“The best is the deep quiet in which I live and grow against the world, and harvest what they cannot take from me by fire or sword.”
— Johann Wolfgang von Goethe
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“The best is the deep quiet in which I live and grow against the world, and harvest what they cannot take from me by fire or sword.”
— Johann Wolfgang von Goethe

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Ingram, John Henry, Flora Symbolica: The language and sentiment of flowers, (London: 1869).
As-tu éprouvé quelquefois le regret que l'on a pour des moments perdus, dont la douceur n'a pas été assez savourée ? C'est quand ils sont passés qu'ils reviennent au coeur, flambants, colorés, tranchant sur le reste comme une broderie d'or sur un fond sombre. Lettre de Gustave Flaubert à Louise Colet (correspondance 1846 - 1851).
...in the night, my heart expands and a dew of love penetrates it. A thousand kisses, a thousand, everywhere, everywhere.
Gustave Flaubert to Louise Colet, Croisset, August 8, 1846

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And only into your soul, darling, do I want to pilgrimage, deep, deep inside, where it becomes a temple. And there I want to raise my longing,
// Rainer Maria Rilke, from a diary entry featured in Diaries of a Young Poet
― F. Scott Fitzgerald, The Sensible Thing
“We comfort ourselves by reliving memories… by recalling these memories [of home], we add to our store of dreams; we are never real historians, but always near poets, and our emotion is perhaps nothing but an expression of a poetry that was lost.”
—Bachelard; tr. Maria Jolas
"La vraie réalité du temps, c’est l’instant ; la durée n’est qu’une construction, sans aucune réalité absolue. Elle est faite de l’extérieur, par la mémoire, puissance d’imagination par excellence, qui veut rêver et revivre, mais non pas comprendre." — Gaston Bachelard, L'Intuition de l'instant

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The universe seems to me infinitely strange and foreign. At such a moment I gaze upon it with a mixture of anguish and euphoria; separate from the universe, as though placed at a certain distance outside it; I look and I see pictures, creatures that move in a kind of timeless time and spaceless space, emitting sounds that are a kind of language I no longer understand or ever register.
Eugène Ionesco, from ‘Interviews: Brief Notes for Radio’, Notes and Counter-Notes: Writings on the Theatre
Ces impressions étaient-elles joie ou tristesse, douleur ou souffrance ? je ne pourrais le dire ; elles participaient de tous les sentiments à la fois. C’était de l’amour et de la religion, des pressentiments de la vie future, délicieux et tristes comme elle, des extases et des découragements, des horizons de lumière et des abîmes de ténèbres, de la joie et des larmes, de l’avenir et du désespoir ! C’était la nature parlant par ses mille voix au cœur encore vierge de l’homme ; mais enfin c’était de la poésie [...]
Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques, Tome 1, préface "Des Destinées de la Poésie" (1834)
Que le tour du soleil ou commence ou s'achève, D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ; En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève, Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours. Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière, Mes yeux verraient partout le vide et les déserts : Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire; Je ne demande rien à l'immense univers. Méditations poétiques, "L'Isolement" - Alphonse de Lamartine.
“Quand les longs loisirs et le vide des attachements perdus me rendirent cette espèce de chant intérieur qu’on appelle poésie, ma voix était changée, et ce chant était triste comme la vie réelle. Toutes mes fibres attendries de larmes pleuraient ou priaient, au lieu de chanter. Je n’imitais plus personne, je m’exprimais moi-même pour moi-même. Ce n’était pas un art, c’était un soulagement de mon propre cœur, qui se berçait de ses propres sanglots.”
— Méditations poétiques - Alphonse de Lamartine

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Si le mélancolique ne cesse d’exercer une emprise aussi amoureuse que haineuse sur cette Chose, le poète trouve le moyen énigmatique d’être à la fois sous sa dépendance et… ailleurs. Déshérité, privé de ce paradis perdu, il est infortuné ; cependant, l’écriture est l’étrange moyen de dominer cette infortune en y installant un « je » qui maitrise les deux côtés de la privation : les ténèbres de l’inconsolé aussi bien que « le baiser de la reine ».
Julia Kristeva. Soleil noir. Dépression et mélancolie. 1987
Tout ce qui fait le prix de la vie, le doux, le fort, le clair, le profond de cette étrange manifestation : vivre, me semble se dérober à moi... Tu peux imaginer avec quel sentiment pathétique je pense à toi... Je m'éveille trois ou quatre fois la nuit, j'allume, et je te pense... Il me semble que si tu étais là, je t'embrasserais doucement, sans t'éveiller, et que je serais bien, que tu m'endormirais sans le savoir, rien que par l'enchantement du calme de ton rythme de souffle qui me gagnerait, qui s'imposerait mystérieusement... Mais non... Je crois que je ne pourrais pas ne pas t'éveiller. Lettres à Jean Voillier, Paul Valéry.