Les Corps électriques, de Manuel Blanc
 Il n’est cette fois pas question de couverture attirant l’œil, mais d’histoire (eh oui, c’est bien plus honorable que pour Poreuse, je vous l’accorde).
On m’a présenté ce livre, et ce qui a éveillé ma curiosité c’est la notion de sensualité qui tourne autour du pole dance. Parce que oui, je le dis, un peu de sensualité ne fait pas de mal dans ce monde de brutes !
Je me suis donc immergée dans l’histoire de Virginie, cette jeune parisienne en quête de reconnaissance qui s’adonne au pole dance pour se sentir vivre. La barre de dance lui permet de s’évader, d’affirmer sa féminité en faisant naître du désir et de la fascination auprès des hommes qui la regardent. Car si le pole dance tient une place centrale dans le récit, les hommes en sont la quête. En effet, dans la famille de Virginie, les hommes sont absents ; tous ont fini par partir. Tous ? Ce serait omettre le frère jumeau, foetus in foetu que son corps a absorbé pendant leur gestation, et qui lui rappelle constamment sa présence sous forme de petit kyste dans le dos. La relation qu’elle entretient avec ce frère, aussi réelle qu’imaginaire, est fusionnelle. Dans tous les sens du terme. Elle a beau vouloir susciter l’intérêt des hommes, défendre son corps comme s’abandonner à ceux qui la séduisent ; le vrai homme de sa vie est son frère.
Le masculin est le sens que Virginie donne à sa vie. Il a été trop longtemps absent de sa vie, même la relation avec son petit ami n’a finalement pas abouti, et a achevé de la convaincre de faire du pole dance ; de faire languir les hommes et de se rendre aussi mystérieuse et inaccessible qu’ils ont pu l’être avec elle. La présence irrationnelle de son frère vient la protéger et lui donner l’assurance nécessaire pour sa quête ultime : retrouver son père pour comprendre l’absence originelle de l’homme.
Ce qui m’a beaucoup plu dans ce livre, c’est découvrir un loisir que je ne connais pas -le pole dance-, et voir comment la femme est décrite dans sa sensualité la plus forte. Virginie s’assume totalement, elle dance parce qu’elle aime ça mais n’hésite pas à corriger un homme voulant aller plus loin que la simple observation sans chercher à connaître son consentement. Elle prend soin d’elle, de son corps, recherche l’équilibre sur la barre comme dans la vie. Moi qui pensais que le pole dance était pour les prostituées, il s’avère tout compte fait que les danseuses sont extrêmement protégées et complètement libre dans leurs relations et leur sexualité.
Je recommande cette lecture qui s’adresse à tout un chacun ; la protagoniste a beau être une femme, il n’en reste pas moins que son histoire a été écrite par un homme, Manuel Blanc… Donc pas d’excuses, soyez curieux !
Voici le lien vers la présentation du livre par l’éditeur > http://editions-observatoire.com/shop/corps-electriques-manuel-blanc/
Le lien vers la présentation de la maison d’édition > http://editions-observatoire.com/la-maison/
Un dernier lien vers le site de l’auteur > http://manuelblanc.fr/













