Dimanche 6 février :
Lever à 5h15 pour prendre le petit déjeuner avec Margot et Barthélemy. On a droit à un grand verre de bissap, une banane, du café de Fogo et du pain maison fait par José.
Barthélemy me donne son bissap et je le mets dans mon camelbag avec de l'eau minérale. C'est le cousin de José qui sera notre guide, celui qui conduisait sur la fin du trajet hier.
On part vers 6h à la frontale sous les étoiles, Venus et Mars qui côtoient le sommet du volcan. Au début c'est progressif puis ça devient un peu plus raide lorsque on bifurque vers la face nord du volcan.
On peut déjà sentir le dioxyde de soufre. La montée se fait par une saignée rocheuse avec quelques portions dans de la pouzzolane. La température est fraîche car nous évoluons toujours dans l'ombre. Ça grimpe sévère.
On fait à notre rythme, passant devant trois slovènes hyper équipés. Notre guide n'est pas très loquace et monte mains dans les poches et en communication avec sa femme à travers un kit mains libres.
On arrive en haut des plus de 1000m de dénivelé en 2h30 de marche, les premiers du jour à atteindre le sommet du Pico de Fogo. Un hollandais et son guide nous suivent de peu, ils sont montés en 1h45.
On reste là haut plus d'une demi-heure, faisant un petit goûter réparateur, au soleil enfin, avec derrière nous le cratère, ses fumerolles sulfureuses et ses couleurs dorées de soufre.
On repart en montant un peu plus haut près du pic, environ 2830m, et on longe le cratère contre la falaise. Notre guide nous montre quelques bouches d'air chaud et humide dans le début de la descente.
Les 300 premiers mètres de dénivelé ont lieu dans des rochers et de la pouzzolane puis in arrive à la partie "fun" de cette randonnée, la descente en courant dans les scories sur 600m de dénivelé.
Personnellement je ménage mon genou et descends en marchant / glissant, je suis faisant des pauses de temps à autres. Je rejoins les acolytes au niveau du petit Pico, celui duquel la dernière éruption de fin 2014 a démarré.
Lui aussi est couvert de soufre et est encore chaud. Comme la lave de la caldeira qui n'a elle même pas fini de refroidir depuis 7 ans.
On retrouve le couple de français d'Arcachon qui nous explique qu'ils repartent ce soir. Ils nous proposent de prendre nos bagages pour qu'on puisse faire la randonnée jusqu'à Mosteiros demain.
On arrive vers 13h chez notre hôte. Il arrive peu de temps après avec sa compagne française, Carole, et son fils Adam qui arrivent de France où ils vivent à Reims.
On grignote un repas improvisé avec nos victuailles, on fait une petite sieste, et on prépare nos sacs pour les amener vers 16h Eliane et on Alain à la Casa Marisa.
Ils nous payent une bière et on discute un bon moment le temps que Toc leur taxi arrive et prenne nos bagages.
En rentrant on passe dans le village et on achète un fromage frais de chèvre pour l'apéro. On retrouve Carole, Adam et José et on mange tous ensemble le délicieux dîner que José a préparé.
Ce soir le poisson est pané et frit et les légumes toujours aussi bons. On partage une bouteille de Cha rouge, le vin produit dans la caldeira, très gouleyant malgré ses 14 degrés.
On est crevés du coup ce soir pas d'étoiles. On se couche tôt vers 21h30.







