Chevreuil du visiteur du futur đŠđȘ¶
( trop content dâavoir ces dessins ils sont trop beaux )
đš teensytinytim et anninimeart

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Reposted from @engine_11 @okami.riding ă»ă»ă» De jolis bĂ©bĂ©s Ă Bordeaux. . . . . đž : @fxd.kobee . . . . #Okamiriding #fixiebordeaux #LAMEUTE #OkamiParis #fixie #fixedgear #trackbike #fixieporn #cycling #fixiebike #bike #fixed #bikelife #fixedgearbike #fixieindonesia #fixedlife #fixies #fixedbike #fixiegoon #fixiefamous #savethetrackbike #cyclist #fixiegirls #wheeltalk #Hizokucycles Hizokucycles.com https://www.instagram.com/p/CPiryLqnXQo/?utm_medium=tumblr
Ohmagad le carpaccio de Holstein mùturée à @_la.meute_ ! En terrasse, petite salade bien fraßche et grenailles rÎties... du bonheur :-) #restaurant #meat #carpacio #maturation #holstein #tropbon #carnacier #yummy #lameute #gastronomie #flagey #bruxellesmabelle #mybrussels #belgianblogger (à La Meute)
Photo : LaMeute
[ILLUSTRATION PARTIE 1] LâOurs pleurant sur sa tombe

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Chapitre 1 - Le vautour qui rencontra un ours pleurant dans son coin
Jane observait la tombe sans rĂ©ellement la regarder. Elle Ă©tait si ancienne que les Ă©critures, tout comme le souvenir de son existence, avaient Ă©tĂ© effacĂ©es. Les terriens refusaient lâimmortalitĂ©, et mouraient jeunes.
 En 3112, elle nâavait que dix-sept ans. Jolie demoiselle, avec de longs cheveux blonds, des lĂšvres pulpeuses, des yeux bleus en amandes et un visage en cĆur. N'Ă©tant pas parfaite, elle aurait dĂ» ĂȘtre une modifiĂ©e. Mais elle en attirait dĂ©jĂ plus dâun sans mĂȘme faire attention.
Grande, elle se tenait pourtant étrangement trop droite, comme si elle apprenait à marcher avec un balai dans le cul. Ce qui dans un sens, était un peu le cas. Stupide exosquelette médical.
       Jake, au dĂ©part, nâavait pas fait gaffe Ă la jeune femme. Enfin, si on pouvait ignorer une femme plus haute que lui qui se tenait Ă©videmment en plein milieu de son unique angle de vision, lâempĂȘchant de tirer si ses⊠ennemis venaient lâimportuner. Ce qui serait le cas dans quelques minutes. En plus, il nâaimait pas particuliĂšrement tuer des innocents.
Bon, en vĂ©ritĂ©, il sâen fichait, souvent. Mais les terriens Ă©taient agaçants avec les meurtres. LĂ oĂč pour le reste de lâhumanitĂ©, la mort nâĂ©tait quâun temps de chargement, ils persistaient Ă la refuser et Ă sâentretuer comme des animaux.
Oui bon, les chasseurs de primes, les pirates, les mafieux (comme lui) existaient toujours. Mais tuer quelquâun lâempĂȘchait de nuire non ? Non.
 Bref.
Elle lâempĂȘchait surtout de tirer.
 Soupirant, le borgne (car Jake Ă©tait borgne) se leva, quittant sa position de tir quasi parfaite (pour un borgne), rangea son arme (il nâallait pas la laisser lĂ quand mĂȘme !). Il se dirigea donc vers elle, aussi calmement que possible.
Du coup, Jane se tourna vers lui. Elle avait pleurĂ©, car ses yeux Ă©taient rougis par les larmes. Contrairement Ă Jake dont l'un des deux avait Ă©tĂ© crevĂ© par son pĂšre, ne se lamentait plus. Ou plutĂŽt parce quâil ne pouvait plus, en fait. Elle haussa un sourcil en voyant son cache-Ćil, et aussi du fait que le garçon, quand mĂȘme, ressemblait vachement Ă un pirate de film.
 Le jeune homme comprit trĂšs vite (en quelque microseconde) le problĂšme de la demoiselle, et soupira. Il sentait le danger Ă plein nez et il savait que les heures qui allaient suivre allaient ĂȘtre â au choix â chiantes, compliquĂ©es ou encore douloureuses.
Mauvais pressentiment.
