CE 25 NOVEMBRE 2012Â A O2 ARENA, LONDRES
The Stones exceeded by 35 min. the time they were allowed to play and were fined 200 000 £.

seen from Malaysia

seen from United Kingdom
seen from Brazil

seen from Malaysia

seen from Bulgaria
seen from Peru

seen from United States
seen from Philippines
seen from China
seen from United States
seen from China
seen from Kazakhstan

seen from France
seen from Belgium
seen from United States

seen from United States
seen from China

seen from Germany
seen from China
seen from China
CE 25 NOVEMBRE 2012Â A O2 ARENA, LONDRES
The Stones exceeded by 35 min. the time they were allowed to play and were fined 200 000 £.

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch âą No registration required âą HD streaming
THE DREAMER - Nicky Hopkins
Un morceau en solo de Nicky Hopkins, pianiste de session des Rolling Stones
(Source: voir http://rollingstoned.tumblr.com/post/29716632145/fbon - voir aussi http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3054 et François Bon)
INTERVIEW DE NICKY HOPKINS
(Source: voir http://rollingstoned.tumblr.com/post/29716632145/fbon - voir aussi http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3054 et François Bon)
ANGIE - Version instrumentale par Nicky Hopkins, Charlie Watts et Bill Wyman
(Source: voir http://rollingstoned.tumblr.com/post/29716632145/fbon - voir aussi http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3054 et François Bon)
Basically, a two guitar band, dira Richards toute sa vie : le binÎme des deux guitares alternant leurs rÎles sera la base des Rolling Stones.
Ian Stewart avait pourtant Ă©tĂ© le premier Stone officiel, rĂ©pondant Ă la premiĂšre audition tentĂ©e par Brian, surveillant son vĂ©lo par la fenĂȘtre et posant son sandwich sur lâinstrument. Stu est virĂ© par Andrew Loog Oldham pour cause de bonne tĂȘte, sans rĂ©flĂ©chir quâen studio lâapport des claviers est indispensable.
Stu restera donc toute sa vie non pas seulement le logisticien des Stones, le directeur technique, autoritĂ© morale, mais leur pianiste de scĂšne dĂšs que ça bouge un peu, et quâon va vers le boogie-woogie (lâĂ©couter aussi dans Boogie with Stu de Led Zeppelin, puisquâil accompagne le camion studio des Stones quand on le loue aux copains).
Les trois cruciales premiĂšres annĂ©es, un des facteurs dĂ©terminant de lâexplosion Stones câest quâils enregistrent Ă Chicago et Los Angeles â tous les mixages des 45 tours se font chez RCA, un son auquel nâont pas accĂšs les europĂ©ens, et la prĂ©sence de Jack Nitzsche, premier dans ce rĂŽle de pianiste arrangeur bricoleur.
Le studio Olympic ouvre Ă Londres en 1967, dispose Ă son tour dâune console analogique 8 pistes, et de ce moment les Stones enregistreront chez eux.
Nicky Hopkins a lâĂąge de Richards Ă 2 mois prĂšs, il a lui aussi reçu le baptĂȘme du Marquee avec Screaminâ Lord Sutch, le groupe phare des dĂ©buts, qui nâaurait jamais pensĂ© se faire dĂ©boulonner par les Stones. Le grand type maigre et timide passe de groupe en groupe, et finit par rejoindre le Jeff Beck Group, ce sera sa premiĂšre tournĂ©e amĂ©ricaine. Il est trop invisible, celui qui intitulera son disque solo The Thin Man Was A Dreamer. On ne se souvient pas assez quâil joue sur les premiers albums du Jefferson Airplane et quâil est sur scĂšne avec eux Ă Woodstock.
