Passé, Présent à venir
Je me perds dans lâeffluve de tes cascades, les cimes de ton regard ne sont que des brumes inattendues qui mâembrassent vers la mort Ă©ternelle. Je suis une colombe expiatrice de ta rage, jamais je ne pourrais ĂȘtre aussi fĂ©cond dans lâhonneur de ton nĂ©ant. Ensemble, je ne suis quâun, solitaire dans lâensemble de nos jointures fantasmĂ©es, le cosmos de tes milices me scindent et me tuent. Jamais je ne serais lâoubli, vas donc peser mon Ăąme avec les planĂštes de lâamour car plus jamais je ne serais lâaigle inĂ©dit de ta conscience. Tue moi pour vivre, enfante moi dans la dĂ©mence et vomi mon esprit.
Je vis ma mort aussi lentement que soit lâĂ©toile de mes dents. Je meurs silencieusement en toi qui finis roi. Jâenlace les songes de la folie car ta peau attire le miel de mes caresses. Je me languis dans lâinsoluble stĂ©rilitĂ© de ton amour inaccessible. Je veux mourir ma vie dans lâascension de ton Ăąme dĂ©laissĂ©e par les rochers de ton cĆur. Je suis ta bouche et le sel de ma peau couvre ton corps nu dans une torpeur de douceur, ceci nâest quâun rĂȘve oĂč la mort est si douce et la vie une couleuvre.
Lâoubli de mes forces remplit ma bassine de compassion, je souhaite imiter la raison mais ne suis quâun pantin dĂ©sarticulĂ© de ta volontĂ©. Ăvite mon chemin pour ne pas tomber dans les ronces de mes dĂ©sirs, dĂ©sire ma destinĂ©e car il nây a pas plus belle sĂ©crĂ©tion dâhydromel divin quâau creux de tes seins.
@elcarayodeduende