Comme sâil nâavait pas assez de soucis, comme, genre, rester en vie.
       Jane, paraplĂ©gique, portait des implants bionotropiques mĂ©dicaux, les seuls faussement acceptĂ©s sur terre. Ils auraient dĂ» ĂȘtre interdit et mĂȘme leur crĂ©atrice dĂ©conseillait leur utilisation. En effet, contrairement aux types militaires, ils ne dĂ©livraient pas les neurotransmetteurs et drogues nĂ©cessaires au cerveau pour maintenir une santĂ© mentale normale. Du coup, ils dĂ©clenchaient ce quâon nommait « la dĂ©pression post-bionotropique » et beaucoup de gens finissaient par se suicider trois ans aprĂšs la pose.
Stupide idée.
 DĂ©jĂ seule, car ses parents savaient quâelle allait naĂźtre paraplĂ©gique, mais avaient refusĂ© des modifications gĂ©nĂ©tiques ou un avortement, si bien quâelle avait Ă©tĂ© littĂ©ralement cachĂ©e Ă la sociĂ©tĂ©, Ă©tant donnĂ© que non valide. Son Ă©tat sâĂ©tait empirĂ© et actuellement, elle se fichait complĂštement de vivre.
       Elle observait donc Jake, bien plus petit quâelle, aux longs cheveux noirs attachĂ©s en une queue de cheval, un cache-Ćil sur lâĆil droit. Il aurait Ă©tĂ© beau sâil nâavait pas lâair agacĂ©. Son visage Ă©tait dur, plutĂŽt carrĂ©, mais encore immature. Son nez avait Ă©tĂ© grec, mais multiplement cassĂ©. MalgrĂ© tout, il Ă©tait assez mince, mais aussi musclĂ©. A priori. Tout de noir vĂȘtu, il semblait rĂ©ellement sortir dâun film. Elle reconnut un sac Ă fusil, et un holster dâarmes de poing. Comment un borgne arrivait Ă tirer ?
 Il ouvrit la bouche â ma foi aux lĂšvres fines â pour lui dire :
 -       Tu sais, tu devrais â
 Mais il ne put jamais finir sa phrase, car une voiture dĂ©boula et commença Ă canarder les deux jeunes. Il jura, la poussa contre la tombe (heureusement, elle ne fut pas brisĂ©e), prit une balle dans lâĂ©paule, cria, et se plaqua en sortant ses armes.
Il sâattendait Ă ce quâelle hurle, mais ce ne fut pas le cas. Elle vint simplement se mettre Ă cĂŽtĂ© de lui et lui dit avec candeur :
 -       Comment tu arrives Ă tirer avec un seul Ćil ?
 Il lui jeta un regard terriblement agacĂ© pendant quâil mitraillait les mafieux (car câĂ©tait bien des mafieux). Mais certains sâenfuirent, et cela lâĂ©nerva. Ils allaient ĂȘtre une belle cible, le genre qui nâavait que trĂšs peu pas de durĂ©e de vie.
Câest-Ă -dire quâelle mourrait vite.
 Et il saignait.
 Jane lâobserva sans aucune compassion.
 -       Câest une vilaine blessure.
 Il ferma lâĆil et soupira. TrĂšs fort. Des tas dâinsultes lui venaient quasiment automatiquement Ă lâesprit, mais par sa faute, cette fille nâĂ©tait pas morte, mais allait subir pire. Et il nâavait pas envie dâentrainer des gens dans sa chute.
Enfin, il ne voulait pas mourir surtout.
 -       Oui, merci, jâavais remarquĂ©.
 Il se leva péniblement.
 -       Tu vas oĂč ? Tu es blessĂ©. Tu pourrais venir chez moi.
 Le plus bizarre nâĂ©tait pas quâelle lui propose de venir chez lui (ce qui Ă©tait, sur lâĂ©chelle de la bizarrerie, dĂ©jĂ Ă 90 sur 100), mais quâil nây avait aucune intonation dans sa voix.
 -       Pour que toi, ta famille, ton chien, ton chat et ton oiseau de compagnie deviennent la cible de mafieux assoiffés de sang ? Mais oui, pourquoi pas, aprÚs tout.
-Â Â Â Â Â Â Â En fait, je nâai pas dâanimaux de compagnie.
 Soit elle était conne, soit son cerveau avait été profondément affecté par son implant bionotropique.
 -       Et je me fiche royalement de ma famille qui mâa Ă©levĂ© comme une honte, reprit-elle.
