TRIBAL - guest post par Tiphaine Bressin
TRIBAL est sans aucun doute un de mes labels préféré des années 90. Un peu nerveux, un peu deep, carrément hypnotique et sensuel à souhait, avec ces percussions prononcées, ces mélodies narcotiques et une certaine idée de la manière dont un morceau pour piste de danse doit être construit et déconstruit.
L’histoire du label et de ses sorties cristallise les liens entre la scène plutôt queer de New York gravitant autour du club Sound Factory, Junior Vasquez et Fred Jorio pour n’en citer que quelques uns, mais aussi celle de Miami avec Murk ou bien tout le mouvement portugais mené par Kaos Records et Underground Sound of Lisbon notamment. Un label résolument hybride qui a marqué les dance floors du milieu des années 90 et au delà avec ce son unique.
J’ai quelques disques sertis de l’inimitable logo dans ma collection et je les joue souvent. Mais ma connaissance du catalogue du label était plutôt limitée. Ayant remarqué que l’érudit Tiphaine Bressin, déjà auteur de belles playlistes ici même est sacrément calé en la matière, je lui ai proposé de nous présenter ses disques préférés du label. Avec plus d'une quinzaine de morceaux redoutables, le résultat dépasse mes rêves les plus fous.
Tribal, un nom, un logo, un label.
Alors que Tribal s'apprête à sortir, après plus de 9 mois de production, une nouvelle compilation ! BLESS!, contenant, oh bonheur suprême, des inédits, il ne semblait pas vain de faire un petit retour sur ce label emblématique des si actuelles et si en vogue années 1990, dont il fut sans conteste l'un des fers-de-lance les plus accomplis.
Initié en 1991 sous l'impulsion de Rob Di Stefano, épaulé alors de Mart Andrups, le jeune label mena une politique intensive de licensing, de productions européennes majoritairement - Guerilla en tête - et développa ensuite rapidement une politique de signatures d'artistes maison, à travers tout un catalogue d'artistes, DJ et remixeurs propre à faire pleurer d'envie n'importe quel programmateur d'Ultra - Danny Tenaglia, Junior Vasquez, Deep Dish, DJ Pierre, Mark Picchiotti, Angel Moraes, The Daou (qui ont quitté... Columbia ! pour rejoindre le label !), The Orb, Roger Sanchez, Joi Cardwell, et j'en passe ; c'est un Who's Who digne de la plus belle agence de booking que propose ce label. Le label connaît l'expansion en ouvrant une antenne à Londres en 1993 pour faciliter l'accès aux marchés européens de son catalogue, via une distribution par PIAS et Vital. Fermé en 1996 pour des raisons de désaccords majeurs entre I.R.S. la maison-mère et sa filiale Tribal - pour des raisons de rentabilité et de direction artistique semble-t-il - le label plie les gaules et tous les artistes le suivent. En 1996 ouvre Twisted America puis Twisted UK. Mais... quelque chose s'est brisé, et ce n'est plus le même esprit qu'on y retrouve. Réincarné des années plus tard par la grâce du numérique et se payant même le luxe de ressortir quelques titres (en digital uniquement). Mais, sans plus tarder, ma sélection, my Tribal:
01. Karnak - Black Moon
Impossible pour moi de faire une playliste Tribal sans évoquer ce track méconnu. Signé Robin 'Jaydee' Albeers - oui, oui !, l'auteur de 'Plastic Dreams' !, j'ai mis beaucoup de temps à l'identifier. Entendu pour la première fois lors d'un de ces soirs où l'ambiance ne prenait pas - il devait y avoir un gros évènement en face ou autre chose. Toujours est-il qu'il n'y avait presque personne dans mon club de prédilection d'alors - le News, place Zola. Le DJ d'alors, Philippe B., remember? - s'est fait plaisir, toute la nuit. * Et, dans mon souvenir, a passé ce disque en guise de conclusion, smoke machine et strobelite à fond. Il m'a fallu presque un an pour l'identifier, au hasard d'un bac, et sur la seule foi du label, en lequel j'avais déjà une foi absolue pour enfin m'exclamer "Ça y est ! C'est ça ! C'est çui-là !" Plus de 10 minutes de... trance-house ? progressive ? techno ? tech-house ? Quoiqu'il en soit, ce disque hybride, à la mélodie simple et entêtante, enchantera vos platines et vos clubbers. Longtemps, j'ai fait mon possible pour le cacher de tous les yeux jugés trop indiscrets... Clairement ? DROGUE ; un disque de défoncés. Une merveille.
