Richard Frishman, Hidden in Plain Sight: The Ghosts of Segregation, 2020.
Source:Â https://www.nytimes.com/2020/11/30/travel/ghosts-of-segregation.html
Plus tĂŽt dans la session, jâavais publiĂ© une photo prise en 1963 pendant la sĂ©grĂ©gation aux Ătats-Unis. La  sĂ©rie de photo dont je traite aujourdâhui prĂ©sente les impacts de cette pĂ©riode sur les paysages urbains de nos jours. On peut voir, par exemple, des vestiges de tentatives de sĂ©parer les races dans les bĂątiments. Dans la premiĂšre photo, câest lâajout dâune petite fenĂȘtre Ă lâĂ©cart pour le «drive-in». Dans la seconde, on montre la porte autrefois utilisĂ©e comme entrĂ©e pour les personnes de couleur au Moore Theatre Ă Seattle. Cette empreinte de la sĂ©grĂ©gation fait contraste avec lâaffiche du cinĂ©ma oĂč lâon peut maintenant lire Black lives matter. Ensuite, une ancienne enseigne dâun cafĂ© fait la promotion de «all white help», une façon de dire quâils nâemployaient que des Blancs . Une des photos reprĂ©sente un mur construit pour sĂ©parer le restaurent en sections : une pour les Blancs, une pour les personnes de couleur. Il y a aussi des bĂątiments qui ont persistĂ©, comme le premier hĂŽpital pour les rĂ©sidents Noirs qui furent Ă©rigĂ©s Ă cause de lâexclusion de cette communautĂ© dans les espaces qui Ă©taient rĂ©servĂ©s aux Blancs.
Le fait que certains vestiges ont Ă©tĂ© dĂ©truits pour effacer les traces de sĂ©grĂ©gation et dâautres gardĂ©s pour Ă©viter de nier lâhistoire des inĂ©galitĂ©s montre une divergence dâopinion sur le sujet de la mĂ©moire collective : quâest-ce qui nous permet dâavancer en tant que sociĂ©tĂ©?
