-       Et toi, ça te dĂ©range pas dâĂȘtre une cible ?
 Il observait lâallĂ©e, un peu pressĂ©.
 -       Non.
-Â Â Â Â Â Â Â Oh.
-Â Â Â Â Â Â Â Oui, oh.
 Comment des humains pouvaient accepter dâĂȘtre une cible ? La dĂ©pression le dĂ©passait souvent.
 -       Ou alors, je peux te suivre oĂč que tu ailles.
 Il resta sans voix.
 -       Je te donne pas le choix.
-       Mais pourquoi ? Je suis un tueur, jâai pas besoin quâon me suive Ă la trace. Surtout quand câest quelquâun qui ne sait pas se battre et quiâŠ
 Puis il se rappela quâAndrĂ©a Mistral, lâinventrice des implants et improbablement une amie Ă lui, pouvait lâaider.
 -       Jâai une idĂ©e.
-Â Â Â Â Â Â Â Oh.
 Il ne put sâempĂȘcher de lui envoyer un regard noir avec son unique Ćil.
 -       Donc, on va chez toi, tu vas te débrouiller pour me soigner, et on se casse de cette planÚte.
 Elle haussa les épaules, comme si cela ne la concernait pas.
  -       AĂŻe ! On ne tâa jamais appris la douceur ?
-Â Â Â Â Â Â Â Non.
 Comme toutes les familles bourgeoises terriennes (il nây avait, finalement, que trĂšs peu de pauvres sur Terre et Jake en faisait malheureusement parti), Jane vivait dans une grande maison semblable Ă un manoir, aux abords de la ville, et possĂ©dait une couveuse, un appareil mĂ©dical qui pouvait rĂ©parer jusquâĂ un corps brisĂ© en petit morceau, avec les bons rĂ©glages.
 La jeune femme devait seulement sâoccuper de dĂ©sinfecter, et elle le faisait trĂšs mal.
En fait, Jake se demandait si elle faisait quelque chose bien.
 -       Et comment on va quitter cette planÚte ? S'enquit-elle soudainement, comme si quelque chose avait traversé son esprit embrumé.
-Â Â Â Â Â Â Â Jâai un chasseur, on rejoindra la station lunaire Ă ce moment, pour retrouver une amie.
 La Terre, comme toutes les planĂštes colonisĂ©es, nâavait pas de spatioport sur terre ferme, mais utilisait, soit des satellites, soit des plateformes, afin de sâen servir. Pour les rejoindre, les humains devaient prendre des navettes, les seuls vaisseaux aĂ©rodynamiques capables d'atteindre l'orbite. Les chasseurs Ă©taient employĂ©s par les mercenaires ou les militaires. Ils ne couvraient pas de grande distance dans lâespace, et n'avait d'utilitĂ© que pour le combat dans lâatmosphĂšre ou rejoindre des stations voire se poser.
 -       Une amie ?
-       Oui. AndrĂ©a Mistral. Je lâai dĂ©jĂ contactĂ©, elle va voir ce quâelle peut faire pour toi.
 Au nom dâAndrĂ©a Mistral, Jane haussa un sourcil, mais ne pipa mot.
  Lâinventrice des Implants Ă©tait trĂšs particuliĂšre. DĂ©jĂ , de petite taille, partageant toujours son corps originel (alors que de nombreux immortels adoraient modifier leur corps), elle avait des cheveux noirs coupĂ©s courts â car cela Ă©tait plus pratique en laboratoire et ça ne demandait pas de soin particulier â, ainsi que des yeux gris. Son visage, surprenamment harmonieux, montrait une volontĂ© de fer, mais aussi une Ă©nergie incontrĂŽlable. De plus, comme chaque immortel, elle ne paraissait quâĂȘtre ĂągĂ©e de vingt-cinq ans, alors quâelle nâavait, en rĂ©alitĂ©, plus de mille ans.
 M I L L E  A N S.
 Jake sâĂ©tait souvent demandĂ© comment on pouvait vivre plus de mille ans sans sâennuyer. Mais finalement, on ne sâennuie pas.
 Andréa croisa les bras. Face à elle se trouvait Jane, de dos, nue, montrant son exosquelette médical.
-       Câest du foutage de gueule ce montage putain ! - Cracha lâinventrice - cela fait plus de cinquante ans que plus personne ne construit de choses aussi stupides, lourdes et dangereuses. On devrait interdire Ă la Terre de faire ce genre d'objets.
