LA FORTE CROISSANCE DU PIB ET DU REVENU REEL PAR HABITANT
 Le produit intĂ©rieur brut (PIB), qui permet dâĂ©valuer la croissance Ă©conomique rĂ©elle, a progressĂ© de 110% entre 2005 et 2014 (prĂ©vision Ă confirmer au second semestre 2014 2 335,69 milliards de FCFA).
Il atteint aujourdâhui les niveaux requis Ă la poursuite dâune politique ambitieuse de dĂ©veloppement au service des populations les plus vulnĂ©rables.
Cette progression est notamment soutenue par :
Le dĂ©veloppement de lâagriculture et des programmes agricoles dâampleur qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© depuis 2011 dâimportants financements de la part de lâEtat et des partenaires au dĂ©veloppement ;
Des programmes dâinvestissements publics et privĂ©s soutenant la croissance dans les secteurs des infrastructures routiĂšres, portuaires et aĂ©roportuaires ;
Des performances des secteurs Ă lâexportation : phosphates, clinker, ciment et cultures de rente, coton, cafĂ© et cacao.
Ce rythme de croissance est dĂ» depuis 2009 Ă lâamĂ©lioration du climat politique et social. Il a fortement contribuĂ© Ă rassurer les investisseurs, notamment dans les domaines de la recherche et de lâexploitation miniĂšre.
Le revenu rĂ©el par habitant a Ă©galement progressĂ© de façon rĂ©guliĂšre depuis 2005, avec une nette accĂ©lĂ©ration depuis la fin des annĂ©es 2000 : il a augmentĂ© de 58% sur la pĂ©riode 2005/2014. Le taux dâincidence de la pauvretĂ© est passĂ© de 61,7% de la population concernĂ©e en 2005, Ă 58,7% en 2011. En revanche, les Ă©carts entre milieu rural et milieu urbain ont tendance Ă croĂźtre. En effet, la baisse de la pauvretĂ© est plus Ă©levĂ©e en milieu urbain oĂč la population est pourtant en forte progression. Il suffit de circuler dans LomĂ© comme dans les dix plus grandes villes du pays qui ont fait lâobjet de Plans dâamĂ©nagement urbain (PAUT), pour saisir cette situation contrastĂ©e : des milliers de chantiers de rĂ©novation ou de construction encombrent les rues. Habitations, commerces, immeubles de rapport font peau neuve ou mieux encore, sortent de terre. Un indice Ă©vident de richesse vive et de relance de lâactivitĂ©. La rĂ©gion des Savanes, la plus Ă©loignĂ©e de la cĂŽte, demeure la plus touchĂ©e par la pauvretĂ©.
Conscient de ces dĂ©sĂ©quilibres, le gouvernement accentue le programmes et projets dâinvestissements dans la zone rurale qui demeure le plus vulnĂ©rable, portant une attention particuliĂšre aux secteurs de lâĂ©ducation, de la santĂ©, de lâaccĂšs Ă lâeau potable et Ă lâĂ©lectricitĂ© et bien sĂ»r au secteur de lâagriculture qui pĂšse de tout son poids productif et sociĂ©tal dans un Togo toujours trĂšs rural.