La chaßne de brasseries et de restaurants "Groupe Flo" est contrainte à un recentrage stratégique
Propriétaire notamment des restaurants Hippopotamus, Tablapizza et Taverne Maßtre Kanter, le groupe Flo a récemment annoncé qu'il ne pourrait pas tenir ses engagements auprÚs des établissements bancaires d'ici à la fin de l'année 2014, en espérant qu'une renégociation de la dette soit possible.
En conséquence, le nouveau directeur général, Vincent Lemaitre, veut recentrer l'activité du groupe sur ses deux marques leaders que sont Hippopotamus et Tablapizza. Les résultats du groupe ont été largement entamés cette année du fait d'une forte baisse de la fréquentation des restaurants, ce qui a engendré une perte nette de 3,6 millions d'euros. Sur la derniÚre période, entre juillet et septembre, le chiffre d'affaires a accusé une chute de 10%, s'élevant à 70,8 millions d'euros. A fin septembre, et sur les 9 premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires (de 349 millions d'euros) est en repli de 9,2% par rapport à 2013.
 Pour restaurer la rentabilitĂ© du groupe, le directeur gĂ©nĂ©ral, nommĂ© en septembre dernier, veut porter le nombre de restaurants Hippopotamus Ă 300 (contre 185 actuellement) en crĂ©ant 15 nouveaux restaurants en propre et en gĂ©rant le reste en franchise. Concernant Tablapizza, le nombre de restaurants devrait ĂȘtre portĂ© Ă 50 (contre 33 aujourd'hui). Le plan reprĂ©sente des investissements de l'ordre de 90 millions d'euros dont 35 dĂ©diĂ©s Ă la rĂ©novation des restaurants, mais aucun licenciement n'est prĂ©vu mĂȘme si, du fait de dĂ©parts non remplacĂ©s, les effectifs sont en baisse.
Par ailleurs, un nouveau directeur général adjoint aux finances devrait prendre ses fonctions début 2015 ainsi qu'un nouveau directeur opérationnel début décembre. Et le groupe veut également poursuivre son désengagement des Bistro Romain mais ne prévoit pas en revanche de céder le réseau de franchisés La Taverne Maitre Kanter.
En dehors d'une conjoncture mauvaise et d'une baisse de la frĂ©quentation de la restauration dite "Ă thĂšme", le magazine Capital rapporte : " Est-ce le montant du ticket â environ 50 âŻeuros le repas, par tĂȘte â qui rebute, en ces temps de disetteâ? Ou la rĂ©putation ÂdĂ©clinante de lâĂ©tablissement, comme on peut le vĂ©rifier dans certains commentaires acerbes postĂ©s sur le site TripÂAdvisorâ? «Escargots caoutchouteux, ris de veau sans saveur, service maladroit, on ne sây retrouve pas», renchĂ©rit notre invitĂ© du jour, Jean-Claude Renard, auteur dâ«ArriĂšre-Cuisines» (La DĂ©couverte), essai rĂ©cent sur les secrets de notre gastronomie", Ă propos de la Brasserie Flo du quartier Saint-Denis Ă Paris. Il n'y aurait donc pas que les restaurants Ă rĂ©nover.