 Elle sâĂ©nervait facilement sur les mauvais implants.
 -       On va retirer tout ça. Et on va voir ce que je peux faireâŠ
 Pour connaĂźtre si une personne pouvait porter des implants, et combien, on lui faisait une simple prise de sang. Les implants fonctionnaient sur une compatibilitĂ© gĂ©nĂ©tique. AndrĂ©a sâĂ©tait basĂ©e sur son propre ADN, donc, les plus hauts taux Ă©taient souvent des femmes. Ce qui faisait par ailleurs que de nombreux mercenaires⊠étaient des femmes.
 Mais, en mille ans, lâoutil avait Ă©tĂ© affinĂ©.
        Rare Ă©taient les moments oĂč AndrĂ©a Ă©tait surprise. Mais ce jour-lĂ , oui, elle le fut.
 -       Tu as une compatibilitĂ© de 100 % ! Câest rigoureusement impossible ! Je nâai aucun descendant.
-Â Â Â Â Â Â Â QUOIÂ ? Cria Jake.
-Â Â Â Â Â Â Â Oui, il nây a pas de dynastie Mistral. Faire des gosses, câest pas mon truc. Lâamour non plus, dâailleurs.
-       âŠ. AndrĂ©a.
-       Oui, oui, 100% théorique. Tu as dégotté une ARME humaine.
 Elle sourit et reprit.
 -       Je vais lui mettre mes meilleurs implants. Tu vas voir petite, tu vas devenir absolument géniale.
-Â Â Â Â Â Â Â Ah.
 Andréa se tourna vers Jake.
 -       Est-ce quâelle parle autrement que par onomatopĂ©es ?
-Â Â Â Â Â Â Â Parfois. Mais jâai lâimpression que les drogues de ses implants lui embrouillent le cerveau plus que la normale.
-       Oui. Ils sont anormaux. Je sais que les taux de suicide sont trĂšs Ă©levĂ©s sur Terre, mais la gamine est morte Ă lâintĂ©rieur. Pire, je sais mĂȘme pas si câest une dĂ©pression post-bionotropique, ou si les drogues sont pas en train de lui bouffer le cerveau.
 Un ange passa.
 -       Je te ferais pas payer, comme tâes un ami. Mais tu devras me dire rĂ©guliĂšrement lâĂ©volution des implants. Je mâoccuperais de la maintenance et tout.
 Cela faisait quasiment sept ans Jake avait rencontrĂ© AndrĂ©a. Juste aprĂšs que son pĂšre lui ai crevĂ© lâĆil. Il Ă©tait au bord de la mort, lorsquâelle Ă©tait tombĂ©e sur lui (dans une poubelle) en traĂźnant sur Terre aprĂšs un congrĂšs. AprĂšs lui avoir sauvĂ© la vie, elle lâavait un peu recueilli et le surveillait beaucoup. Elle apprĂ©ciait le petit terrien. Cependant, elle ne lâavait pas empĂȘchĂ© de se retrouver dans la Mafia.
 -       Tu vas lui mettre quoi ?
-       Un exosquelette, évidemment, mais aussi quatre de force et autant de vitesse.
-Â Â Â Â Â Â Â Mais câest ĂNORME.
-       Elle survivra. Jâai vraiment besoin de ses donnĂ©es.
-Â Â Â Â Â Â Â Vous savez, je suis lĂ , hein.
 La grande fille avait croisé les bras.
 -       Quoi, tu en veux plus ?
-       Je ne suis pas une militaire. Je ne vois pas lâintĂ©rĂȘt dâen avoir autant.
-       Jake est un mafieux, un mercenaire, et un tueur. Il a besoin dâune garde du corps, et tu as dit que tu allais le suivre ? Bienvenue dans lâillĂ©galitĂ©, petite. De plus, tu as besoin de compensateur pour porter ton exo sans crouler sous son poids.
 En vĂ©ritĂ©, la perspective de la vie illĂ©gale ne la dĂ©rangeait pas. Pire, elle lâintĂ©ressait et lâamusait.
 Ăvidemment, Ă ce moment, elle ne savait pas dans quoi elle plongeait, et si elle lâavait su, elle nâaurait mĂȘme pas protestĂ©.
Les Vulves Assassines
GiedRĂ©
La Meute
21/06/2026
Les Invites de Villeurbanne 2026
Parc des Droits de l'Homme