(source : @cheminer-poesie-cressant)
touffes basses buissonnantes qui font respirer le silence, lichens secrets du dos cachĂ© des arbres, aubĂ©pines, Ă©glantiers, ça et lĂ repiquĂ©s par des brises anciennes pour faire repartir le regard, armoise champĂŞtre qui rĂ©vèle lĂ le caillou rond de terre, panicauts et autres chardons pour dĂ©soler davantage encore le chemin, l’ouvrir Ă la lumière brĂ»lante, dresser une figure de l’inculte, bouillons blancs fleuris, herbes Ă l’esquinancie, silènes Ă oreillettes, rupture passagère qui ferait croire un instant Ă la main rĂ©gulière du jardinier, euphorbes petit-cyprès qui dĂ©frichent Ă grands pas jusqu’à l’impression du sauvage, vulpies queue d'Ă©cureuil qui agitent au loin leurs chaleurs suffocantes, terre de lande et d’herbage foisonnante et illimitĂ©e pour finir sa route vers l’autre rive de l’aride ; redĂ©finir la nature, redĂ©couvrir ses formes oubliĂ©es, relire ses paysages, reprendre le chemin de la rivière, reconnaĂ®tre l’inconnu, l’ignorĂ© ouvert, l’ombre d’une forĂŞt de lumière Â
© Pierre Cressant
(vendredi 17 août 2012)










