Several posts explain how "Hikaru" can be read as an autistic character, or as someone who displays symptoms of ADHD or BPD. Here, I would like to focus on the broader idea that "Hikaru" is an excellent representation of neurodivergence, whatever form it may take, because the "symptoms" of neurodivergence are the product of a mismatch, a misalignment between the individual and the world they have to live in.
Source
In the same way that some people reject a gay reading of the relationship between Yoshiki and "Hikaru" because "Hikaru" is not human (and therefore not truly a boy), some argue that we cannot diagnose "Hikaru" with anything because he is not human (and therefore not subject to the same emotional and cognitive processes). But the fact that "Hikaru" is not human should not prevent the viewer/reader from seeing themselves in him, from identifying with him and projecting themselves onto him. After all, one of the manga’s themes is precisely that "Hikaru's" "monstrosity" doesn't place him as far from humanity (from us) as it seems.
"Hikaru’s" "monstrosity" works as a perfect metaphor for neurodivergence for three reasons. The first is that his "monstrosity" is not a choice: it is something that exists independently of his will and something he has to live with while trying to belong to a world that was not made for him. The second reason is that his "monstrosity" is inseparable from who he is: his experience of the world happens through and with his "monstrosity", in the same way that neurodivergence is an essential part of who a person is. The third reason is that "Hikaru’s" "monstrosity" mirrors the way neurodivergent people are often perceived: strange, out of place, outside the norm.
When Yoshiki tells "Hikaru" he doesn’t want him to force himself to become human, it can be understood as Yoshiki not wanting "Hikaru" to betray who he is just to fit into a box or blend in. Even if staying true to himself means he won’t fit into society any better, Yoshiki likes “Hikaru” that way. This is why "Hikaru" being accepted by Yoshiki takes on such a special meaning: he has found someone who doesn’t force him to fit into mental patterns that are foreign to him, someone who allows him to be himself without masking (while with the other classmates, he tries to conform to the image they have of the old Hikaru), someone who appreciates him not despite his difference, but with it.
Being accepted helps us accept who we are, stop blaming ourselves, and stop seeing ourselves as a mistake. If someone loves us as we are, then maybe we do have a place here after all. This is why "Hikaru" sees Yoshiki as his home, the only place where he feels he has a right to exist as he is. Because in a sense, to be part of this world is to be part of a community, and living alone feels pointless, almost defeating the very purpose of life.
It’s also why "Hikaru" is particularly attached to Yoshiki, almost obsessed: when you’ve never been desired and have even been rejected for who you are your entire life, the moment you finally experience someone’s acceptance, it becomes hard not to cling to it, even to the point of addiction.
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Your brain is lying to you, go do that task righ now, you're not going to do later, it's not going to end up being just a 5 min nap or just a quick look at your phone.
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Pas sûre que je la finisse un jour mais un début de fic sur Perceval ou comment survivre au Moyen Âge quand on a un TDAH, qu'on est autiste, sans doute multidys... et qu'on ne le sait même pas.
(Peut-être inspirée d'expériences personnelles.)
Perceval savait bien qu'il était con. Moins con que son père mais quand même. Faut dire que chez lui, il n'était pas entouré de flèches : sa mère et sa grand-mère relevaient un peu le niveau mais les autres... Il voyait bien le mépris dans le regard des soldats romains, des voyageurs qui passaient dans le coin. On demandait un renseignement à son père et il se mettait à bafouiller et à raconter n'importe quoi, jusqu'à ce que son interlocuteur en ait marre et se casse. Perceval en avait honte mais franchement, il n'aurait pas fait mieux. Chaque fois qu'un étranger parlait dans le coin, même s'il parlait la langue, il ne comprenait pas la moitié de ce qu'il racontait. Perceval essayait pourtant et il se répétait les phrases, les expressions qu'il entendait, celles qui étaient classes, celles qui sonnaient bien.
Après, on ne lui demandait pas d'être intelligent, dans sa famille. Ce qu'il devait faire, c'était cultiver des navets, aider à les vendre, en cultiver d'autres, et les vendre à nouveau et ainsi de suite. Mais même ça, il avait du mal : il ne tenait jamais la bêche comme il fallait, il se mettait de la terre partout, il plantait mal les graines et son frère ou sa mère devaient systématiquement repasser derrière.
Là où il était fort, c'était pour compter les navets dans la grange et les recettes du mois. Ça, il ne se trompait jamais, jamais une seule erreur. Tout ce qui était manuel, par contre, c'était catastrophique. Ses parents n'étaient pas méchants et ils ne l'engueulaient pas trop ; son frère, par contre, n'hésitait pas à se moquer de lui.
Perceval encaissait les moqueries, celles de son frère, celles des autres enfants du coin, quand il se prenait un arbre en pleine partie de robobrole, quand il se perdait dans la forêt, quand il ne comprenait pas qu'on se moquait de lui : on lui disait "Ils sont trop beaux, tes cheveux longs !" et lui prenait ça comme un compliment ! Et il répondait "Merci" et à chaque fois, les rires fusaient.