Quand les Stones se lancent dans Satanic Majesties, lâĂ©poque est aux expĂ©rimentations studio. La premiĂšre contribution pour eux de Nicky Hopkins sera We Love You (avec le bruit des portes de prison qui se ferment, et les Beatles dans le choeur). Et voir One + One pour son rĂŽle dans Sympathy For The Devil.
Nicky Hopkins est indissociable des disques de la pĂ©riode de crĂȘte, Beggars , Let It Bleed, jusquâĂ Exile. Il participera peu Ă la vie de tournĂ©e : la maladie de Crohn, qui lui gĂąchera la vie dĂšs lâenfance et qui lâemportera Ă 50 ans. Il continuera pourtant ses enregistrements avec les Stones jusquâen 1980... Ci-dessous la bande instrumentale dâAngie, avec Watts et Wyman, mais en amont de guitares et voix.
Il faut Ă©couter le concert L.A. Friday en 1975 pour dĂ©couvrir lâimportance quâa prise Billy Preston, celui quâont propulsĂ© les Beatles (il est dans Get Back. Amusant de savoir que son Ă©norme perruque afro cache un crĂąne chauve. Dans le milieu du concert des Stones, moment oĂč on laisse se calmer lâaffaire avec deux morceaux de Preston... accompagnĂ© par les Stones. Les Stones devenus de backing group dâun mercenaire... Richards dit quâil finit par le virer lorsquâil le voit arriver avec son ingĂ© son. Mais, dans cette pĂ©riode trou dâair qui suit le dĂ©part de Mick Taylor, et Richards en permanence entre deux shoots, il fallait un point dâappui.
Les Stones ont dans chaque disque, et toujours Ă leur programme de scĂšne, quelques morceaux lents. En 1971, ils dĂ©couvrent la force supplĂ©mentaire que câest dâavoir sur scĂšne des cuivres, plus tard ils ajouteront un choeur (Lisa FIscher et Bernard Fowler totalisent chacun plus de vingt ans de Rolling Stones). Le statut de lâhomme-clavier est alors dĂ©multiplié : en amont de sa propre partie dâorgue ou de piano, il est celui qui dĂ©cide des arrangements, coordonne lâorchestre. Parce quâon joue en grande formation, le jeu des deux guitares en avant sera plus libre, et Richards saura sâen amuser, trouver des contretemps.
Ronnie Wood (qui Ă©tait avec Nicky Hopkins dans le Jeff Beck Group) amĂšne avec lui, le pianiste des Faces depuis lâorigine, Ian McLagan. Pas compris pourquoi, aprĂšs 5 ans de bons et loyaux service, les Stones lâĂ©vacuent, et recrutent par audition pour la tournĂ©e amĂ©ricaine de 1981. Chuck Leavell, amĂ©ricain et 10 ans de moins, des Allman Brothers, dĂ©croche le poste. Trente ans aprĂšs, il est le 5Ăšme Stones dans la hiĂ©rarchie, avec le bassiste Darryl Jones, mais jour un rĂŽle bien plus dĂ©cisif : il est lâarmature musicale de Mick Jagger, en contrepoint Ă Richards et Wood. Lui qui fait faire ses vocalises Ă Mick, place les choeurs, dĂ©cide des cuivres. En plus, il chante. Tout ce dont avait rĂȘvĂ© Billy Preston, mais sa bonne tĂȘte rondouillarde et barbue (fini, le licenciement pour dĂ©lit de bonne tĂȘte) reste sagement derriĂšre lâorgue multi-clavier. Le dĂ©cĂšs de Stewart en fait lâhomme indispensable.
Reste lâĂ©viction du timide et frĂȘle Nicky Hopkins, qui apportait avec lui lâauthenticitĂ© du Marquee, et ses inclassables sons saturĂ©s et flottants. Grand Nicky Hopkins (Ă©couter ci-dessous la premiĂšre version de Sister Morphine, quand le piano semble attendre le futur solo de Ry Cooder). Il finit par sâinstaller en Californie, puis Ă Nashville parce que sa compagne y tient un restaurant. Pas riche, Nicky Hopkins, aprĂšs tout ce quâil a fait pour tous ces inusables titres des Stones, dont un seul suffirait Ă dix vies ? Ben non, il Ă©tait payĂ© Ă lâheure, cachet prĂ©sence studio, et vous repasserez pour le reste.
Un épisode de la vie des Rolling Stones par François Bon.