02. Danny Tenaglia feat. Dana Vlcek - World of Plenty
Porté par la voix de Scott White, rencontré par hasard dans un studio lors d'une session de DT avec Carol Sylvan dit la légende, Danny Tenaglia nous révèle ses talents de soulman en plus de ses qualités de grooveur hors-pair, avec ce titre midtempo où il invite un de ses ingénieurs attitrés, Dana Vlcek (oui, moi aussi j'ai du mal à prononcer ce nom ni même à comprendre comment il se prononce) - Konk, Astract Truth -, aussi visiblement joueur talentueux de flûte et de saxophone, pour un titre qui n'est pas sans évoquer 'Blame It On The Boogie' des Jackson 5, si !, si ! ou, plus tard, évoqué dans 'Sunshine' des K.O.T., en un peu plus lent et en plus langoureux. Garage de haute volée, chaudement recommandé !
03. Eric Kupper presents K-Scope - K-Scope Theme
Difficile de choisir juste un seul titre parmi cette sélection des deux EP livrés sous cet alias par Eric Kupper. Autant le 'K-Scope Theme' est un instant classic, de facture classique justement, entraînant et groovy à souhait, tout en étant plutôt sombre voire un peu obscur, autant le 'Planet K' - une référence à Philip K. Dick ? ou, plus prosaïquement, à lui-même ? - est un titre futuriste et pas facile d'accès, progressif mais tout en subtilité, puissant sans être brutal. A découvrir ou redécouvrir. Les deux EP sont regroupés sur l'album 'From The Deep', aujourd'hui disponible à nouveau en digital. [NDLR : dur choix, les deux titres sont phénoménaux, j’ai choisi le K-Scope Theme qui est un peu moins connu]
04. Underground Sound of Lisbon - Dance With Me
Est-il encore utile de présenter ce titre ? Je me suis même demandé interrogé sur l'opportunité de le faire figurer dans une playliste Tribal, tant il est connu et qu'à l'origine, c'est un titre de chez Kaos Records, Portugal, ressorti sur Tribal en licence avec des remixes signés Danny Tenaglia et Junior Vasquez. Et qu'accessoirement, c'est la face B du titre-phare, plus connu, 'So Get Up'. Et puis au final, j'ai décidé de ne pas bouder mon plaisir de ré-exposer ce classique de la progressive, sans le côté cheesy qu'on pouvait trouver dans la majorité de la production d'alors, essentiellement anglaise, un peu allemande. Un emprunt appuyé à 'Go' de Moby donne à ce titre un côté pêchu, par l'impulsion vocale, que vient renforcer une mélodie totalement hypnotique et captivante.
05. Deep Dish - After Hours
Plutôt que de présenter une énième fois 'The Dream' de Deep Dish, j'ai porté mon choix sur un titre moins connu, et pourtant tout aussi emblématique de la syncussion typique de Deep Dish, via 'After Hours', un titre mélodieux, qui ferait presque penser à de l'ambiant, n'était son kick appuyé et ses caisses claires fortement marquées, en renfort d'un titre à la fois dansant, puissant et pourtant très léger et presque aérien, parsemé de breaks éthérés, pour des reprises encore plus efficaces après les ponts. Dreamy...
