J’ai rêvé que j’étais salarié
J'ai pris contact avec un agent de la CPAM à la naissance de mon fils début avril. Cet agent n'a pas été en mesure de m'informer de la marche à suivre concernant les artistes-auteurs. Il m'a juste prévenu que la CPAM m'appellerait pour lancer la procédure. Erreur : la CPAM ne m'a jamais appelé.
Début mai, je fais une demande sur le site ameli.fr. Après de multiples échanges, on me demande mes revenus des années 2016/2017 et une attestation comme quoi je suis bien à jour dans le paiement de mes cotisations. Je m'étais entendu avec la CPAM pour prendre mon congé paternité du 23/06 au 04/07. C'est 11 jours, jours fériés et week-end compris.
Mi-juin, aucune réponse. Je relance la CPAM qui me renvoie de nouveaux documents : revenus des années 2017/2018, une attestation de salaire pour le paiement des indemnités journalières et une lettre attestant sur l'honneur que je cesse mon activité pendant mon congé. Découragé, j'ai l'impression que la CPAM se moque de moi. J'envoie tout en express car je prenais mon congé une semaine plus tard. Entre temps, j'ai dû les rappeler au téléphone car on m'a informé que mon dossier serait traité sous 2 à 3 semaines.
Aujourd'hui 10 juillet, j'ai enfin obtenu mon congé paternité ! Mais quel parcours du combattant. Je vous recommande de vous y prendre tôt car au-delà de 4 mois après la naissance, c'est foutu. Pour ceux qui ont le temps, allez directement les voir en leur précisant que vous dépendez du régime code 160 et armez-vous de patience et de courage.
Comme ça fait rêver parfois d'être salarié.