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch âą No registration required âą HD streaming
2007 (?) | leçon de blues, par Mr Keep Rigid
(Source: http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2950 - voir aussi http://rollingstoned.tumblr.com/post/29498921336/fbon et François Bon)
CompliquĂ©e, lâaffaire Performance. Et dâun impact disproportionnĂ© Ă lâintĂ©rĂȘt du film dans lâhistoire de son art.
CĂŽtĂ© Mick, par exemple. Le chanteur est une rock star, il est dĂ©positaire de la part mythologique de son Ă©poque. CâĂ©tait le cas du poĂšte un siĂšcle plus tĂŽt, et bientĂŽt cela passera dans les mains de lâacteur de cinĂ©ma. Trois grimaces de composition de Keith Richards pour Johnny Depp font plus de presse people que trois ans de X-Pensive Winos. La vacuitĂ© de lâacteur (pas Depp, en gĂ©nĂ©ral) se prĂȘte bien Ă ce dĂ©pĂŽt de lâimaginaire collectif. Pour le chanteur ou lâĂ©crivain, pour cela on les prĂ©fĂšre morts, comme Buddy Holly ou Jim Morrison. Donc Mick rĂȘvera toute sa vie (plus maintenant, je suppose, mais il ne sâest pas plus exprimĂ© sur ceci que sur le reste) de transporter sa propre mythologie dans un espace oĂč elle serait honorĂ©e en tant que telle, et non pas comme ses copains Keith ou Charlie qui se considĂšrent dâabord comme musiciens, et de blues encore. Quand Mick renoncera Ă ses rĂȘves dâacteur, il ne pourra se dĂ©fendre dâaller perdre des quantitĂ©s faramineuses dâargent (Ă notre Ă©chelle, pas la sienne) en se faisant producteur, ce qui est une autre façon dâaccomplir le mĂȘme rĂȘve.
Et pourtant, sur un quiproquo de dĂ©part. Mick, le chanteur, le danseur, le concepteur est un fabuleux acteur de cinĂ©ma â dans trois films, One + One, Gimme Shelter (oh que oui), Cocksucker Blues. Le cinĂ©ma lui bĂątit trois rĂŽles basĂ©s uniquement sur lâambiguĂŻtĂ© de ce transfert : Performance, Ned Kelly, Aguirre ou la colĂšre de Dieu. Seul le troisiĂšme, pour Werner Herzog, Ă©tait un vĂ©ritable dĂ©fi Ă la fois au cinĂ©ma, au personnage, Ă la musique. Mais Mick, qui sait ce que câest, en musique, lâaffreuse et harassante contrainte du travail, calera en cours de route : câest beaucoup trop dur. Herzog recommencera le tournage avec Klaus Kinski, nous laissant le film quâon sait.
Maintenant, Performance. On est lâĂ©tĂ© 1968, dans ce passage en surplomb entre lâĂ©viction de Brian, la crĂȘte quâest Beggars Banquet, et ce quâon nommera Stones Mach II, la reprise de la scĂšne en 69. Donald Cammell trouve un artifice narratif, un mĂ©chant aux abois se rĂ©fugie chez une rock star en dĂ©tresse, qui vit de façon dĂ©cadente (ou plutĂŽt : dâune façon qui puisse ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme relevant de la morale rockân roll, en outrage aux bonnes moeurs). Notamment parce que monsieur vit avec deux dames et font mĂ©nage Ă trois, tout est lĂ .
AprĂšs, il y a longtemps quâon avait les donnĂ©es principales. Keith Richards attendant au volant de sa Bentley, sur le parking des studios, que la journĂ©e de tournage soit finie et que se sĂ©pare le trio Ă©rotique, appĂąt du film, que constituent Mick Jagger, Anita Pallenberg et MichĂšle Breton. Lâactrice MichĂšle Breton (que Richards appelle « Mouche ») et une autre icĂŽne des sixties, Deborah Dixon, vivent avec Cammell une relation similaire â relation que Cammell avait dĂ©jĂ eue avec la mĂȘme Deborah Dixon et Anita Pallenberg elle-mĂȘme, avant quâelle parte rejoindre Brian Jones. Le choix dâAnita Pallenberg par Cammell ne tient donc pas seulement Ă lâaura du Living Theater ou de Pasolini, mais Ă sa propre vie privĂ©e quâil met en scĂšne, et la rĂ©sonance, un an plus tĂŽt, de Brian Jones quittĂ© pour Keith Richards.
Cammell laisse lâhĂ©roĂŻne circuler. Depuis un an, elle et Keith se contentent de lâinhaler. Pendant et aprĂšs le tournage, seringue.
Ce quâon savait, câest la violence de la rĂ©action, cĂŽtĂ© Keith Richards, Ă un tournage qui expose avec complaisance ses scĂšnes de baise entre Pallenberg et Jagger. Ce quâon nâimaginait pas, câest comment dans son autobiographie Life, parue en 2010, 40 ans plus tard, cette violence est intacte, brĂ»lante, correspond aux pages les plus raides du livre.
