DANS LA JUNGLE, J'AI ENTENDU...
Une nuit, alors que la jungle vaquait à ses occupations. Que les fourmis nettoyaient la vaisselle. Que les crocodiles rangeaient leur berge, que les papillons virevoltaient autour d'un thé. Un malheur s'abattit sur le royaume. Il fut introduit par un énorme nuage noir qui plongea la jungle dans les ténèbres. Une maladie terrible, que nul ne connaissait, s'empara de la population. Les symptômes sont si écoeurant que je n'ose vous en parler.
Il y eu alors, pour réparer le mal, une réunion. Tout le monde fut convier à la place du rocher. Cette place était habituellement occupée par les membres important du conseils. Le Lion était accompagné de ses deux gardes du corps, l’Éléphant et l'Hippopotame. Et c'était sans compter sur son fidèle bras droit le Serpent qui épiait chaque animal de l'immense jungle.
C'était un événement sans précédent, de voir tous les animaux à l'endroit des puissants. Jamais de mes yeux je ne vis telle foule dans les allées de l'édifice.
Soudain, le Lion prit la parole : – Mes chers amis, comme vous l'avez vu, le mal s'abat sur nous.
La foule se mit à chuchoter, à grogner , à aboyer.
- CHUT, dit le Lion. Aujourd'hui nous n'avons plus le temps de nous émouvoir. L'un d'entre nous a commis une faute si grave qu'il a fait venir le mal au Pays.
Et là, se profilait une série de questions. Comment résoudre ce problème ? Qui va nous sauver ? Qui est responsable ?
Sortie alors de l'ombre... une très vieille tortue. C'était la première habitante de la jungle, elle avait tout connu ici et était la plus sage de nous.
– Afin de taire ce mal, nous devons faire... un sacrifice, tout en prononçant ces mots, la tortue se retira de la place.
Les animaux se regardèrent inquiets. Qui allait se lancer ? Qui dévoilerait ses plus sombres secrets ?
Et aussi surprenant que ce soit, le Lion commença: -Hier avant l'arrivée du mal, je me promenais dans les marécages... où j'y mangeai tous les
singes, je ne mourrais pas de faim mais l'envie s'empara de mon corps. Et par gourmandise... je mangeai aussi le babouin.
A peine le Lion termina son histoire que le Serpent s'empressa de dédouaner celui ci. Après de nombreuses flatteries sur la magnifique manière dont le Lion avait, soit disant, fait honneur aux pauvres singes en les dévorant nous passâmes à l'animal suivant. Ainsi toutes les puissances nous firent par de leurs terribles méfaits. La confiance s'installa dans la jungle et les sombres histoires sortirent de leurs tiroirs.
Puis vint le tour de mon père, il prit la parole dans le plus grand des silences. Tous le monde le fixait et s'attendait à une histoire aussi sordide que les précédentes.
Il dit : J'ai souvenance, qu'en un arbre des moines passant, la faim, l'occasion, les feuilles tendres, et je pense, quelque diable aussi me poussant. Je dépluma l'arbre de son feuillage à la largeur de ma langue. Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
Le silence continua durant de longues minutes. Quand soudain le Serpent commença à huer mon père, cette pauvre girafe sincère.
C'est hélas le dernier souvenir que j'ai de mon père.













