Aujourd'hui encore, ça ne va pas, et la seule personne que je juge apte à m'écouter m'est tout simplement inaccessible.
Les mots se durcissent dans ma gorge, une soudaine amertume évolue alors, en mon âme et en tout ce que celle-ci perçoit.
Personne, en effet, ne peut se douter de cette douleur qui traque mon existence, depuis maintenant quelque temps.
Les pages que je noircis en mes nuits d'insomnies ne sont plus suffisantes pour assouvir mes tourments. La vie a prit un sens inexistant, et moi, j'ai la terrible sensation d'être submergé d'absence qui circulent incessamment en mon sang.
Mon cœur injecte, chaque jour, à petite dose, un poison des plus féroces qui mène à provoquerma propre destruction.
Je suis trop fragile pour ce monde, et je commence réellement à me demander si celui-ci me mérite...
Hier, sans le savoir, on m'a brisé le cœur. Mes plaies se sont alors déchirées, et désormais,je me noie sous les flots damnés. L'idée sordide de voir mon corps imbibé de sang me repousse à chaque fois, mais là, bizarrement, ça ne m'importe pas.
On parle toujours des histoires d'amours, des séparations, des ruptures qui font mal, mais qu'en est-il de la mienne alors? D'un amour à sens unique qui doit se garder silencieux et me tranche la gorge à chaque instants où je m'apprêtes à le sortir.
J'aimerais tellement en guérir, m'en débarrasser à jamais, parce que d'une certaine façon, je n'y crois pas vraiment. Je me suis faite à l'idée qu'il serait impossible que celui-ci me soit rendu, parce que le monde est fermé, et qui s'en éloigne est perdu.
J'étais bien dans ma solitude, j'étais bien là, à me maudire d'une façon plutôt soft. T'aurais du me laisser crever et fuir plutôt que de me guérir. T'aurais pas dû m'apprivoiser et me laissercroire à l'éternité. T'aurais dû me jeter, t'aurais pas dû me pénétrer, mon âme t'a imprimer, il esttrop tard pour t'réprimer.
J'aurais pas dû te laisser piétiner mon âme,
J'aurais jamais dû te laisser danser dessus,
Et surtout toi, t'aurais dû voir ce que me silences te hurlaient,
T'aurais dû sentir, à quel point je t'aimais.
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