06. Elastic Reality featuring Shaung Kéng Collins 'Cassa de X'
Un maxi au final assez peu connu de chez Tribal - au hasard, quand je demande, on me ressort toujours les cinq mêmes, et jamais celui-là - et pas un mix à jeter. Une production signée Brian Transeau, en dehors de tous ses projets trance - eh oui !, il faisait aussi de la house ! et de la bonne ! Sacrément doué ! Des mixes originaux deep house aux remixes estampillés Deep Dish, ensemble ou en solo, Dubfire signant aussi des remixes du titre, le titre se développe en de nombreuses sous-genres de la house, de la deep-house la plus calme à la hard-house la plus tenace. Je recommande le Binary Penetration Hardcore Mix (XXX), clairement pornographique, mais aussi hautement efficace et diablement bien conçu, calibré et construit pour retourner et démolir les dancefloors. Ou les transformer en orgies !
07. Danny Tenaglia - Bottom Heavy
Incontournable. Comme pour USL, je me suis demandé "Fallait-il intégrer ce titre à la programmation de cette playliste ?", tant il est indissociable de l'histoire du label ; emblématique, fondateur même. Et, au final, oui, sans l'ombre d'un doute. Plus intéressante est l'histoire de ce morceau : à l'origine, une commande de remix par New Order, finalement rejeté par le groupe et Warner. DT a alors récupéré, avec leurs autorisations, sa production additionnelle pour en faire ce titre. Bien lui en a pris : plus de 20 ans après, ce titre continue d'enflammer les dancefloors du monde entier. Certains mixes ont, disons-le carrément, mal vieilli - certains remixes d'Underground Sound of Lisbon par exemple, pas tous - les autres ont passé les années avec élégance et continuent de ravir les clubbeurs du monde entier. Si vous n'avez pas ce disque, vos ne pouvez pas vous prétendre être DJ.
08. Junior Vasquez - X (Sound Factory Mix)
Encore une fois, fallait-il inclure ce titre, tant il est emblématique du label et indissociable du catalogue Tribal ? La réponse est OUI ! Plus tribal que 'Get Your Hands Off My Man' et ses nombreuses déclinaisons remixées - hard-house, ambiant, progressive, deep - ce titre est aussi, clairement, plus sec, plus brut et plus minimal et, à ce titre, intéressant pour un label réputé pour la richesse de ses arrangements et des productions. Anecdote classique : ce titre est dédié à Mother Angie Xtravaganza de la House of Xtravaganza de New York, décédée un an plus tôt, et représentée par le X géant en face B du disque. [Pour en savoir plus sur la ballroom culture et la House of Xtravaganza, vous pouvez vous reporter à mon livre "Strike-A-Pose : Histoire(s) du Voguing" ainsi qu'à celui de Chantal Régnault 'Voguing and The House Ballroom Scene New York 1989-92'.]
09. Liberty City - That's What I Got (Oscar G's 'U Got' Dub)
Culotté ! DEUX samples pour un morceau, pour un remix plus précisément ! Et pourtant, l'ensemble passe comme une lettre à la poste ! Ce morceau signe la fin de l'illustre projet Liberty City des Murk Boys, alors qu'était annoncé l'album, dont on n'a jamais vu la couleur. Très précisément, ce morceau est associé, pour toujours, pour moi, à l'année 1995, son année de sortie, et au Queen, où je l'ai entendu joué - j'avais déjà le disque - et où, pour l'anecdote, j'ai rencontré trois amis nantais le même soir au club - dont un dans un état visiblement second, en transe... -, alors que j'étais à Paris pour quelques jours, histoire de m'aérer sans voir personne de Nantes ! :) Le DJ - qui était-ce ce soir-là ? - a aussi passé le très en vogue alors 'Hideaway' de De'lacy. J'ai filé le lendemain au Virgin Megastore des Champs - R.I.P. - où je l'ai vu dans les bacs de vinyles, rayon situé à l'époque au rez-de-chaussée si je me souviens bien, avec d'autres Tribal - Club 69 'Diva' etc., ce qui m'a réjoui. J'ai acheté Nail 'The Beeston EP' sur Re-load.
