#2 Comme un air de dance floorâŠ
10h30, jâouvre un Ćil puis deux, il fait frais le temps est Ă la grisaille. Peu importe on est aux EurockĂ©ennes.
Douche (pas froide on est surpris) puis flĂąnerie sur âThe place to beâ, la place du camping.
On croise des footballeurs, des rugbymans, on discute de cette premiĂšre journĂ©e, les attentes de la secondeâŠ
Quelques riffs de guitare au loin, un concert surprise.
Les landais de The Inspector Cluzo sont gĂ©nĂ©reux. Le duo de rockfarmers font « Headbanger » les tĂȘtes.
Rendez vous Ă la plage pour 19h15.
Un bar Desperados, un DJ, des danseuses, le temps pour nous de sâessayer au dance-floor. Quelques photos, discussions, âEt toi tu danses depuis quand ?â,
âVous venez de quel coin ?â, et câest lâheure de la pause âGrasâ.
Sandwichs Ă la demande pour peuple en demande.
On est sur le dĂ©part, sur le camping on croise des gens qui font du limbo, qui jouent Ă des jeux dâalcoolsâŠ
Des regards complices, des salutations, le camping devrait avoir un 4Ăšme jour de plus.
Rendez-vous en espace presse avec le second round du match The Inspector Cluzo contre le reste du monde.
Le cadre est vert, on parle agriculture, calendrier lunaire, physique, ingénierie.
Pas de dogme, pas dâidĂ©ologie, des portes ouvertes, un cotĂ© nature, une sensibilisation sur la bio, on parle des frites congelĂ©es du camping.
La sauvegarde du goût, un cercle de polyculture.
Coté musique, le groupe prend sa source aux inspirations du moment, des rencontres.
âCâest un Ă©quilibre entre la musique et la ferme. Câest nĂ©cessaire.âÂ
Le coté humain est trÚs important pour eux. La veille le groupe jouait à la prison de Belfort.
âCâĂ©tait spĂ©cial pour nous, dâabord de rentrer en prison, puis lâexpĂ©rience humaine est forte. MĂȘme sâils Ă©taient plus hip-Hop, on a rĂ©ussi Ă les faire bouger. CâĂ©tait trĂšs enrichissant.â
On revient sur lâaspect direct de leur musique.
âOn aime bien que la musique ne soit pas que dans la posture, la cuisine ne sert Ă rien si les produits sont bons.â
Entre valeurs humaines et team rugby, voilĂ une putain de belle formule.
Retour sur les terres du festival. YAK se dĂ©chaine sur la plage. Câest un peu comme des auto-tamponneuses sans ceinture. CâĂ©tait dĂ©jĂ jouissif Ă Tinals, la on est clairement passĂ© Ă un cran au-dessus. Ils ouvrent ce second jour et câest bon.
La plage, câest lâendroit oĂč tout se passe cette annĂ©e. La programmation de cette scĂšne est monumentale mais chut ! Demain câest pire.
Quelques biĂšres plus tard, ping-pong entre Last Train et Elle King, câest clairement au bar âDespĂ©â quâil fallait ĂȘtre.
Ambiance survoltée avec un groupe de danseurs Hip-Hop sous fond
de DJ-ing. Puis câest lâinvitation Ă la danse, le cadre se transforme en âHoly Partyâ et le soleil revient.
IdĂ©alement positionnĂ©s aprĂšs cette sĂ©quence lounge bar amĂ©liorĂ©, sur scĂšne câest une Gibson SG et une batterie.
âNous faisons du rock Ă quatre mains sans un putain dâordinateur de merde !â
Lâesprit Gascon-Landais sâempare des flots. The Inspector Cluzo va retourner le sable.
Lâesprit libre, le son rock est vrai. On se croirait dans les Highlands tellement la foule pogotte un maximum.
Quelques cassures néanmoins, le coup de coude dans le nez ça saigne énormément !
Ambiance radicalement opposĂ©e avec le son trĂšs 60âs des Allah Las. Lunettes de soleil vissĂ©es sur les yeux, ceux lĂ livrent une belle prestation sur une Green Room ensoleillĂ©e.
LĂ haut sur la colline, Beck se fait attendre.
On profite de ce moment de calme pour admirer la foule compacte, multicolore et souriante.
Grande scĂšne pour grand artiste lâhomme au chapeau, multi-instrumentiste  âtouche Ă toutâ, enchaine les tubes comme nouveaux morceaux.
De âBlue randyâ Ă âThink iâm in loveâ il y a de la nostalgie dans lâair. Pour avoir plus quâapprĂ©ciĂ© âThe informationâ je suis rĂ©ellement content de voir ce grand monsieur.
Puis la révélation cosmique.
Son Lux dynamite la plage qui se change en un endroit étrange, abyssal.
La musique du trio prend aux tripes. On dĂ©connecte clairement son esprit, comme si le temps sâarrĂȘtait.
Alice coincée dans le trou du lapin blanc.
En maestros perchĂ©s sur les hauteurs, ils orchestrent une musique forte et peut ĂȘtre en avance de quelques annĂ©es.
Groupe Ă suivre.
Vient le tour de la team des Inrocks de prendre le contrĂŽle de la plage pendant le changement de plateau. Cette annĂ©e le festival leur a laissĂ© carte blanche pour prendre le contrĂŽle de cette scĂšne Ă lâinstar de The shoes ou encore Ed Banger les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.
AprĂšs Alice et son temps stoppĂ©, on passe bientĂŽt de lâautre cotĂ© des miroirs avec Air.
âTwenty yearsâ, bon anniversaire.
Une électro pop de chambre, un public conquis par hypnose.
Les deux compÚres déroulent sans fausse note et confirment leurs talents.
Si leur concert à Paloma était bien ce soir le ciel est dégagé pour communiquer avec les astres.
Pendant que Louise Attaque âarrache les cĆursâ sur la grande scĂšne on se place pour Foals.
Les voilĂ rentrant sur scĂšne avec la musique de Viet Cong et ce morceau âDeathâ qui laisse entrevoir âSnake oilâ.
Grosse dynamique entre vieux morceaux âCassiusâ et âBalloonâ et plus rĂ©cents âMountain at my gatesâ, le quintet terminera en folie avec âInhalerâ et surtout âWhat went downâ avec un Yanis Philippakis au bord de la crise de nerf lors dâun slam dâanthologie.
Assurément un groupe de live.
La colline a les yeux grands ouverts et braqués sur la grande scÚne pour le come back des frÚres Lawrence venus en 2013.
Passés du club Loggia à cette gigantesque scÚne le duo qui joue live, oscille entre années 80 et sonorités plus actuelles.
âWhite noiseâ ouvre le concert, ça danse partout, câest parfait.