen qui avait donné le coup d'envoi du concert en interprétant le classique de Dr. John "Right Place, Wrong Time". Un groupe tout-étoile comprenant le producteur Don Was participait également au concert. Le projet avait éventuellement donné lieu en 2016 à la publication d'un album double et d'un DVD intitulé The Musical Mojo of Dr. John: Celebrating Mac and his Music. Dr. John avait également enregistré la chanson "Let 'Em In" dans le cadre d'un album-hommage à Paul McCartney intitulé The Art of McCartney.
De 2014 à 2016, Dr. John s'était produit avec un groupe alternatif, notamment dans le cadre d'un hommage à son ami Allen Toussaint au Hollywod Bowl le 20 juillet 2016. Avaient également interprété les compositions de Toussaint les artistes de La Nouvelle-Orléans Irma Thomas, Cyril Neville, le goupe Galactic et le Allen Toussaint Band.
En 2017, des membres du groupe de Dr. John The Gris Gris Krewe avaient interprété la chanson "Right Place Wrong Time" dans l'avant-match du match des étoiles de la NBA. La même année, Dr. John avait été une des têtes d'affiche de la tournée célébrant le 40ᵉ anniversaire de The Last Waltz, aux côtés des directeurs musicaux Warren Haynes et Don Was. Dans le cadre de la tournée, Dr. John avait repris « Such a Night » accompagné par le groupe The Band. Toujours en 2017, le premier simple de Dr. John « Storm Warning », qui avait été enregistré en hommage à Bo Diddley, avait été intégré à la bande sonore du film Logan Lucky. En avril de la même année, Dr. John s'était joint à John Legend (qui l’avait intronisé au Rock & Roll Hall of Fame) et à Jon Batiste sur le plateau de The Late Show with Stephen Colbert.
Le 1er novembre 2017, Dr. John avait célébré le ''Mac Month'' au cours d'une réception organisée par le New Orleans City Council à la Napoleon House. Son anniversaire avait également été proclamé Dr. John Day en reconnaissance du travai qu'il avait accompli ''for his musical funkitude in performing, writing and producing." Le gouverneur de Louisiane avait aussi publié un ''Statement of Recognition'' reconnaissant le contribution de Dr. John au développement de la ''culture of the state from New Orleans to the Bayou."
Dr. John avait également collaboré a plusieurs films, dont Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (1978) et Blues Brothers 2000, dans lequel il s'était joint au groupe fictif Louisiana Gator Boys pour interpréter les chansons "How Blue Can You Get" et "New Orleans". La version de Dr. John de la chanson de Donovan "Season of the Witch" faisait également partie de la bande sonore du film. On peut aussi entendre Dr. John interpréter la chanson "Cruella de Ville" dans les crédits de clôture du film 101 Dalmatians (1996). Dr. John a également écrit et interprété la bande sonore dans la version filmée du roman de John Steibeck, Cannery Row (1982). Dr. John avait aussi composé des bandes sonores pour des documentaires comme New Orleans dialect Yeah You Rite!(1985) et American Tongues (1987). Dr. John avait également interprété le thème musical de la série policière K-Ville diffusée sur le réseau Fox. Dr. John avait également interprété "Down in New Orleans", la chanson d'ouverture du film de Walt Disney, The Princess and the Frog (2009). C'est aussi Dr. John qui avait interprété la chanson "Huggy Can't Go Back" dans la télésérie Starsky & Hutch.
Le succès de Dr. John "Right Place Wrong Time" avait été repris dans les films Dazed and Confused et Sahara et dans la série American Horror Story: Coven. La musique de Dr. John a également été reprise dans d'autres films, dont "New Looks" (1985) et "Such a Night" (1988). La musique de Dr. John était aussi en vedette dans quelques vidéos. Les leçons de piano de Dr. John ont été publies par Homespun Tapes sous le titre de Dr. John Teaches New Orleans Piano, Vols. I and II en 1990. Dans ce vidéo destiné aux pianistes de niveau intermédiaire, Dr. John expliquait les techniques de légendaires musiciens de La Nouvelle-Orléans comme Longhair, Toussaint, Fats Domino et James Booker. Selon un journaliste du magazine People, le vidéo "offers a rollicking two hours of fun."
Dr. John est mort d'une crise cardiaque le 6 juin 2019. Il était âgé de soixante-dix-sept ans. Par l'entremise de l'attachée de presse Karen Dalton Beninato, la famille de Dr. John avait annoncé qu'il était mort à l'aube et ''qu’il avait créé un mélange unique de musique qui portait sa ville natale, La Nouvelle-Orléans, en son cœur, comme elle l’était toujours dans son cœur.'' On avait peu vu Dr. John en public depuis qu'il avait annulé plusieurs concerts à la fin de 2017.
