La DĂ©couverte de Lâaveugle French Translation of âBlind Manâs Bluffâ by Sophia Whittemore
illustration / John Raymund Koh
Anna a appris quelque chose ce samedi.
Elle a appris que tu nâavait pas besoin des yeux pour voir les morts.
Elle Ă©tait assise lĂ sur un tabouret en bois, buvant une petite verre de champagne en plastique. Le boisson Ă©tait bon en quelques aspects, mais aussi mauvais dans les autres. Un samedi froid, tous les liqueurs Ă©tait bons, comme la chaleur et le respect toutes les choses quâAnna souhaitait elle en avait de plus, maintenant que son coeur Ă©tait douloureux. Pourtant, le champagne bon-marchĂ© nâĂ©tait pas Ă sa place dans ce pub, câĂ©tait trop moderne. Il Ă©tait tout simplement pas assez rustique. Mais ce nâĂ©tait pas comme si Anna pouvait voir si elle correspondait avec le dĂ©cor ou pas de toute façon. Elle ne pouvait pas voir quoi que ce soit, sauf quelque ombres et, bien sĂ»r, les visages des morts. Â
Elle avait une main posĂ©e sur les flancs de son fidĂšle labrador noir, son chien-guide trĂšs affectueux, pas beaucoup plus vieux quâun chiot. Le labrador Ă©tait un bon compagnon, fidĂšle et fort. La loyautĂ© et la force Ă©taient les choses dont Anna en avait besoin dans sa vie Ă ce moment, surtout maintenant que son mari de dix-huit ans venait de la quitter.
Elle nâavait jamais vu son visage, parce que les visages des vivant lui Ă©tait invisible, comme les visages des morts Ă©taient invisible Ă dâautres personnes, mais, elle pouvait souvenir dâautres choses. Elle pouvait se : lâodeur de son cologne quand il sâenfoncait dans les oreillers Ă cĂŽte dâelle sur le lit. Elle pouvait se rappelait les lunettes quâil enlevait de la racine de son nez et dĂ©posait Ă cĂŽte dâelle chaque nuit. Ses amis lui comparaient Ă Adonis. Il Ă©tait parfait. Anna ne savait pas si elle Ă©tait parfaite aussi. Elle Ă©tait pas sĂ»r si ses amis disaient la veritĂ© quand ils lâappelaient belle. Et Anna, incapable de voir, decida quâils Ă©taient tous des menteurs. Mais pourtant, malgrĂ© lâaveuglement et la confusion, Anna avait mariĂ© lâhomme parfait.
Il Ă©tait parfait sauf quâil lâavait quittĂ©.
MĂȘme aprĂšs dix-huit ans, elle avait du lui rappeler la nouveautĂ© quâelle ne pouvait pas voir. Son narcissisme lâavait tirĂ© vers elle, vers quelquâun qui ne pouvait pas glorifier dans son beautĂ© classique. En dâautres mots, il adorait dâĂȘtre adorer. Et Anna, parce quâelle Ă©tait incapable de voir sa beautĂ©, lui donnait lâimpression que câetait un jeu. Il a du la convaincre quâelle lâaimait Ă cause de quelque chose dâautre. Elle a du lâaimer pour les ombres de son visage, la fille aveugle creant des visions de dieux et dâhĂ©ros chaque fois quâelle se passait les doigts sur sa mĂąchoire ciselĂ©e et ses bras musclĂ©s. Elle pouvait se rappeler la premiĂšre fois quâil lâavait demandĂ© comment elle voyait:
<<Anna, quand tu me regards, quâest ce que tu vois?>>
-<<Je nâai pas besoin de te regarder pour savoir que tu est beau.>>
Mais Adonis, mĂȘme sâil se croyait ĂȘtre un dieu, ne pouvait pas comprendre le talent dâAnna pour voir les morts. Il sâĂ©tait silencieux quand Anna lui avait dit quâelle pouvait voir les morts. Il Ă©tait silencieux quand elle lâavait embrassĂ©. Elle pouvait le sentir en train de la juger, croyant quâelle Ă©tait folle. Elle pouvait sentir pour la premiĂšre fois dans dix-huit ans quâil sâĂ©loignait de son baiser. Il la jugait aussi sĂ©vĂšrement que sâil Ă©tait un vrais dieu grec, Adonis manifeste, et elle une mortelle modeste. Ses larges Ă©paules se tendirent et ses lĂšvres, normalement douces, Ă©taient immobiles. Tout Ă coup, son aveuglement nâĂ©tait plus la nouveautĂ© comme avant. Tout Ă coup, câĂ©tait Anna la folle, pas lui, pas Narcissus, parce quâil ne pouvait jamais faire de fautes. Il lâavait quittĂ© pour une femme qui pouvait le voir pour qui il Ă©tait vraiment.  Il l'avait quittĂ© pour quelquâun qui laissait les morts tranquilles dans leurs tombes.