10. e-N - The horn Ride (Deep Dish Ambient Dub aka Dubfire's Faraway Dub) Pour finir, ce titre magnifique, rare, entendu pour la première fois sur le CD-bonus de la compilation 'This is The Sound of Tribal United Kingdom', mixé par Miles Hollway et Elliott Eastwick (Salt City Orchestra). Pour la version longue, non-mixée, il faudra se reporter au vinyle de la compilation. Pour le reste, c'est un remix très aérien, léger d'un titre plutôt 'heavy' à la base, du DJ et producteur de Miami - Fort Lauderdale précisément - Ian Appell, qui avait déjà remixé Lil' Louis, Rozalla et Michael Jackson entre autres. Une pure merveille. Introuvable en digital, comme quantité d'autres remixes de ce titre.
Bonus tracks - je ne pouvais pas faire autrement
Dix tracks, c'était le seuil maximum requis, mais il m'a semblé difficile, pour ne pas dire impossible, de résumer Tribal, et un catalogue aussi riche, à dix titres seulement, alors j'ai pris la liberté d'en rajouter 6, en bonus tracks.
1. Junior Vasquez - Get Your Hands Off My Man (Nush 8am dub)
En lieu et place d'un titre très représentatif de l'esprit Tribal que j'avais prévu, nommément Club 69 'Diva' - Diva's Groove, j'ai dû changer mes plans, pour cause d'absence sur YouTube. Alors, en remplacement et au pied levé, une curiosité de chez Tribal / Positiva - la licence fut probablement facilitée par le fait qu'EMI, la maison-mère de Positiva au Royaume-Uni (à l'époque située près de Charing Cross si je me souviens bien), soit aussi, par un étrange hasard, alors partie très liée aux USA avec I.R.S., la maison mère de Tribal. LE classique de Junior - il y en a deux, hein..., 'Get Your Hands Off My Man', s’offre une nouvelle relecture, cette fois signée Nush pourtant peu réputé pour leur finesse…Et pourtant ! un remix, quasi ambient-house... Léger, aérien, avec un kick ‘light’, et parsemé de nappes éthérées et lysergiques. Et là, inspiration ou autre ?, touchés par la grâce ?, la sauce prend, ça marche, et... ils signent une version quasi ambient-house d'un classique déjà ultra-connu - presque trop - et se démarquent ET des originaux et des remixes club de Fire Island. Bien vu : ça tape dans le mille. Idéal pour un after, ou pour chiller, ou les deux.
2. The Absolute feautring Suzanne Palmer - There Will Come A Day
Half Tab / Black Lozenge : dans un registre redoutablement efficace également, ces deux versions d'un titre à l'origine gospel-house, dans une veine initialement très spirituelle. Ces deux remixes sont, comment dire... tout le contraire ? et sentent plutôt le cul, le stupre, le foutre et la drogue : deux dingueries hardouse, deux pures merveilles, hallucinantes et hallucinées, qui retourneront les dancefloors, les clubs et salles obscures, et les têtes, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. WICKED!
3. Liberty City - If You Really Love Someone
Classique parmi les classiques, mille fois entendu, réentendu, ré-réentendu, et dont pourtant on ne se lasse pas. Murk dans toute sa splendeur et sa gloire. Les cornes de brume, envoyées au niveau du break pont sont la signature caractéristique du morceau, tout comme ses caisses claires en forme de cowbells. 'Nuff said!
4. Liquid City - Givin My All
Une autre curiosité, si je puis dire, dans ce catalogue Tribal : un titre deep peu courant, assez peu connu, aux sonorités variées, déclinées selon les quatre éléments, un par face en vinyle, Air, Terre, Feu, Eau. Une curiosité à plus d'un titre : deux samples, d'origines très différentes, le premier venant de Satoshi Tomiie 'And I Loved You...', le second d'une chanteuse grecque, Glykeria, du titre 'Ah As Borousa (If Only I Could)', inconnue par ici mais visiblement superstar en Grèce. Une petite claque à ceux qui affirment que la musique électronique, la house, la techno, l'électro, appelez-la comme vous voulez est, au mieux une musique d'incultes, et au pire une musique de pousse-boutons, ce titre prouvant au contraire l'érudition musicale de ses deux producteurs. Dernière curiosité, et non des moindres, c'est un des projets parallèles d'un projet infiniment plus connu ailleurs, sur Eightball, sous le pseudonyme de The African Dream, dont le catalogue vient de ressortir récemment, notamment en digital.
