đł "Le parc de la paix intĂ©rieure"
Ce matin, jâai enfilĂ© un short, des baskets, un t-shirt lĂ©ger⊠et une Tena Pants.
Pas pour "au cas oĂč".
Juste pour au cas tout.
Parce que ce nâĂ©tait pas une journĂ©e oĂč je voulais jouer Ă "Tiens, si je testais mes limites vĂ©sicales en public".
Direction le parc.
Pas trĂšs loin, pas trĂšs long, mais câĂ©tait mon test Ă moi.
Marcher. Respirer. Observer.
Et surtout⊠ne pas penser.
Et tu sais quoi ?
Jâai rĂ©ussi.
Jâai vu un gamin essayer de sauter un banc (Ă©chec total), un vieux monsieur discuter tout seul avec un pigeon, et une joggeuse qui transpirait comme si elle venait de fuir lâenfer.
Et moi ?
Moi jâĂ©tais calme. Stable.
Le genre de calme quâon nâatteint que quand on sait que quoi quâil arrive⊠on ne sera pas pris au dĂ©pourvu.
Parce que jâĂ©tais protĂ©gĂ©.
Et pour une fois, ce nâĂ©tait pas un poids. CâĂ©tait une libertĂ©.
Je nâai pas regardĂ© lâheure.
Je nâai pas calculĂ© mes verres dâeau.
Je nâai pas scannĂ© les alentours pour repĂ©rer les toilettes.
Je me suis juste promené.
Et ça, ça nâa pas de prix.

