Elle chuchotĂąt Ă son chien, le campagne tiĂšde coulant dans sa gorge comme le sang, Â
<< Je suis aveugle, aveugle et folle. >>
Sur ses doigts pĂąle, elle sentait la chaleur du souffle de son chien-guide. Anna revint Ă boire du champagne, ses yeux bleus et gelĂ©s incapable de voir lâorage de neige passant dehors.
Elle dit, en tapant les flancs de son chien, grognant Ă quelque chose hors de la fenĂȘtre. Anna tournait son cou paresseusement pour voir Ă quoi il grognait . Quand Anna voyait un visage apparaĂźtre de la brune, elle sentait un peu jaloux. Le fantĂŽme, au moins, pouvait la voir. Anna pouvait seulement voir que le fantĂŽme Ă©tait un ombre bleu brillent, comme une flamme, une flamme effrayante et froide que seulement elle pouvait la sentir. Mais Anna, mĂȘme sâelle Ă©tait aveugle, pouvait la voir. La majoritĂ© de gens autour dâelle ne voyaient que dâun espace vide.
Oui, en quelque aspects, Anna avait la chance.
Anna regardait le fantÎme en baßllant dans sa écharpe en laine chaude.  Elle le chuchotait:
Le visage du fantÎme vacillait devant Anna, sa flamme bleue brillante faisait des étincelles contre les ombres du monde normale.
<< Vous avez besoin dâaide, madame?>>, dit le barman.
Anna discernait selon les formes dâombres quâil Ă©tait un homme rond en train de la regarder sincĂšrement. Anna pouvait sentir son visage curieux juste quelque centimĂštres de son propre visage. Â
<<Non. Lassiez le champagne. >>, Anna répondait silencieusement. Ses deuxiÚme paire des yeux étaient fixé sur la flamme bleue pùle qui faisait des étincelles devant elle.
<<Bon. Dâaccord, madame. Ăa va.>>, Le barman rĂ©pondait.
Il haussait ses Ă©paules et la donnait un autre bouteille de champagne et un seau Ă glace. Anna asseyait sur le tabouret en bois rustique, un feu chaud derriĂšre son dos et une fenĂȘtre froide devant elle. Son pauvre chien gĂ©missait et ses poils sur le long de son Ă©pine dorsale hĂ©rissait. Anna le tairait pour un autre fois et regardait le fantĂŽme bleu et dit:
<<Bonjourrr, petit fantĂŽme>>
La flamme hochait la tĂȘte. Anna pouvait entendre un voix dâune femme qui dĂ©rivait de l'obscuritĂ©. Le voix Ă©tait perçant et pas sĂ»r.
<< Vous pouvez mâentendre?>>, elle demandait.
Elle approchait un peu plus prĂšs dâAnna.
<<Vous pouvez me voir?>>, elle demandait encore.
Anna rigolait à ça. Elle ne pouvait pas retenir son rire.
<< Je peux voir plus que les autres. Et mes oreilles sont, vraiment, mieux que ma vue.>>, Elle répondait.
