A se sentir si seule quand il Ă©tait lĂ , il a finalement fait son entrĂ©e dans les limbes rĂ©volues du passĂ©. Maintenant, je respire, Ă pleins poumons, comme jamais je nâavais respirĂ© avant. Et toi qui ne lis jamais, jâaimerais lĂącher la prise qui me tient encore Ă toi. Toi, qui me rappelles Ă son cĆur meurtri, toi qui nâĂ©coute que toi, et qui nâentend pas ni ne voit, ce que je fais et ferais pour toi. Mon autre, ma semblable moitiĂ©, tu me rappelles Ă ce que jâĂ©tais avant de me sortir de lâabĂźme dans laquelle jâĂ©tais tombĂ©e. Ma douce et tendre, pour qui jâarracherai le monde Ă la face des gens. BlessĂ©e par ton amour aveuglĂ©, tu me refuses jusquâau droit dâaffirmer que je suis heureuse. Tu me dis que je ne vais pas bien, mais que je ne le sais pas. Tu me refuses la vie que tu exĂšcres. A sâabĂźmer pour les Ăąmes en peine, il arrive souvent quâon se sente seule mĂȘme dans la compagnie des gens. Tu aspires ma joie, et pourtant si je pouvais te lâoffrir, je le ferais. Prend ma plaie, respire par elle.