Dr. John a été marié à trois reprises. Au cours d'une entrevue qu'il avait accordée au New York Times, il avait déclaré qu'il avait ''beaucoup'' d'enfants. Sa première épouse était Lydia Crow, avec qui il avait eu deux enfants, Craig et Karla. Dr. John avait ensuite épousé Lorraine Sherman, de qui il avait eu trois enfants: Tara, Jessica, and Jennifer. La troisième épouse de Dr. John était Cat Yellen, une autrice-compositrice. Deux des enfants de Dr. John l'avaient précédé dans la tombe: Craig et Jessica. Il avait aussi une petite-fille, Stephanie, et un petit-fils appel Allen O'Quinn qui l'avait précédé dans l'au-delà.
Dépendant de l'héroîne durant trente ans, Dr. John avait finalement complété sa réhabilitation en décembre 2009. Avec l'aide de l'organisation Narcotics Anonymous, il était resté à l'écart des narcotiques jusqu'à sa mort.
Lauréat de plusieurs prix, Dr. John a notamment été intronisé au sein du Louisiana Music Hall of Fame en 2007. Il a aussi été admis en mars 2011 au Rock & Roll Hall of Fame aux côtés de Neil Diamond, Alice Cooper, Darlene Love et Tom Waits. En mai 2013, l'Université Tulane lui a décerné un doctorat honorifique en arts appliqués. En 2015, le Louis Armstrong House Museum lui avait également accordé un Louie Award. En octobre 2016, la Jazz Foundation of American lui a attribué le Hank Jones Award.
Plusieurs albums avaient été publiés à titre posthume après le décès de Dr. John. Le 23 septembre 2022, les disques Rounder et la succession de Dr. John avaient publié à titre posthume l'album country et western de Dr. John Things Happen That Way. Participaient également à l'album des artistes invités comme Aaron Neville, Willie Nelson et Lukas Nelson & Promise of the Real. Dressant le compte rendu de l'album, le New York Times écrivait: "The New Orleans piano man who embodied the musical mélange of his hometown had the kind of drawly, lived-in voice that only improved with age. So Things Happen That Way, Dr. John's final album, recorded the year he died, 2019 - captures him in peak form." L'album avait été mis en nomination pour un prix Grammy dans la catégorie du meilleur album Americana en novembre 2022.
Le 2 juin 2023, le Festival de Jazz de Montreux et la succession de Dr. John ont publié Dr. John: The Montreux Years, qui comprenait des extraits de ses concerts au festival de 1986 à 2012. Le Offbeat Magazine avait commenté: "It's a great way to say adieu.'' En novembre 2023, le 501 Record Club et la succession de Dr. John avaient publié Dr. John: Solo Piano Live in New Orleans 1984. Le 20 avril 2024, les disques Omnivore et la succession de Dr. John avaiet publié l'album double Dr. John: Gris-Gris Gumbo Ya Ya: Singles 1968-1974. Finalement, en novembre 2024, le Festival de Jazz de Montreux et la succession de Dr. John avaient publié When The Saints Go Marching In Medley. L'album était un avant-goût de l'album digital Dr. John: Live in Montreux 1986 qui devait être publié à l'occasion de l'anniversaire de naissance de Dr. John, le 20 novembre.
Dressant un bilan de la carrière de Dr. John, le site All Music écrivait que ce dernier "first became a star by taking the sounds and traditions of New Orleans blues, jazz, and R&B and twisting them into new forms". Quant au magazine Billboard, il avait décrit Dr. John comme un musicien de soul, de funk et de boogie woogie qui était devenu ''a New Orleans musical icon not as a pop star of the present, but as a channeler of those who came before." Grand amateur de R & B, Dr. John avait prédit que ce genre musical “will survive as long as there are guys that take some real interest in preserving not only the form and structure but this special quality. It’s like if there’s one guy that’s doing it right, that is better than a hundred of them doing it wrong.”
Dr. John a aussi servi de modèle au personnage de Dr. Teeth dans la populaire série pour enfants The Muppet Show. Au cours de sa carrière, Dr. John a enregistré trente albums studio et plusieurs albums en concert. Refusant de raccrocher, Dr. John était sur le point d'enregistrer l'album Goin' Back to New Orleans en 1991 lorsqu'il avait déclaré: “Do what is true to yourself, If you’re sincere about music I think it’s worth all the hassles to stick to it.”
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SOURCES:
‘’Dr. John.’’ Wikipedia, 2025.
‘’Dr. John.’’ All About Jazz, 2025.
‘’Dr. John.’’ Encyclopedia.com, août 2016.
‘’Le chanteur et pianiste Dr. John est mort à l'âge de 77 ans.’’ Société Radio-Canada, 6 juin 2019.
SIMMONS, Michael. ‘’Dr John Interviewed: “Art Blakey pulled a gun on me…’” Mojo, 5 juin 2025.
ZIMMERMAN, Brian. ‘’A Life In Music: Remembering Dr. John.’’ Jazziz, 7 juin 2019.
The Cramps
Via The Quietus
Portrait by David Godlis
Voyager - 7" single artwork

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