5. Sextravaganza - Montobi's Raindance
Je ne pouvais décemment pas finir de parler de Tribal sans évoquer le collaborateur de longue date du label, Fred Jorio, aussi bien programmateur attitré de Junior Vasquez un temps que musicien solo accompli sous une multitude de pseudos - Lectroluv, c'est lui, par exemple. Sous son pseudo Sextravaganza, il se livre à un exercice de style avec une facilité déconcertante, à savoir délivrer un morceau au rythme hardhouse soutenue, tenu par une mélodie implavable et un kit de percussions tribales à tout rompre. Eblouissant de maestria.
Pour finir, quelques anecdotes sur le label, notamment, le mystère des morceaux perdus et / ou jamais sortis. The Tribal lost tracks... Souvent annoncés, jamais vus, ils sont nombreux : Junior Vasquez 'Keep On Dancin' - sortie annoncée, jamais vu, la deuxième compilation de Fred Jorio pour le projet Sextravanganza, prévue, jamais sortie, les albums avortés et pourtant annoncés de nombreuses fois de The Absolute US et Liberty City - l'album des Funky Green Dogs sorti l'année suivante ne pouvant en rien être la réincarnation de ce disque, ne reprenant rien du catalogue Liberty City. Jamais vu non plus le dub de Hani pour 'Look Ahead' de Danny Tenaglia featuring Carole Sylvan - il existe -, jamais vu, les remixes de Junior Vasquez et Fred Jorio pour Kiwi Dreams 'Y?' - ils existent. Pire encore : jamais sorti autrement qu'en test pressing, la suite du projet de Kiwi Dreams, 'Stand Up', et même annoncé *. Plus grave encore : l'absence du catalogue complet en digital ; que du partiel et uniquement sur Beatport. Et, pour finir sur une note bitchy, devinette : pourquoi "certaines vipères du Queen" [sic] avaient-elles surnommé Danny Tenaglia, Demi Tagliatelle ** ? Vous avez une heure ; je récupère les copies.
DERNIERE MINUTE! LAST CALL!
6. Streetlife - Love Breakdown (Crobar Mix)
Et, pour conclure - un peu comme le dernier verre -, un petit dernier pour la route. J'aurais pu être très culotté, en faisant une playliste avec UN SEUL titre - c'est antinomique, je sais, un peu comme je me disais un jour que je me paierais le culot d'un DJ-set où je jouerais 'E2-E4' de Manuel Göttsching en entier, tranquille, une heure, j'ai le temps. CE titre. Mais quand je dis que c'est l'esprit de Tribal en un titre, c'est le cas : et l'heureux gagnant est... encore Mark Picchiotti !, avec un autre alias : Streelife featuring Dana Stovall 'Love Breakdown' Crobar Mix. Et, à l'instar des autres titres sus-cités de Mark!, celui-ci est une tuerie à la fois tribale et club, groovy et druggy à souhait. Soit l’une des deux tendances lourdes développées par Mark Picchiotti quant à son propre son : soit une veine gospel-house, très spirituelle, soit une veine beaucoup plus "cuir", redoutable et calibrée diaboliquement ; effrayant d'efficacité ! Pure merveille. ENJOY! S’il est difficile de définir, avec des mots, le son TRIBAL, en revanche plus facile de le faire avec des sons. Et ce morceau en est un exemple typique.
+ Album 'Hard & Soul', disponible en digital.
* Il me semble même qu'il a commencé par 'That's What I Got' de Liberty City, évoqué plus loin / plus bas dans ma sélection.
** Direct 2 Dance N° 4, réf. 9505, p. 4
*** Direct 2 Dance N° 2, réf. Dance 9503, p. 3