Contre Cammell dâabord, fils de riches, manipulateur, destructif envers qui manifeste des qualitĂ©s quâil nâa pas. I really didnât like Donald Cammell, a twister and a manipulator whose only real love in life was fuckin other people up. Et lâĂ©trangetĂ© de ce passage, oĂč Keith analyse quâun tel comportement destructif ne peut que se retourner contre soi-mĂȘme. Cammell se suicide en 1996, on le savait. Que Richards rapporte dans son autobiographie, clairement et tranquillement : thereâs nowhere else for you to go, the best thing you can do is to take the gentlemanâs way sont ses derniĂšres paroles Ă Cammell, deux ans avant son suicide, câest comme â vingt-cinq ans aprĂšs â imposer peine de mort pour vengeance.
On nâest pas dans du lĂ©ger. Mais il y a deux autres choses, qui motivent ce billet.
La premiĂšre, câest comment Richards, dans cette rage froide, lĂąche cette phrase sur lâanatomie de Mick Jagger, she had no fun with the tiny todger. I know heâs got an enormous pair of balls, but it doesnât quite fill the gap. DĂ©solĂ© de sâarrĂȘter Ă cela, mais : - Richards fait de son autobio une opĂ©ration vĂ©ritĂ©, mais on sait bien que ses Ă©tats de conscience sont rĂ©guliĂšrement flous, pour le moins. Mais le journaliste qui lâenregistre sait immĂ©diatement la mine explosive quâil dĂ©tient. Nâimporte quel nĂšgre avec un peu de dĂ©ontologie se serait abstenu de reproduire cette phrase. Elle dĂ©fraiera la chronique Ă elle seule plus que le livre tout entier. Pire : cette annĂ©e 2012, oĂč il aurait fallu que les Stones se recollent et tournent, Jagger demandera et obtiendra â mais seulement en avril, donc trop tard â des excuses officielles et formelles de la part de Richards pour cette phrase. Oublions-la (et photo ci-joint prises par Anita Pallenberg elle-mĂȘme sur le tournage de Performance, Mick avec MichĂšle Breton, pour juger sur piĂšce). Ce qui est signifiant : 40 ans aprĂšs, lâattaque la plus dure de Richards envers Jagger tient encore Ă la scĂšne de Performance. Il dit, encore plus clairement : it probably put a bigger gap between me and Mick than anything else, but mainly on Mickâs part, not mine. And probably forever. Tout le destin ultĂ©rieur et dĂ©finitivement bicĂ©phale des Stones tiendrait donc Ă ce type qui attend dans sa voiture, sur un parking vide, sa femme qui ne vient pas, sâamuse avec son meilleur copain. Et quâon le note bien : la jalousie qui sâexprime dans Life, 40 ans aprĂšs, ne concerne pas Anita Pallenber (Keith quâil nâest pas un jealous guy, quâAnita avait sa vie, et que lui-mĂȘme ne sâest jamais privĂ©, voir par exemple dans Cocksucker Blues la grande fille noire qui lâaccompagne dans la tournĂ©e, ou ce quâil dit de sa propre relation avec Marianne Faithfull). LâadultĂšre Ă©voquĂ©e avec rage et violence dans Life concerne explicitement le couple Jagger-Richards. - mais deuxiĂšme Ă©lĂ©ment, et qui nous vaut, dans tout autre registre, une des plus magnifiques pages de Life. On revient Ă Robert Fraser, le galeriste qui fera avec Keith et Mick de la prison aprĂšs lâaffaire Redlands. Il semble que, ces temps-ci, Keith nâait plus de pied Ă terre londonien (son appartement de Saint-John Wood toujours occupĂ© par Linda Keith ?), il loue Ă Fraser pour la durĂ©e du tournage, mais dit dans Life que finalement il nâavait pas dĂ©mĂ©nagĂ©, il a donc louĂ© lâappart avec le propriĂ©taire. Câest Ă Mount Street, câest lâĂ©tĂ© et survient un orage violent. Rafales de vent parmi les gens qui sâenfuient, le ciel est noir. Richards est derriĂšre la fenĂȘtre, et une fois de plus lui viendra la phrase noyau (penser, on lâa dĂ©couvert aussi dans Life, que toute sa vie il a tenu un journal) : Threatening my very life today. Alors les accords viennent, la majeur, si majeur, et puis do diĂšse mineur â aberrant. Youâve just to recognize the set ups when you hear them. A lot of them, like this one, are accidents. Une des plus belles et immenses chansons des Rolling Stones, Gimme Shelter, sera aussi nĂ©e de la frustration du parking, et de la tambouille Cammell pour Performance, oĂč se casse dĂ©finitivement le binĂŽme articulaire du groupe.
Un épisode de la vie des Rolling Stones par François Bon.
ROLLINGSTONIA: ROLLING STONES PARTY PACK
(Source: voir http://rollingstoned.tumblr.com/post/29297997704/fbon et François Bon)