you know what fuck this, fuck you *2000s romcoms your doomed age gap yaoi*

seen from Malaysia
seen from Russia

seen from Malaysia
seen from China

seen from Malaysia

seen from Malaysia
seen from United States

seen from Malaysia
seen from China
seen from United States

seen from United States

seen from Malaysia

seen from United States

seen from United Kingdom
seen from China

seen from Philippines

seen from United States
seen from China
seen from Singapore
seen from Malaysia
you know what fuck this, fuck you *2000s romcoms your doomed age gap yaoi*

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Le journal est une forme d’écriture désœuvrée. On n’y cherche pas la représentation. C’est la vie même qui s’y déverse. Encore plus que dans les lettres, parce que les lettres qu’on écrit peuvent subir l’influence de leurs destinataires. Le journal a une pureté qui procède de son impureté. Il n’y a pas de sujet noble ni dérisoire dans un journal intime, n’importe quoi peut être livré aux pages du cahier. Il le faut. Tenir une main courante prend du temps mais cela permet aussi d’en conserver l’esprit ; l’esprit du temps. C’est important de déposer les réflexions et les faits, parce que sinon tout s’évapore. Il ne reste rien d’il y a trois jours. Si j’écris chaque jour ce que j’ai vu, en regardant simplement autour de moi, en saisissant ce qui se passe, c’est parce que je sais que tout s’évapore. Si j’écris ce qui se passe en moi quand je regarde une image fixe, un tableau, un film, c’est parce que je sais que mes impressions vont se désintégrer. Mon esprit est plein de déchets. Ce sont les résidus de pensées nées dans la solitude ou dans une conversation. Un peu comme dans notre galaxie où gravitent des millions de déchets. Dans l’infiniment grand, cela représente un problème de sécurité. Tandis qu’à mon échelle, c’est bénin. Inoffensif, mon journal est dur, pourtant. Dur et pas beau. Mais nous n’avons pas à nous demander si c’est laid ou si c’est beau, à vrai dire. Le sentiment d’avoir créé quelque chose qui a de la vie est supérieur à ces deux notions de laid et de beau. Pour moi, c’est le seul critère en matière d’art. Et ce qui a de la vie ne cherche pas à devenir une œuvre d’art, cela advient. Ou pas. Gaëlle Obiégly, Sans valeur, Bayard Éditions, 2023
Blanchot, in L'entretien à venir (non publié).
December 16, 2019
I was preparing the drawing for January 2019. It was coming up pretty soon.
16 Décembre 2019
Je préparais les dessins pour le mois de janvier 2019. Le premier approchait à grand pas.

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Rencontrer son éditeur
“ Ça commence un jour de neige, rue de Fleurus à Paris, le 9 janvier 1979. J’ai écrit un roman, c’est le premier, je ne sais pas que c’est le premier, je ne sais pas si j’en écrirai d’autres. Tout ce que je sais, c’est que j’en ai écrit un et que si je pouvais trouver un éditeur, ce serait bien. Si cet éditeur pouvait être Jérôme Lindon, ce serait bien sûr encore mieux mais ne rêvons pas. Maison trop sérieuse, trop austère et rigoureuse, essence de la vertu littéraire, trop bien pour moi, même pas la peine d’essayer. J’envoie donc mon manuscrit par la poste à quelques éditeurs qui, tous, le refusent. Mais je continue, j’insiste et, au point où j’en suis, détenteur d’une collection presque exhaustive de lettres de refus, je me suis risqué la veille à déposer un exemplaire de mon manuscrit au secrétariat des Éditions de Minuit, rue Bernard-Palissy, sans la moindre illusion, juste pour compléter ma collection. Et comme je suis sans illusions, je continue d’inonder d’exemplaires les quelques éditeurs, de moins en moins nombreux, à qui je n’ai pas encore soumis la chose.
Un jour de neige, donc, en milieu d’après-midi. Je viens de déposer un nouvel exemplaire – j’en ai fait photocopier une vingtaine, ça m’a coûté pas mal d’argent, il faut dire que je suis fauché à cette époque – au siège d’une maison d’édition plus ou moins disparue à ce jour, et dont le principal intérêt consiste à résider, rue de Fleurus, dans une maison qu’a occupée Gertrude Stein. J’en sors, je longe la rue de Fleurus vers le jardin du Luxembourg et je vois arriver Madeleine qui me dit que Jérôme Lindon a téléphoné à la maison en fin de matinée, que mon manuscrit paraît l’intéresser, qu’il souhaite que je l’appelle dès que possible. Il est quatre heures de l’après-midi. ”
Jean Échenoz, Jérôme Lindon, Paris, Les Éditions de Minuit, 2013, premières pages.
woke up bricked up and helsper divorce au pilled
blessed day