C'est le moment de faire le point.
Écrire ne fait plus parti de mon quotidien
Pourtant mes pensées s'obsèdent à vouloir créer, faire, produire.
Je ne capte quasi plus ces images intenses, qui me permettait de concevoir ce récit remplit de désirs utopiques.
La muse qui m'a tant fait espérer plus jeune n'a jamais été autant accessible qu'a cet instant, et pourtant, je la délaisse, par ma passion désormais asthénique.
Énumérer ces moments autrefois capitaux, qui forgeaient sans doute la porte fictive vers le salut :
Les trajets de l'aube et du crépuscule, noyé dans la foule, assourdissant le tout par la musique.
Les trajets nocturnes et hivernaux, seul, fuyant le foyer pour le refuge éphémère, noyant mes yeux avec ces images à sacraliser.
Le rendez vous régulier, remplissant l'agenda pendant des années, mais qui n'a jamais germé.
La traversée estivale, au delà des champs, du village et du pont.
Les errances le long de la ligne, reflétant étoiles et premières mélancolies.
La recherche de nouveaux liens constamment, quitte à me métamorphoser, à m'éteindre ou à incendier.
Plus de 4 ans que j'ai pu arrêter la fuite, mais je me refuse d'écrire le chapitre présent, trop préoccupé pour survivre à en oublier les raisons de persister.