Perceval ne comprenait pas pourquoi les gens ne disaient pas exactement ce qu'il voulait dire, au lieu de faire de l'humour ou d'utiliser des expressions qui n'avaient rien à voir. Il ne comprenait pas grand-chose, à dire vrai.
Parfois, il se demandait s'il n'était pas plus con que son père. Contrairement à lui, son père savait planter des navets.
C'était peut-être à cause du cercle de culture. Ses parents ne lui avaient jamais caché ses origines mais ils lui avaient recommandé de n'en parler à personne. Alors, Perceval n'osait pas trop poser de questions. Il savait juste que quand on rentrait dans les cercles de culture, on risquait d'avoir des trucs bizarres sur la tronche, que ça faisait peur aux gens, qu'on les évitait le plus possible. On disait que ça venait des Dieux, qu'il ne fallait pas y toucher.
Il y allait parfois, dans le cercle où on l'avait trouvé. Au début, il voulait des réponses, sur lui, ses origines. Il n'en avait pas trouvé mais il y était retourné quand même : quand il était assis dans le cercle, il lui semblait que le monde était un peu plus compréhensible. Il regardait les étoiles des heures entières, il s'endormait dans le cercle, et il faisait des rêves sur l'espace, la Terre toute ronde... Il ne racontait à personne ses rêves : on l'aurait traité d'idiot, comme d'habitude.
Lui, il n'avait jamais de plaques rouges sur le visage. Ça voulait sans doute dire quelque chose mais quoi ? Impossible de le savoir. Encore une preuve qu'il était différent des autres.
Quand Merlin était venu, un beau matin, pour parler de quête et d'aventure, Perceval avait sauté sur l'occasion : tout ce qu'il voulait, c'était de se tirer. Il avait fait ses bagages sans demander son reste, et il était parti pour ne plus revenir.
S'il pensait déjà qu'il était con, maintenant, c'était pire. Au lieu d'être entouré de paysans, Perceval fréquentait maintenant des gens qui savaient lire. Lire ! Les mots compliqués, il n'y avait que ça et quand il osait demander une explication, on l'envoyait bouler. Heureusement que Karadoc lui avait appris sa botte secrète...
Mais même avec la botte secrète, il passait tout le temps pour un idiot. À se demander ce qu'il foutait encore à la Table Ronde, surtout qu'il n'avait même pas été adoubé, quoiqu'en dise Arthur. Les autres chevaliers devaient sans doute se poser la question quand il racontait ses aventures : on y comprenait rien, c'était moisi et Arthur levait les yeux au ciel toutes les trente secondes. Il essayait pourtant : il écoutait les histoires des autres, celles de Lancelot en particulier : il notait quand les gens disaient "C'est fascinant !" ou "quel suspense !". Après, dans ses propres histoires, il essayait de reproduire ce qu'il avait entendu, mais ça ne sonnait jamais pareil et personne ne comprenait rien.
Et les combats à l'épée... Ça lui aurait presque manqué de planter des navets ! Maintenant, il fallait être agile, rapide, efficace, différencier sa droite et sa gauche sans hésiter, esquiver... Tellement de choses différentes dont il fallait se souvenir et si on se ratait, on pouvait crever !
Ils essayaient bien avec Karadoc de faire de nouvelles techniques de combat mais, au fond, Perceval savait bien ce que ça valait sur un champ de bataille. Alors, il s'entraînait avec Arthur.
La patience du roi était limitée, Perceval en avait conscience. Pour que les entraînements se déroulent le mieux possible, il se concentrait autant qu'il pouvait, tant et si bien qu'à la fin, il était épuisé le reste de la journée.
Non, Arthur n'était pas toujours patient mais il était parfois étonnamment compréhensif. Un matin qu'ils faisaient des passes à l'épée, Arthur explosa :
"Je vous l'ai dit mille fois, appuyez vous sur votre côté droit, pas le gauche !
- C'est pas ce que je fais ?
- Non ! Pas foutu de distinguer sa droite et sa gauche, vous êtes vraiment..."
Arthur s'interrompit, en voyant la tête de Perceval. Pourtant, le chevalier avait appris avec le temps à ne pas montrer que ça le peinait, les engueulades permanentes. Mais là, ça avait touché un point sensible. Arthur reprit, toujours agacé mais plus doux :
"Enfin, vous êtes d'accord que c'est pas compliqué quand même. Comment vous faisiez chez vos vieux ?
- J'faisais n'importe quoi."
Perceval faillit rajouter "Comme maintenant" mais il eut peur qu'Arthur s'énerve de nouveau. Le roi ne dit rien, pensif. Trois jours plus tard, au début de leur entraînement, il lui balança un bracelet en cuir :
"Mettez ça sur votre poignet droit - c'est celui là. Comme ça, quand je vous dirai droite, vous saurez lequel c'est."
Perceval était sceptique - rien ne marchait pour lui. Arthur lui dit "Avancez votre pied droit", Perceval jeta un œil à son bracelet, puis il avança le pied droit.
Ça marchait ! Il en aurait pleuré de joie mais Arthur se serait énervé. Peut-être qu'il n'était pas si nul après tout...
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