Séance #8 - [De nouvelles techniques de création de contenu grâce à la technologie numérique]
Depuis l’avènement du Web 2.0, l’audience peut désormais participer à la création de contenu. Grâce aux plateformes de médias sociaux, telles que Facebook, Instagram, Twitter, les blogues, etc. les utilisateurs peuvent créer eux-mêmes du contenu ou encore agencer plusieurs contenus préexistent pour en faire le leur.
En effet, l’un des critères d’une audience est qu’elle ne produit pas de messages, mais qu’elle les reçoit. Cependant, ce critère n’est plus tellement représentatif de l’audience des médias numériques. La production de contenu n’est plus réservée seulement qu’aux professionnels de la communication. Les « gens ordinaires » peuvent maintenant y prendre part. L’une des manières les plus courantes est sans doute le remix culture, soit le fait que chacun s’exprime en remixant plusieurs contenus. Il peut s’agir d’agencer des images, des vidéos, de la musique, des passages d’articles, etc. dans le but de partager leurs idées et intérêts à travers ceux-ci. D’autre part, le partage de contenus ou de publications préconstruits sur les réseaux sociaux est une autre forme de participation de la part de l’audience. Le partage est un élément important d’un réseau puisqu’il permet de faire circuler l’information et contribue ensuite à entretenir le réseau.
D’ailleurs, la circulation dans un réseau ne consiste pas seulement à retransmettre l’information telle quelle. Généralement, l’utilisateur va transformer le contenu afin de se l’approprier et de l’adapter à ses propres idées avant de le redistribuer dans son réseau. Cette circulation d’information est surtout très appréciée et encouragée de la part des médias, car elle contribue à l’agrandissement de leur audience.
Cependant, qu’en est-il de l’authenticité des remix de contenu ? Il est possible que certaines images soient truquées et que le message transmis soit erroné ou encore qu’un agencement de contenu modifie l’information initialement transmise, entre autres. Avec les technologies numériques modernes, le trucage d’information est facilité. Il est donc nécessaire de s’assurer de la véracité des contenus provenant de « gens ordinaires ».