<< Est-ce que vous pouvait lui dire quelque chose pour moi? >> LâĂąme Ă©tait surexcitĂ© et elle parlait de plus en plus vite quâAnna ne pouvait plus la comprendre:
<<Est-ce que vous pouvez dire Ă lui que je lâaime? Est-ce que vous pouvez lui dire que tu me manques? Est-ce que vous pouvez lui dire que je suis parfaitement dâaccord dâĂȘtre mort et il peut-? >>
Anna se levait sa main et lâĂąme devenait plus faible dans sa vue, déçu.
<<Ah, lentement. Dâabord dites-moi Ă qui vous voulez parler. >>
LâĂąme arrĂȘtait, vacillant et pas sĂ»r. Anna croisait ses bras et attendait.
<<Le barman..je veux que vous dites Ă le barman que...que Gina lâaimera pour toujours. Est-ce que vous pouvez faire ça? >>, elle rĂ©pondait. Â
Anna rĂ©flĂ©chissait. LâĂąme avait plus de chance quâelle. Pourquoi devrait-elle aider les morts? Les morts ne lâaidaient pas. Mais, les morts ne pouvaient pas faire plus du mal que les vivants. Les morts, pourtant, avait besoin dâelle. CâĂ©tait quâAnna. Anna ne pouvaient pas ĂȘtre jeter pour quelquâun qui pouvait voir parce quâils Ă©taient aveuglĂ© Ă les cris de morts.
LâĂąme vacillait pour un autre fois.
Le chien se mettait sa tĂȘte sous ses pattes et donnait un hurlement deçu.
<< Suis vraiment désolé, madame >>
Le barman s'affairait vers elle, un chiffon frĂŽlant les mains dâAnna ou lâhomme avait nettoyĂ© en hĂąte ses ongles avec son tablier.
<< Mais est-ce que vous pouvez taire le chien? Les autres cilents sont un peu fĂącher. >>, disait le barman. Â Â
Anna sâest levĂ©e et, avec aucun bruit, poussĂ© le tabouret Ă son coin. Elle fait basculĂ© la verre et a bu tout le champagne dans une gorgĂ©e. AprĂšs des tĂątonnements avec son portefeuille, elle a laissĂ© un gros billet sur la table, beaucoup plus quâelle devait payer pour le liqueur bon marchĂ©. Mais le barman Ă©tait trop choquĂ© pour se ficher. Â
Il a regardĂ© la fenĂȘtre, incrĂ©dule, et a trouvĂ© un petit coeur qui Ă©tait gravĂ© sur la verre. Il lit <<Gina tâaime >>. Le barman a chutĂ© le chiffon sur la cheville dâAnna. Et, Ă ce exact moment, Anna ne pouvait pas s'empĂȘcher de sourire.
<< GinaâŠ.>> Le barman a frappĂ© ses doigts sur le verre. << Gina! >>
Thoughts from the translator, Ingrid Liu:
This was the first time Iâve ever took on such as a long story, and it was a difficult, long process. The title would have to be the most difficult part because the alliteration was impossible to do in French. I couldnât think of anything that could have rhymed with the âbluffâ equivalent in French and so the title had to be changed to âa blind manâs discoveryâ. Based off of the passage and the e-mail that the author so kindly explained what her story meant, I felt that the story was also at least partially about Annaâs discovery of the benefits of her power. Anna is taking that chance to use her abilities and finds that itâs not so bad after all. Itâs a bit different from what the original story intended with the bluff, but I thought that this title was the best one, given the limitation of the language. Special thanks to Lily, one of my friends whoâs practically a native French speaker, a lot of the tenses and some phrasing were fixed. Other than the title, the story itself, when it came to wording, was much easier to do. While the grammar was a bit difficult for me, because there were more words, it was easier to bring out what the story truly meant to convey. When compared to a short poem, there was less debate about what words to replace and add. Thank you and I hope you enjoyed reading it!